eau les belles jambes !

eau les belles jambes !

ET MARCHE A L’EAU !

Heureusement que j’ai épargné un coach de mes séances de rééducation sportive, le gaillard aurait fini en burn-out et moi sur le billot. Quoique toujours traversée d’un certain hermétisme à l’effort, et à défaut de mouiller le maillot, j’ai choisi de tremper les godillots… La marche dans l’eau, ça vous parle ?


PAR GAELLE TAGLIABUE

De grâce, accordez-moi un peu de crédit et ne m’imaginez pas déjà en train de parfaire mon hâle sous une couche blanchâtre d’écran total le long d’une côte balinaise. Toute tentative pour essayer d’échapper sournoisement à mon rituel mensuel (le sport chez moi, c’est une fois par mois, pas plus, risque de surdosage) étant tout à fait absente (obsédante) de mes pensées…
Rendez-vous au fin fond de Manigod, à 1 000 mètres d’altitude, dans le lit du Fier. Et quand Bernard me file des chaussettes en néoprène, je me dis que je vais sacrément me les geler, les doigts de pied. Pour l’éventail sur le transat, je vais être obligée de reporter.

A fond les flaques

Après une petite marche d’approche à humer l’humus humide (stop j’ai écoulé mon stock de mots en hum… hum), c’est d’humeur (ah, encore un) frivole que je m’imprègne de ce cœur de forêt.
Premiers pas dans les eaux translucides de la rivière : j’ai l’impression d’apprendre à marcher. Régressif à souhait, je suis en mode quatre pattes, tout intérêt à mettre les mains pour ne pas risquer la ramasse à toutes les escales. Et malgré mes précautions d’une prudence excessive, je ne tarde pas à expérimenter un enchaînement presque gymnique dont j’ai le secret : glissade incontrôlée, suivie d’une culbute à peine évitée se terminant par son incroyable dégringolade carpée. Pour le coup, le rafraîchissement espéré a tenu bien plus que ses promesses. Je vous ai dit que l’eau frôlait les 8 degrés? Et quand certains en ont jusqu’en «eau» des cuisses, ma stature singulière me gratifie d’un bain quasi intégral. Le moment pour Bernard de me rappeler que l’activité canyoning, c’est demain, je ne suis pas censée finir trempée.

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marche dans l’eau ©karepa

Les deux pieds dedans

Tant pis, j’ai 8 ans et demi, et avec numerouno qui m’accompagne, on déconne comme des sales gosses, on s’agrippe aux cailloux, on se raccroche aux branches, on saute dans les flaques pour les faire râler, on bousille nos godasses et qu’est-ce qu’on se marre ! De vrais baleineaux. Légers bouillons, petites cascades et courant bien présent, malgré le calme apparent, l’eau nous donne un aperçu de sa puissance insondable.
Quand Bernard nous attend un peu plus loin, l’euphorie redescend pour retrouver le calme que le son du torrent nous impose. Les reflets dans l’eau sont magiques et diffusent toute la beauté de ce coin que l’on croirait secret. Notre guide nous distille une mine d’infos sur le lieu, ses recoins et la biodiversité qui en font toute la richesse. Infiniment respectueux de cet endroit sacré et de ses codes, nous posons notre petite pierre sur les cairns qui nous indiquent le chemin comme autant de stèles laissées par quelques passagers privilégiés.
A peine rentrés, encore un peu perchés, et toujours bien mouillés, numerouno et la gamine en moi qui s’est révélée filons acheter un paquet de CARenSAC et des chamallows à griller au feu de bois… Si c’est ça le sport, peut-être que je vais finir par aimer…

les pieds dans le courant

les pieds dans le courant

RAND’EAU

UNE ENVIE DE NATURE ET D’UN BRIN D’AVENTURE ? UN COUP DE CH’EAU ESTIVAL ? EN SAVOIE, ON BARBOTE DANS LES COURS D’EAU DE MONTAGNE POUR FAIRE DES BALADES « ON THE ROCKS » ! TOUT L’ART DU RUISSELING.


