en visite à lyon, la presqu’ile

17 Fév 2022

L’APPARTEMENT DU TÉLÉPHONE LYONNAIS

Il existe des chemins plus courts pour devenir propriétaires d’un appart en Presqu’île lyonnaise. Mais à l’arrivée, le jeu en valait la chandelle. Vous allez vite comprendre pourquoi se montrer patient et persévérant n’est pas sans vertu.

Une boulangerie de la Presqu’île. Un numéro de téléphone au terme de la petite annonce immobilière d’un particulier. Huit chiffres et une discussion cordiale plus tard, le verdict tombe : trop petit. Le bien est déjà juste pour la famille de trois personnes qui l’habitent, alors pour une smala composée de 6 personnes… Même en empilant les lits superposés, inutile d’y songer. La chose aurait pu en rester là. « Attendez, j’ai peut-être quelque chose d’autre pour vous », souffle la voix à l’autre bout de l’appareil. Des voisins, potentiellement intéressés à vendre leur grand logis. Quatre enfants eux aussi, dont trois ont déjà pris le large. Oui ! Dans le même immeuble. Il faut dire qu’à cette adresse, tout le monde se connaît. L’immeuble entier appartient à une seule et unique famille. Oui ! Ça existe encore.

PASSE TON BAC D’ABORD

Une excellente nouvelle pour les aspirants à l’achat qui habitent le quartier et souhaitent y rester. Mais il y a un mais. Il faut attendre que la petite dernière ait passé son bac, pour ne pas la bousculer en cette année cruciale. Tope-là ! Un compromis de vente est signé avec une date ultérieure. Et voilà comment un an et demi après le coup de fil, une jolie tribu investit ces 200 m2. À chacun, sa chambre, qui sont au nombre de cinq. Pour tous, les somptueuses ornementations au plafond, les arabesques et volutes qui courent sur les encadrements de porte, les riches boiseries, les cheminées en marbre, le parquet à chevrons. Autant de vestiges d’une faste époque où l’appartement occupait tout l’étage, et abritait 14 enfants !

UN GRAND APPARTEMENT, ÇA SE MÉRITE

Si l’on ajoute à l’année et demie d’attente une fois le marché conclu, repasse par la case location compris, les deux années de recherche avant de tomber sur ce miraculeux numéro de téléphone, il aura fallu presque quatre ans à notre gang de Lyonnais pour dénicher ce petit rêve. Mais quand la porte s’ouvre pour la première fois sur les lieux le jour de la visite, les visiteurs sont conquis. La verrière dont la beauté vous saisit dès l’entrée n’y est pas étrangère. Vite oubliés les «pas dans le budget», «trop sombre», «pas assez grand» ou «passé sous le nez» des dernières années. Une fois l’emménagement effectif, plus de temps à perdre ; les parquets sont poncés, les peintures rafraîchies. Puis viendra le tour de la cuisine, qui sera rénovée et, de manière plus appuyée, des salles de bains.

C’EST UN APPARTEMENT BLEU ADOSSÉ À LA…

La trame ancienne de l’auguste appartement a été respectée par les nouveaux occupants. Pas de charivari spatial au programme. Pour une habitation de ce volume, la cuisine se révèle ainsi exigüe, mais charmante. Mêmes dimensions modestes pour la salle à manger vêtue d’un bleu soutenu. « J’avais en tête cette couleur depuis un bail. Je me suis dit que cet espace où l’on passe peu de temps ne pâtirait pas d’une teinte plus sombre » raisonne la proprio, calée en déco et habile chineuse. Dont acte. Les bleus jouent les harmonies dans le reste de la maisonnée.
Quand toutes les portes sont ouvertes, la salle à manger, le salon et la chambre parentale en enfilade forment une perspective qui en jette. Il faut limite un Pavarotti pour se faire entendre d’une pièce à l’autre. On assiste aussi à un récital de placards, aux gabarits si imposants qu’on hésite à y caser une salle de douche.

LE COMPTE EST BON

Côté cour, les piaules des bambins. Trois chambres dont l’une a été cloisonnée pour en créer une quatrième. La hauteur sous plafond autorise l’aménagement de mezzanines, pour compenser. À noter que la couleur des chambres a été choisie «de manière encadrée» par les enfants eux-mêmes. Hormis dans cette section, la luminosité du nid est trompeuse : les grandes baies vitrées et un immeuble de l’autre côté de la rue de taille modeste donnent à ce 2e étage une clarté inespérée. « À part l’absence de vue, ce logis n’a que des qualités ! », se félicite la proprio. On confirme.

Photos : Aurélien Vivier pour the-only-place

Estelle Coppens

Estelle Coppens

Journaliste
SURNOM : Calamity Jane PERSONNAGE DE FICTION : La même OBJET FETICHE : n'importe quelle fleur qui sent bon et qui me fait interrompre ma route, si j'en croise. Je ne comprends pas à quoi servent les fleurs sans parfum. Le grand créateur devait avoir le nez bouché ces jours-là. Vous trouvez que ce n'est pas très compatible avec les deux questions qui précèdent ? Vous avez raison. ADAGE : Quand la mer est calme, les bateaux avancent lentement... JE GARDE : Ma bonne humeur. Un truc, chez moi qui semble avoir le pouvoir de se reconstituer. Merci maman, merci papa. JE JETTE : Mon étourderie. Les Américains ont un plus joli terme, et je les en remercie : le daydreaming. Beaucoup plus poétique. DANS 20 ANS : J'aurai toujours aussi peu de notion du temps, celui auquel on devrait arriver et fatalement, partir. Celui qui passe aussi, c'est l'avantage.

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