1 mois sans alcool!??

plus d’alcool? t’es sérieuse???

Le cornas bien charpenté, la mousse bien douce, le p’tit blanc sec, tout ça, j’ai arrêté. Comme ça, paf, d’un coup, sans prévenir. Je sais pas ce qui m’a pris.

J’avais rien prémédité. Ça m’est tombé dessus comme ça, sans que je m’y attende, lors d’un apéro entre amis. “Un Perrier tranche, sans glaçon, s’il vous plaît” sont les mots qui sont sortis de ma bouche à 19h46 précisément, un samedi soir. Mes potes et moi, on s’est regardé, on a d’abord cru à une blague, mais non, elle était hyper sérieuse, ma bouche. Je n’avais pas envie d’alcool. Les meilleures décisions arrivent quand tu n’y réfléchis pas. Ça s’appelle l’inattendu, et ça t’apprend plein de choses. Sur toi, évidemment. Mais sur les gens, surtout.

FAUT-IL UNE RAISON ?

Je n’ai pas décidé d’arrêter l’alcool pour perdre du poids (quoiqu’un ou deux bourrelets en moins auraient bien arrangé mon bikini, mais non, je n’ai absolument pas perdu un gramme), avoir un plus joli teint ou une autre conséquence (et jamais véritablement prouvée d’ailleurs) mise en avant par de (trop) nombreux magazines. Non. J’ai eu un trop plein. Mon corps a dit stop. Cette décision a eu bien évidemment quelques effets positifs en un mois (un sommeil plus réparateur, une peau plus apaisée, la preuve que la fête peut être plus folle sans alcool) mais a surtout suscité beaucoup de jugements.

EFFETS SECONDAIRES, VOIRE PRIMAIRES ?

Parce que beaucoup (trop) de gens ont un avis sur tout et surtout sur ce (et celles et ceux) qu’ils ne connaissent pas. En particulier sur cette décision apparemment anodine qui n’appartient qu’à moi et qui ne les concerne en rien donc. Alors oui, j’aurais aussi pu décider d’arrêter les gens, mais c’était bien trop compliqué à mettre en place à ce moment-là.

Bref. Pendant tout ce mois, j’ai appris des tas de choses improbables. Qu’une femme qui arrête l’alcool le décide soit parce qu’elle est enceinte – “en même temps, à 35 ans, il faudrait qu’elle y songe, tu crois que ses ovocytes sont encore opérationnels?” – oui, merci, ils se portent bien, soit parce qu’elle ne veut pas grossir (au secours), soit parce qu’elle est alcoolique (ah). Qu’il est triste de ne pas trinquer avec un verre de Chignin ou de Chouffe “parce que l’eau, sérieux, ça fait pas rêver” – Je te rassure mec, toi non plus, tu fais pas rêver…. Que je dois être dépressive “ou un truc du genre”. Que je suis malade, “un truc grave en tout cas, c’est obligé, je vois que ça”. Parce qu’il faut ABSOLUMENT une raison.

LES CON’SÉQUENCES…

Bref. Ça a été l’un des mois les plus surréalistes de ma vie. Instructif, mais surréaliste. Faire face aux jugements, aux propos hyper con(descendant)s de ces gens hyper con(descendant)s. J’aurais pu leur expliquer que le(ur)s mots ont un sens bordel, mais je me suis dit que je leur enverrai cette chronique, à la place. Quand ils la recevront, je ne serai plus joignable.

Parce que finalement, j’ai décidé de les arrêter, les gens. Je pars faire une retraite silencieuse (et sans alcool). J’ai rien prémédité, ça m’est tombé dessus comme ça, sans que je m’y attende. Les meilleures décisions arrivent quand tu n’y réfléchis pas. Ça s’appelle l’inattendu, et ça va m’apprendre plein de choses, encore…

 

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la rédaction

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