PAR BEATRICE MEYNIER

Le ruisseling, quezac’eau ?! “Il s’agit de marcher dans le lit d’un ruisseau, au milieu d’une sorte de petit canyon. J’insiste bien : il n’y a pas d’escalade, ce n’est pas du canyoning, plutôt une forme de randonnée. Ceux qui le souhaitent peuvent se baigner, mais ce n’est pas une obligation. Durant la marche, on a de l’eau en moyenne jusqu’aux genoux, au maximum jusqu’aux fesses. Il n’est donc pas indispensable de savoir nager. Cela s’apparente au fait de marcher dans les rivières comme quand on était enfant”, explique Laurent Guillemin, accompagnateur en montagne qui propose cette activité rafraîchissante à Saint-François Longchamp, en Maurienne.
De fait, ce type de randonnée ludique ne nécessite pas d’équipement spécifique. Des baskets, un short, un tee-shirt et un maillot de bain font l’affaire. Et pour les frileux, Laurent peut fournir des chaussons en néoprène, du type de ceux utilisés pour faire de la planche à voile.


GUIDE PRATIQUE


Et comme en planche à voile, la prise en compte des éléments naturels est primordiale. “Il faut un débit de ruisseau à peu près constant. C’est un critère important”, précise Laurent. “Et avec un guide en gage de sécurité. Le fait de connaître le milieu, d’avoir identifié d’éventuels « pièges », évite les accidents, comme des chevilles cassées à cause de pierres instables par exemple. Et cela permet de découvrir au mieux la faune et la flore”.
A Saint-François Longchamp, la balade d’une heure environ se décline en deux versions, adoptées l’une ou l’autre selon la météo et l’humeur du moment. Accessible dès l’âge de 6 ans, elle s’effectue par groupe de 10 personnes. Laurent en propose au moins une par semaine durant tout l’été. Allez, à l’eau quoi !

+d’infos : http://evasionenmarchant.com/

quand l’art lézarde…

quand l’art lézarde…

VIREE DE BORD

CERTES LA VIEILLE VILLE ET SES CANAUX, LES BORDS DU LAC ET SES JOYAUX SERONT AU PROGRAMME DE VOS VIRÉES DE L’ÉTÉ À ANNECY, MAIS PENSEZ AUSSI À BIFURQUER EN EMPRUNTANT LES CHEMINS DE TRAVERSE, DE CEUX QUI CHANGENT LE REGARD QUE L’ON PORTE SUR LA VILLE…

PAR GAËLLE TAGLIABUE – PHOTOS CLÉMENT SIRIEYS

Dans les veines de la galerie annécienne Art By Friends coule le fluide protéiforme de la culture urbaine et le collectif en explore toutes les expressions. Artistes et graphistes, illustrateurs, graffeurs et tatoueurs se côtoient et leurs arts se tutoient pour réinvestir l’espace public. Avec le parcours urbain La Virée, de lieux improbables en chemins détournés, vous allez découvrir des sites insoupçonnés, là où vous ne seriez peut-être (sans doute) jamais allés. Prêts à changer de point de vue ?

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Block Party

RÉCRÉ-ART-IVE

Sur environ 5km de promenade localisés entre la zone de Vovray et les bords du Thiou, la Virée vous conduit sur un parcours jalonné d’une douzaine d’œuvres (à ce jour). Selon vos connexions plus ou moins établies avec la culture urbaine, choisissez votre mode de déplacement : vélocipède ou pédestre pour les plus classiques, skate ou trottinette pour les plus djeuns, vous pouvez même cocher l’option poussette pour les plus encombrés. Suivez le parcours et découvrez les créations qui vous attendent au tournant comme autant de surprises cachées au coin d’une rue, au droit d’une façade ou au détour d’un transfo électrique. Et surtout, laissez-vous bousculer, vous pourriez bien basculer du côté clair-obscur du street art. Un phénomène auquel la plupart des grandes villes ont aujourd’hui succombé avec leur scène et leurs quartiers aux façades recouvertes de fresques et d’œuvres plus ou moins éphémères.
Emergeant au début des années 2000, le street art a été propulsé par l’essor fulgurant d’internet jusqu’à devenir une vraie mouvance artistique reconnue, voire recherchée. En fresques murales, tags ou graffitis, cette tendance initialement sauvage s’exprime à présent au grand jour et commence même à se structurer pour répondre à des commandes encadrées. C’est dans ce contexte que s’inscrit la Virée dont l’objectif est à la fois de faire connaître le mouvement, mais aussi de permettre à des espaces urbains, plutôt en marge, d’être réenchantés par le regard des artistes et réinvestis par les habitants. Art By Friends scrute donc chaque angle mort pour trouver de nouvelles surfaces de création et permettre à cet art de rue de trouver sa place.

