Carton plein

Carton plein

J’en ai vu défiler depuis le temps, des petits et des grands, des complètement perchés et des bas de plafond, des prétentieux clinquants et des prétendus craquants, des vieux dans leur jus et des miteux mal ravalés, des libres et des bien trop occupés, des bons coups, tout équipés, service 3 pièces rutilant, et des cabossés, les parties bien trop communes défraîchies par les années, des charmants, des vides, des canons, des insipides, des qui voient loin, des étriqués…
A croire qu’ils n’attendaient que moi, avec leur petite annonce aux photos retouchées… A chaque fois, j’ai fait un carton, voire plus.
Et puis, il y a eu lui. Ça faisait un bail que je n’avais pas ressenti ça… Dès que je l’ai vu, au coin de la rue, ça a été l’ascenseur émotionnel, direction le 7e ciel sans passer par le palier de décompression. Les clés du paradis poireautaient au bout de la carotte. Pas pour longtemps.
Ni une, ni deux, j’ai mis tout le monde au balcon : pas question de faire tapisserie. A peine le temps d’opérer un rapide diagnostic in situ… performance chéckée, énergie au taquet et tout le tremblement… Reste l’amiante, et là, c’est ma réputation qui est en jeu. Loué soit-il ! Il est vendu ! Le con promis, c’est pour moi. Emballée, c’est posé, ça va déménager.

dans ma valise, il y a…

dans ma valise, il y a…

Alors voyons…

Le bikini boule à facettes -que les sirènes aillent se rhabiller : il n’y a pas de place pour deux thon-beuses dans le bassin, mesures sanitaires obligent- : check !
La débrousailleuse-taille-haie-coupe-bordures-tondeuse sans fil pour dompter le foin qui dépasse de la charrette -sinon, on n’voit plus le maillot- : check !
Les chaussures de rando flambant neuves pour les contempler au moins une fois à la lumière du jour, sans les toiles d’arraignées : check !
Les masques de plongée, de beauté et de papier : check ! L’arbalette à visée laser anti-moustiques tigrés du Bengale : check ! Les enfants : check !
Pas besoin d’investir dans les bouées cette année, la Covid nous les a fournies gracieusement bien accrochées, ça libère de la place dans la valise.
Du coup, Darmanin le lapin des gamins, Donald notre singe nasique et Vladimir le chat sphynx des voisins -avec un peu de chance, on les oubliera au retour…- : check !
La brouette, le cheval à bascule, le gaufrier, la cuillère, le flipper, les munitions, la charrette, le transat, la chaise à porteur et ses bijoux de famille : check !
Il reste un peu de place ?
Ok, alors un peu de lecture, «La bande dessinée fantastique à la lumière de l’anthropologie religieuse», «Le retour des 101 nanars, une nouvelle anthologie du cinéma navrant (mais désopilant)», «Votez fou ! Candidats bizarres, utopistes, chimériques… farceurs et farfelus. De 1848 à nos jours, les élus auxquels vous avez échappé», et le très instructif «Comment chier quand on est amoureux*» : check !
L’homme : check !
Tout y est. La voiture est remplie à bloc. On peut enfin prendre la route. Le temps de faire le tour de notre quartier et il faut décharger. Que les vacances commencent !!

Pot de cols

Pot de cols

Elle avait beau se la jouer col et Montets, la Madeleine était plutôt du genre Bonette. Et ce soir-là, au Balme masqué, elle ne savait quelle altitude prendre…
Elle redoutait Leschaux qui lui cherchaient des Moises. Fuyait les Larche : avec eux, c’était un p’tit tour et puis s’en Vars.

Et passait son chemin devant les Rombo, aussi Forclaz Ponsonnière du village, c’est dire… Elle avait déjà donné avec Lautaret, non mais Allos, un vrai malade, celui-là !

Il y avait bien un Bonhomme, Pré de la Porte, là-bas, un poil Lauster, certes, plus tout jeune non plus avec sa Crète Sèche. “C’est clair qu’on passe du Simplon double. Il sort tout droit de Jorasses Site Park. Mais c’est lui mon sauveur, j’le sens… Viens là, mon Grand Saint Bernard ! Depuis le temps… Vieux motard que jamais”, se dit-elle. Elle serait Sarenne ce soir, en était convaincue. Il ne lui manquait qu’un bouquet de Roselend, sans l’Epine. Mais on ne vas pas chicaner, il Fréjus bien de passer à l’attaque !

