Gone with Caroline Takvorian

CARO PIQUE TON CŒUR

SI C’EST POUR FAIRE COMME TOUT LE MONDE, DU GUIMAUVE ET DU FLONFLON MIGNON, PASSEZ VOTRE CHEMIN ! CHEZ CAROLINE TAKVORIAN, LA MARIÉE SORT DES SENTIERS BATTUS. FÉLINE ET ASSUMÉE DANS DES DÉCOLLETÉS MUTINS, LA FEMME ÉPOUSE SON CORPS AVANT D’ÉPOUSER SON HOMME… ET C’EST DIVIN.

PAR MAGALI BUY – PHOTO : RONAN SIRI

J’avais rendez-vous dans son atelier lyonnais, place Tolozan. Mathias, son mari –à la com’ et la gestion–, m’avait d’emblée annoncé la couleur : “ne soyez pas étonnée, Caroline, c’est un peu la Daft Punk de la mariée, elle est assez discrète et réservée…” Sans surprise, je m’attendais à rencontrer une femme effacée et pas bavarde, mais quelle idée! Cachée derrière ses mousselines de soie, elle est plutôt pipelette et pimpante, et quand on bosse avec Cupidon, mieux vaut être de bonne composition.

LOVE IS ALL

Parce que l’amour est le centre du sujet. Depuis les genoux de sa grand-mère, où elle dévorait les défilés à la télé, son mariage, ses enfants et son addiction totale dentelle, tout lui donne des ailes: “Pour moi, la mode c’est depuis toute petite et je me suis toujours accrochée pour faire ce métier. Il faut être tenace et plein de volonté. Et puis j’ai eu conscience très jeune que j’allais mourir un jour, qu’il fallait vivre et tout essayer.” Remise en question permanente et persévérance des diables, la jeune femme étudie à Lyon avant de se spécialiser à Paris, dans la haute couture. Elle écume de grandes maisons comme Isabelle Marant ou Lolita Lempicka, foule les loges du Crazy Horse, un tour au Marais et c’est plié, elle tente sa chance.

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CARTE À JOUER

D’abord dans le prêt-à-porter parisien, en 2011, façon petite robe noire, cuir corset et silhouette revêche. Elle habille les femmes nature aux lèvres rouges, toute impertinence dans le regard. Le corps bien dans ses fringues et sexy power en avant, elle défend le made in France dans des lignes audacieuses et un peu provoc, avant de faire volte face: “A Paris, ça marchait plutôt pas mal, mais avec Mathias, quand on est rentré à Lyon, c’était différent. J’ai pris du recul et compris qu’il fallait changer et on a commencé à regarder ce qui se faisait en mariée.

LIFE IS WHITE

Et puis à Lyon, sorti du style princesse, on ne trouve rien, ses copines montent même à Paris pour trouver LA robe… Elle n’a pas grand-chose à perdre après tout: “On m’aurait dit ça, il y a quelques années, je n’y aurais pas cru. J’imaginais vraiment des trucs horribles avec des meringues pleines de tulle. J’ai créé une petite collection capsule pour voir… Et ça a pris tout de suite.” La robe de mariée grignote le prêt-à-porter, la jeune femme n’a plus de temps pour tout et passe du noir obscur au blanc nature. Organza et crêpe de soie volent la vedette au cuir et à la flanelle de laine noire : “Je suis partie de zéro, au début ce n’était que du bouche à oreille. J’étais enceinte de ma fille, je faisais le stylisme, le patronage, les découpes… Je me suis jetée à corps perdu pour que ça fonctionne. J’avais pris un parti à une époque où tout le monde faisait du bohème et du champêtre, ça passait ou ça cassait ! Je pars du principe qu’il faut faire ce qu’on aime et ne se limiter sur rien. Et chez nous l’identité est très identifiable.

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DES ROBES ET MOI

Décontractée et vaporeuse, chic à la française et déterminée, la weddin’ touch de Caroline Takvorian s’inscrit dans des finitions luxe haute couture, qui ne laissent aucun doute : la mariée, c’est vous ! “Mes collections s’adressent aux femmes charismatiques, qui s’assument telles qu’elles sont. Les modèles sont un mélange de confort et d’instinct. De l’élégance sans être dans le déguisement, l’authenticité avant tout. On est face à des mariées fortes et conquérantes, loin du côté fillette romantique. Du coup, on insiste sur des détails très forts, des décolletés, des épaules et des ceintures un peu marqués, un côté morpho assez prononcé, contraste entre le vaporeux et le près du corps, prêt à révéler leur beauté”.

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DÉGRADÉ DE SOI

Et depuis 2014, année où elle met les pieds dans les couronnes de fleurs et les pochons de dragées, la styliste ne s’est plus jamais arrêtée : “je m’éclate au niveau du style et des textiles. Je peux faire des points à la main, des rebrodés de dentelle, c’est le moyen de m’exprimer à l’infini avec de beaux matériaux et d’en vivre.” Et les matériaux, elle en fait une priorité. Respect des matières et expertise, tout est épluché à la loupe. “On utilise des soies lavées avec un toucher peau de pêche, plus souple et plus agréable à porter. Les dentelles de Calais ne grattent pas et les femmes le sentent tout de suite. J’ai une spécialisation haute couture qui m’a permis d’approcher des supports d’exception. J’ai toute une équipe avec moi et je les forme à mon style, c’est très important. Et comme tout est produit à Lyon dans l’atelier, le contrôle qualité est bien plus facile”. Et quoi de plus important que le nec plus ultra, pour la robe d’une journée ?

POUR LE MEILLEUR

Et bien loin du pire, Caroline fait principalement des robes longues, c’est sa signature. D’une fluidité insolente qui effleure, à l’impertinence d’un échancré jusqu’à la cambrure, le regard s’égare dans les coins les plus secrets, que seule la femme choisit de révéler. Chute des reins, plongeon en V ou dos boutonné d’indécence, plumes et transparence caressent les silhouettes sauvages avec subtilité et ça promet ! Parce que mieux vaut porter sa féminité avant sa bague au doigt… Monsieur n’a qu’à bien se tenir !

+ d’infos : http://www.carolinetakvorian.fr

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Magali Buy

Magali Buy

SURNOM : Mag... (d'ailleurs activ'mag c'est pour moi, non ?) PERSONNAGE DE FICTION : Xéna la guerrière OBJET FETICHE : mon piano, il m’écoute, me répond et me comprend mieux que personne. ADAGE : « si tout le monde sait où tu vas, tu n’arriveras jamais à ta destination. Laisse-les croire que tu dors.» JE GARDE : mon mauvais caractère, ma langue bien pendue, mon cœur ouvert et mes yeux verts JE JETTE : mon insécurité, ma cellulite et ma paranoïa... DANS 20 ANS : la même en pire, si c'est possible !

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