Debza
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Chufy

STREET VIEW

Top départ depuis Vovray avec la fresque murale de Brokovich et son univers ultra coloré tendance psyché, largement inspiré de la BD, passez par le quartier de Loverchy et admirez les décors bucoliques de Lapin et les formes chimériques, organiques et assez tribales d’Isaac Hollande avant de poursuivre jusqu’au mur d’enceinte du Lycée Gabriel Fauré où s’étire le graphisme géométrique de Grems qui actionne autant ses bombes à Beaubourg que sur les bunkers des plages normandes, en passant par Annecy.
Après avoir passé le local de la galerie avenue du Rhône, une bifurcation s’impose pour aller du côté de la Gare où Andrea Wan livre une œuvre poétique, presque psychanalytique, entre rêve et introspection et un peu plus loin Loraine Moti qui a imaginé une fresque dans la continuité d’un mur végétal et recouvert un compteur électrique d’une forêt surréaliste, surgie de nulle part. Rendez-vous dans les soubassements de l’échangeur de la rocade ensuite avec l’artiste Chufy qui donne aux piliers bétonnés des allures d’œuvre cubiste avant de retrouver les rives étonnamment calmes du Thiou, après ce tumulte urbain, qui nous conduira au QG de l’organi- sation, sous le boulevard de la Rocade. Un lieu à l’image de la démarche, alternatif, mixé et inattendu où le collectif d’artistes s’est associé pour mélanger les influences et les techniques.
Bloc party : une œuvre en mouvance créée en mode happening à l’occasion du festival «10 sur 10» en 2019 et qui sera recouverte à la prochaine édition en 2021. Fin du parcours à Cran avec l’œuvre de Debza, monochrome et florale ou comment twister la monotonie grisâtre d’un mur. Un itinéraire underground et audacieux, bien loin des archétypes convenus.

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Fresques collectives

+ d’infos : www.la-viree.com.com

ESCAPE A L’AIR LIBRE !

ESCAPE A L’AIR LIBRE !

CO-MISSIONS D’ENQUETES

IL PARAÎT QU’EN MONTAGNE, IL Y A DES LUTINS QUI PARLENT DANS LES FORÊTS ET DES AGENTS SECRETS CACHÉS DERRIÈRE LES FOURRÉS ! SI, C’EST VRAI. TU VEUX VÉRIFIER ? IL SUFFIT DE METTRE TES BASKETS ET DE PRENDRE DU MATÉRIEL D’ESCAPE IQUEST…

PAR BÉATRICE MEYNIER

Sur le papier, l’Iquest se présente comme un jeu d’Escape Game classique avec de la réalité augmentée (bienvenue dans un monde parallèle invisible à l’œil nu). En interaction avec des personnages virtuels –hologrammes issus de la connexion entre tablette et holopads (symboles utilisés comme des QR codes)– il faut résoudre des énigmes pour sauver le monde : t’es un super héros ou pas ?! La particularité, c’est que la mission s’accomplit en extérieur, en se déplaçant d’un point à un autre, avec pour équipement une tablette tactile GPS et une besace contenant le kit du parfait baroudeur ou de l’agent spécial au grand cœur. En bref, une aventure dans la nature avec un supplément culture.