Lui, était pendu à son Télégraphe, vu l’âge…. Mais n’avait rien manqué au manège de la Rousset’. Iseran à l’évidence : c’est ouvert ! Va pouvoir lacher les gaz.
Sampeyre et sans reproche, il se lança : “Moi, c’est Arlberg, mais appelez-moi Mont Ceni(s)eur !”, Izoard de dire quelque chose…

La voil’Aravis : le Galibier sur un plateau, c’était trop Braus ! Elle se voyait monter dans les tours, frotter le caoutchouc, bref, elle était Chaude comme la Braide. La blanche Colombière était en fait une vraie Arpy, connue de tour le Gothard pour Ferret le Mary, pas toujours en Finestre. Pic à Pic et collés Graille, avec un peu de chance…

Doux comme un Agnel, mais déterminé, le chevalier Bayard s’en Saisies, l’en Jambaz et pétrit son corps de Gleize, qu’elle avait fort Joly d’ailleurs, tout à son Eze, avant de la Labouret. Les bras en Croix Fry, elle se laissa faire, Gemmi, un peu, ses doigts dans le Clapier. Son Pilon ne fit qu’un Gets. Elle n’y vit alors que du Feu et pour cause, le Petit Saint Bernard n’était pas si grand tout compte fait.

Ils restèrent en lacets longtemps…
Allez, Madeleine… Une dragée Furka et ça Eira !

Pot de cols

Histoire scrabbleuse

Tandis que la Pandémie* tenait en Echecs les Richesses du monde, avec Diplomatie et moult Jeux de lois, le Nain jaune nous imposa un Escape game à l’envers : 1 heure pour retrouver… l’entrée ! Uno ? Pas Dobble !?  Yahtzee qui ont essayé de gruger – vas-y que Jarnac -, ils sont rentrés à Carpathes ! C’était 8 Américains, sans vouloir dénoncer… Exit donc la Jungle speed, place aux Citées perdues ! C’est qu’il ne Bluffer pas ! 

Grand seigneur des anneaux, il précisa quand même : « Et Qui paire gagne la Bonne paye Rubik’s sur l’ongle. » Wahou, payer pour rien voir, tu parles d’un coup de Poker ! C’est Limite limite… Non mais Lego Puissance 4 du gars !! Qui est-ce pour Monopoly-ser ainsi nos tickets de sortie ? Avec lui, le Concept : c’est Alcatraz à la Casbah!

Coinchée dans le Labyrinthe de mon Puzzle 3 pièces, je me Risk à une Trivial pursuit : faut bien s’occuper, non ? Bingo! Othello, mon Barbu Demoniak a un joujou extra qui fait Tic tac boum. Mais voilà qu’au Croque carotte, j’y laisse un Bridge ! « Tetris ? », il me demande, devant ma mine Chifoumi. “On voit bien que c’est pas taboo’che !” Tandis qu’il me belote à nouveau, je reprends tout de Go ma Sexploration Dard dard. Je l’ai Touché, coulé il a fini… 
« Dans la Bataille navale pas ! », Jack a dit. Mr Jack, c’est mon voisin Mito. Avec nos cloisons comme passées au Casse brique, les 7 familles n’en font plus qu’une. Action ou vérité, on partage tout. Et lui, il ne fait plus Clac clac: “parce que les Morpions, ça rend mon Docteur Maboul ! ” “Taggle, Black Jack! J’suis plus Focus, avec toutes tes interventions, si je Perds pas la boule…” Il Deblok à voir des Pièges partout depuis ce Bazar bizarre

 

Au bout de 2 mois, à force de Patience, on ressort de nos Citadelles comme des Pouilleux ! Déjà les Qwixx Qwixx des coiffeurs retentissent. A nous les 1000 bornes – euh, 100 au final –  à vol de Pigeon pigeon  ! A vos ma(r)sques… Prêts ? jouez !

 

(* tous les mots en gras sont des marques déposées ® de jeux)

Pot de cols

madame rêve…

Madame rêve de cascadeurs
Et de champions toute option
Qui ont à cœur
De faire chauffer le moteur

Madame rêve du beau Francis
Passant la seconde
Pour que s’esquissent d’exquis délices

Rêves d’irréel
De deux corps qui s’emmêlent
De records et d’une bielle

De ses mains qui la blindent
Que cet homme la rend dingue !
Bordel…
Bordel…

Au volant d’un désir violent
Au volant d’un désir violent, au volant…

Madame rêve de maxim’homme
D’une histoire sous opium
De nuits solaires
Qui enivrent et dégénèrent

Madame rêve de démineurs
Chaleur, chaleur…
D’affoler les compteurs

Rêve de super
Les sens en geyser
Finir à découvert

De ses mains qui la blindent
Que cet homme la rend dingue !
Bordel…
Bordel…

 

(libre interprétation de la chanson d’Alain Bashung)

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