case départ

1 Mar 2016

Vous n’avez pas choisi de parler français, votre religion ou vos valeurs morales, elles étaient déjà là avant votre arrivée dans le jeu de société. Et pourtant, d’une certaine façon, vous avez donné votre accord. Accepté les règles.

Car enfant, la parole d’adulte est d’évangile. On nous apprend le nom des choses, on nous dit comment vivre, les comportements acceptables, ceux qui ne le sont pas, on nous apprend même à juger les autres et plus encore, soi-même. Sévèrement parfois. Jusqu’à ce que la culpabilité et la honte nous rongent bien plus que nécessaire.

Dès notre plus jeune âge, nous sommes domestiqués. Tels des animaux, à grand renfort de carottes et de bâtons. Pour plaire à nos parents, à nos profs, à la société, au beau brun de la 5ème A, nous jouons un rôle. Le rôle de notre vie. Pour être aimé. Par peur d’être puni, rejeté. Ou de ne pas être comme il faut. Par peur de ne pas être récompensé.

La domestication est si forte qu’à force, en grandissant, nous n’avons plus besoin de personne pour nous mettre la pression. Nous devenons nos propres dresseurs. Avec une seule ligne de conduite : être conforme à ce qu’on attend de nous, au risque d’oublier qui nous sommes, selon des règles et des croyances que nous n’avons même pas choisies, qui nous dépassent. Y contrevenir ? Quelle folie !

Nous avons conclu des milliers d’accords avec nous-mêmes, les autres, parents, conjoints, enfants, patrons, société… En sommes-nous profondément heureux ? Sommes-nous authentiques à force de porter des masques sociaux ? Joue-t-on le bon rôle ? Dans la bonne vie ?

Be Happy ! Et si nos croyances étaient de vastes fabriques de souffrances inutiles ? Et s’il suffisait de changer de fournisseur pour goûter au bonheur… Loin de moi l’envie de vous endoctriner, ni même de vous désendoctriner ! Juste celle de partager une expérience.

C’est parce qu’une amie m’a tendu un jour un p’tit bouquin qu’à mon tour je tente de vous le refiler. La couverture est franchement moche et pour 6,60 e, vous n’aurez qu’une centaine de pages à lire pas plus, pour la plupart assez mal écrites, dans un style poussif, souvent redondant, au titre rébarbatif au possible (Les quatre accords toltèques, du chaman Miguel Ruiz). Vous l’ai-je bien vendu ? Non ? Ah ? Vous m’étonnez… Et pourtant, cet insignifiant ouvrage m’habite désormais. Il délivre quatre propositions, quatre accords, autant d’étincelles qui ont rallumé mon cerveau. Rien de magique, ni d’ésotérique, juste du bon sens, un brin de sagesse tirée de la tradition toltèque.

1- Que votre parole soit impeccable. (Facile à dire !)
2- Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle. (Pourquoi moaaaaa ?)
3- Ne faites pas de suppositions. (Madame Soleil, sors de ce corps !)
4- Faites de votre mieux pour tenir les 3 précédents accords ! (Et ce n’est pas gagné…)

Ça ne sera pas toujours facile… Mais la partie vaudra enfin le coup d’être jouée.

Lara Ketterer

Lara Ketterer

Lara Ketterer meneuse de revue SURNOM: enfant, c’était Tatouille, en rapport avec mon prénom... PERSONNAGE DE FICTION: depuis toujours : la femme piège, d’Enki Bilal, une reporter mystérieuse et un peu paumée en 2025... OBJET FETICHE: mon téléphone portable, un vrai doudou que je traîne partout ! ADAGE: vivre sans folie, ce n’est pas raisonnable du tout ! JE GARDE: mes yeux et mon esprit rock, toujours provoc ! JE JETTE: mes coups de blues, ça abime les yeux ! DANS 20 ANS ? Adulte ? presse@activmag.fr

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