STATIONS DE CONNEXIONS

A Tignes, Val d’Isère, La Plagne, Val Cenis, Saint-François Longchamp et Serre-Chevalier, l’activité est proposée par Escape Game United.
L’Iquest permet de découvrir les villages de manière originale en alliant le jeu et la promenade. Au cours de la session, les participants se rendent là où ils ne seraient pas forcément allés d’eux-mêmes…”, explique Marie Thibaudier, co-associée de l’Escape Game United à Tignes et Val d’Isère. “On mixe un côté ludique et un aspect culturel. Les scénarios des jeux sont les mêmes dans toutes les stations, mais l’histoire est personnalisée en fonction des sites. On donne par exemple aux joueurs des informations historiques qui correspondent à certains points de passage du parcours”.

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©Olivier Baron


DREAM TEAMS

D’une durée moyenne de 2 à 3 heures, les aventures Iquest se déclinent en deux versions sur tablette. Ouvrant les portes d’un univers fantastique, «Le portail magique» s’adresse plus particulièrement à un public familial. Conçue comme une enquête, «Opération Mindfall» est davantage adaptée aux adolescents et adultes.
Les sessions s’effectuent dans l’idéal par groupes de 2 à 6 joueurs. “La partie nécessite une phase de réflexion, une phase d’observation de l’environnement et une phase de réalisation”, précise Marie. “Tout le monde ne voit pas les choses de la même façon. Chacun a sa logique, ce qui rend les membres de l’équipe complémentaires. En groupe restreint, chaque participant peut accéder plus facilement à la tablette et ainsi davantage en profiter”.

EN PISTE !

Durant l’été, Escape Game United organise une session tous les matins et tous les après-midi. La réservation du kit de jeu s’effectue par internet (80 euros, quel que soit le nombre de participants). Il suffit ensuite de se rendre au point de distribution de la station choisie. Et en cas d’intempérie, la partie peut être effectuée en intérieur.
L’Iquest existe aussi l’hiver en version ski (les participants doivent être en mesure de descendre les pistes bleues et rouges).
La station de Méribel a d’ailleurs aussi lancé l’hiver dernier un Explor Games®, concept à la frontière entre l’escape game et le géocaching. L’animation est également proposée cet été dans la réserve de Tuéda, au cœur du Parc National de la Vanoise. Au fait, on dit qu’avec le froid, les lutins se transformeraient en yétis… Mais chut, on ne vous a rien dit.

+ d’infos : http://escapegamesunited.com/escape/iquest

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©Scalpfoto

SHOW DEDANS !

Défendre notre terre contre les démons de l’enfer, ça vous (sa)tente ?!
Dans la catégorie Escape Game in situ, le site des Grottes de Saint-Christophe en Chartreuse propose un spectacle à énigmes inédit. Dans le décor naturel de la grotte, la scénarisation adaptée au monde souterrain permet «une immersion renforcée et une expérience de jeu renouvelée». D’une durée de 60 minutes, l’activité se réalise par groupe de 2 à 6 joueurs (à partir de 12 ans avec la présence d’un adulte, déconseillée aux personnes claustrophobes et aux femmes enceintes). Elle nécessite de porter des chaussures de marche et de se vêtir chaudement (la température de la grotte est de 9° !).

+ d’infos :https://www.grottes-saint-christophe.com/spectacle-enigmes

nuit blanche ?

nuit blanche ?

REVIENS LA NUIT…

… POUR NOUS DEUX, PARCE QU’IL Y A MOINS DE MONDEUUHHH”… MAIS AUSSI PARCE QUE DÈS QU’IL FAIT NOIR, LA NATURE DEVIENT PLUS SAUVAGE, PLUS MYSTÉRIEUSE, PLUS CALME, ET QUE QUOI QU’ON FASSE SOUS LES ÉTOILES, ON A LES YEUX QUI BRILLENT.

PAR MÉLANIE MARULLAZ
Image : ©MomentFactory

 

Les journées sont pourtant plus longues l’été… mais il semblerait qu’elles ne le soient pas encore assez ! Tous les prétextes sont bons pour continuer à profiter de la douceur une fois la nuit tombée, quitte à apprivoiser l’obscurité. Nyctalopes, noctambules ou insomniaques, voilà donc une sélection d’activités qui vont vous garder éveillés.

 

OM SWEET OM

Quand le vent tombe, que la chaleur se fait moins écrasante et que le ciel rougeoie, le moment est propice pour prendre une bonne bouffée de tonique (sans gin, pas tout de suite) et de paix intérieure. Une heure de yoga au rythme des clapotis de l’eau, avec salutation au soleil pile au moment où celui-ci disparaît à l’horizon, c’est donc ce que propose Soren Misse, sur le Lac du Bourget. Ou plus précisément sur des paddles, aux abords sauvages de Brison-St-Innocent, Châtillon ou Conjux. “C’est très calme, il y a moins de bateaux, la brise thermique du soir et la luminosité de fin de journée donnent une ambiance tout à fait apaisante.”
Les planches sont lestées, il ne s’agit pas de donner de la pagaie pour partir en balade, mais bien de pratiquer des postures. La recherche de l’équilibre sur ce support instable fait en effet travailler tout le corps en gainage et mobilise les muscles profonds. Et quand il fait sombre, des LED placées sur les planches illuminent le fond de l’eau : “comme nous n’allons pas très loin, on voit le sable, les algues, les cailloux et les poissons.” Pour ceux qui préfèrent s’inspirer de la Tournette pour faire l’arc, le cobra ou le chien tête en bas, toutes les semaines, NCY Sup, à Sévrier, invite aussi à flotter pour se laisser aller. De quoi terminer la journée avec les chakras reboostés et attaquer l’apéro en toute sérénité.

+ d’infos : Facebook Soren-Misse ou Om Lac Yoga – 06.51.89.58.73 – Lac du Bourget : chaque mercredi de 19 à 20h30 ou sur demande (4 personnes minimum). www.ncy-sup.com – Lac d’Annecy : chaque mardi à 19h30.

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©OM Lac Yoga

 

SELLE DE NUIT

Choisir une table en altitude pour son repas du soir, c’est sympa. S’y rendre en vélo, c’est sympa et sportif. Opter pour un vélo électrique, c’est sympa, sportif et beaucoup plus rapide quand même ! Au départ de Combloux, Allan Julliot, moniteur MCF, emmène son peloton et leurs destriers assistés en direction du Chalet de la Vieille, sur des pistes du massif du Jaillet qu’on a plutôt l’habitude de descendre. Parce qu’il est fort, Allan : “on adapte le parcours en fonction des envies et des niveaux, mais on arrive toujours au sommet pile quand le soleil se couche”. Sur un panorama grandiose : chaînes des Aravis, des Fiz, vallée de l’Arve, Megève, Val d’Arly et Mont Blanc. Et pour motiver encore plus les troupes ? Un arrêt fondue, convivial et roboratif, dans un restaurant sur le chemin. Mais à la sortie du ravitaillement, il fait nuit noire. Alors pour voir où l’on met ses roues et éviter de se prendre une boîte (de nuit… c’était trop tentant), les cycles sont équipés de phares conçus pour 3000 lumens : “c’est plus que ceux d’une voiture”, précise Allan, “on distingue donc clairement le relief, on a une sensation de vitesse exacerbée, et comme il n’y a pas de piétons, il nous arrive régulièrement de croiser des animaux, biches, cerfs, renards…”. Alors, en rou(t)e ?

+ d’infos : www.julliotmtbschool.com – A partir de 13-14 ans. Groupes de 8 personnes maximum, encadrés par 2 moniteurs.

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©julliotmtbschool

 

COURS DU SOIR

Pas de bateau sur l’eau, mais un casque, un baudrier et une combinaison. De quoi descendre les cours d’eau des alentours d’Annecy et de la Vallée de l’Arve, au gré de leurs ravins et de leurs gorges, sans pour autant voir plus loin que le bout de sa frontale. “Ça modifie tous vos repères habituels, visuels ou auditifs”, explique, avec son accent plein de soleil, Gilles Leroy, guide de canyon. “Dans le halo lumineux, on a un rayon d’action de 2 mètres autour de ses pieds, on ne voit pas la profondeur des canyons ou leur étroitesse. On sort donc de sa zone de confort, et on recherche l’émotion et le dépassement de soi.”
Egalement secouriste, Gilles a été l’un des premiers à lancer l’activité en 2015 : “on fait de plus en plus de secours de nuit, et je voulais montrer que dans un milieu hostile, on peut s’en sortir, qu’avec un minimum d’informations sur la sécurité, bien suivies, on peut pratiquer toutes les activités.” Marche, escalade, toboggans, sauts, passages sous cascade… Assez physique, mais toujours ludique, le canyoning de nuit peut être sportif ou familial : “on s’adapte à la demande, les gens sont acteurs de leurs choix, et tout le monde y trouve son compte.” Les pieds dans un ruisseau, la nuit n’est peut-être pas chaude, mais elle est sauvage…

+ d’infos : www.latitudecanyon.fr – A partir de 5 ans

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ARBRES MAGIQUES

Hululements inquiétants, chuintements menaçants, craquements de brindilles sous le pas d’objets marchants non identifiés… La nuit, quand la forêt prend vie, on n’est pas forcément très rassurés… sauf si elle est illuminée. Pour la première fois cette année –et c’est aussi une première en Europe, TADAM !– les Gets mettent donc en lumière un parcours d’un kilomètre et huit tableaux entre les sapins. Des projections, des hologrammes, des machines à fumées… Entre féerie et réalité, les scénographes de Moment Factory, qui ont déjà imaginé 11 forêts enchantées dans le monde, principalement au Canada et en Asie, sont venus s’imprégner du territoire pour imaginer une histoire.
Celle d’un colporteur de musique et de sa montgolfière alimentée par des notes. “Chacun avance à son rythme, peut se poser pour regarder”, explique Benjamin Mugnier, responsable commercial et marketing de la société des remontées mécaniques gêtoises, “il y a une tempête, la forêt se déchaîne, la montgolfière est malmenée et les visiteurs sont amenés à l’aider.” Poésie et interactivité, «une expérience riche en émotions», promet la station, «où la musique se voit et la lumière s’entend…» C’est beau comme du Jean-Louis Aubert !

+ d’infos : Alta Lumina – ouvert à l’année – enfant 12€ / adulte 22€ – départs toutes les 20 minutes – sur réservations – navettes depuis le centre du village ou le parking des Perrières.

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©Momentfactory

nuits diverses…

nuits diverses…

HOT NIGHT !

PUISQUE CET ÉTÉ, LE MOT D’ORDRE EST DE JOUER LES VACANCES À DOMICILE, L’OCCASION EST TROP BELLE POUR PARFAIRE SA GÉOGRAPHIE EN LOUCEDÉ OU, POUR LES PREMIERS DE LA CLASSE, DE S’OFFRIR DES NUITS UN PEU ROCK’N’ROLL. SUGGESTIONS…

PAR CÉCILE BOUJET DE FRANCESCO
Image : Nuit en falaise ©Florian Keller

 

Bon d’accord ! La mode des hébergements insolites ne date pas d’aujourd’hui. Aller passer une ou plusieurs nuit entre amis, en famille, en amoureux ou avec soi-même -la crème, quoi-, dans une cabane perchée dans les arbres, dans un chalet de trappeur, une yourte ou à la belle étoile n’a plus rien d’original. N’empêche, il y a tout de même des esprits créatifs qui se démènent pour imaginer des nuits qui valent le détour…

 

BELLE ÉTOILE ET SPA

Dormir dans une roulotte par exemple, pas dans un camping, alignées en rang d’oignons, mais à 1871 mètres d’altitude, aux Contamines-Montjoie: ça change tout ! Rassurez-vous, la jolie carriole et sa jumelle sont situées à deux pas du refuge La Roselette et de son restaurant, tous deux aménagés dans un véritable chalet d’alpage. Outre la roulotte, Cathy et Jean-Pierre proposent un tipi. Un abri comme ceux que l’on peut retrouver, en mode village à Morzine et Savoie Grand Revard, ou en version solo à Valloire et à la Féclaz.

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Les bulles de Savoie ©Savoie Mont Blanc

Plus panoramiques, les bulles transparentes ont l’avantage de vous laisser croire que vous dormez à la belle étoile sans pour autant vous faire boulotter par les moustiques et autres araignées! Et si, comme c’est le cas à Billième, le «cocon» tout confort et son spa sont situés au bord d’un vignoble : que demande le peuple ?

 

EN APESANTEUR… OU PRESQUE

On avait dit rock’n’roll ? La solution que propose Guillaume est même sans filet! C’est sur un portaledge que le guide de haute montagne fondateur d’Inax Aventure reçoit ses convives. Après une marche «facile» d’une quarantaine de minutes suivie de la descente en rappel qui va bien : le campement est installé au milieu de la falaise pour une nuit hors norme précédée d’une bonne fondue ! Selon Guillaume, “on n’a pas trouvé mieux pour laisser tous nos soucis en bas et vivre avec le coucher et le lever du soleil !”

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Tente suspendue d‘ArboCamp

A propos de «suspendu», la version moins casse-cou existe ! Cette fois, ce sont des tentes qui «flottent» à un mètre du sol (respirez !), dans les campements aménagés par Pauline et Yann dans le Valais. Tout le confort est assuré, jusqu’à la petite cuillère, et pour s’y rendre, même les itinéraires s’adaptent au niveau de marche du visiteur.

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Altidomes ©Alpes-Bivouac

Plus près, au sommet du Semnoz (à 1600 mètre d’altitude quand même!), Julien a installé son éco-bivouac, village d’igloos en 2011. Non seulement l’Annécien a conçu et fait fabriquer ses «altidômes» en Haute-Savoie, mais il propose des «immersions en pleine nature» qui vont de la simple nuitée à la soirée comprenant marche aux flambeaux, apéro autour du feu, animation musicale, dîner…

 

DES CABANES SUR L’EAU

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Îlots de Chanaz au camping de Chanaz ©SMBT

Changement de décor ! A Chanaz, c’est sur l’eau que ça se passe : le long du canal de Savière, les propriétaires du camping des Iles (qui proposent déjà écologdes, bungalows et tentes safari) ont installé des chalets sur pilotis avec vue et terrasse sur la rivière. Ces habitations sont accessibles par la route et la rivière.

En parlant de lodges, au Mont-Saxonnex, Jérémy a créé Altipik camp : un espace dédié au «glamping», un concept inventé par nos cousins anglophones (contraction de glamour et camping). Les tentes -trappeur ou igam igloo avec plancher et poêle à bois entre autres atouts confort- sont réunies en un petit village, en pleine nature.

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Altipik

Pour satisfaire votre part de «rebellitude», quelques pistes méritent d’être envisagées. Dans le parc des Bauges par exemple, où Mathieu et l’équipe de Karst-3E vous invitent à «bivouaquer» dans une grotte. A six pieds sous terre, en pleine obscurité et dans un milieu confiné (l’enfermement spécial covid-19, c’est du pipi de chat comparé à ça!), c’est le moment de faire un sort à votre claustrophobie !

 

MONDES PARALLÈLES

Plus tranquille, rendez-vous au col de Tamié, pour une ou plusieurs nuits dans une chapelle du XIXe siècle entièrement rénovée par Hilary et Nicolas. La bâtisse est située à deux pas de la ferme, maison d’enfance de monsieur, où le couple franco-américain transforme le lait de ses vaches en glaces et sorbets !

Entre 2 cols

Question imagination, à St Martin-sur-la-Chambre (col de la Madeleine), Aurélie et Mathieu n’ont pas besoin de cours de rattrapage! Ces 2 cinéphiles proposent 2 «chambres» tout ce qu’il y a de plus raccord avec leur passion : La tanière du Hobbit et L’étrange cabane de Mister Jack ! La déco est parfaite, on s’y croirait !

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nuit en fut

Last but not least! Direction Tournon, dans le massif des Bauges, sur le domaine du Grand cellier où Patrick Fraix a aménagé dans un foudre d’Alsace (fût de 10 000 litres) une chambre d’hôte à la déco savoyarde. Comme le dit le propriétaire, “rien de tel pour couler un agréable séjour”. Si vous reniflez une odeur de vin, c’est normal ! Le fameux tonneau était encore utilisé en 2009 !

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