j’ai toujours préféré…

j’ai toujours préféré…

J’ai toujours préféré à l’azur la vaudoise
Dont la côte escarpée anime bien des palais
Je me suis envolée sur des notes de jazz
Des vignes de Lavaux aux portes du Valais

De mon rivage en face
J’entends la contrebasse
Et tous ces musiciens
Qui sonnent le tocsin
Pour des nuits blanches
Et quelques boutanches Estampillées

J’ai toujours préféré à l’azur la vaudoise
J’ai toujours préféré à l’azur la vaudoise

J’ai toujours préféré à l’azur la vaudoise
Qui retourne la terre comme la planche à millions
Mais des rives aux Pléiades, la bourgeoise est courtoise
Palmiers sur le Léman, le vrai luxe du canton

De mon rivage en face
J’entends la contrebasse
Et soudain ça m’démange
J’ai la vision étrange
D’un Charlie Chaplin
D’un Freddie très Queen
Que tu Vevey

J’ai toujours préféré à l’azur la vaudoise
J’ai toujours préféré à l’azur la vaudoise

J’ai toujours préféré à l’azur la vaudoise
Qui dans les pintes, le soir, fait sauter les bouchons.
Montreux-moi tes secrets, que je les apprivoise
Ton château forteresse, que je tente l’évasion.

De mon rivage en face
J’entends la contrebasse
Un carré d’chocolat
Sur un verre de Chasselas
J’monte la cadence
Puise dans la jouvence
Et à téter le goulot
Finis dans un Rousseau
La fin de l’escalade
Je reste sur la rade
Face à moi, une fourchette
S’tappe le lac en jet set
Sur un bœuf endiablé
Morceau d’une côte fêlée…

J’ai toujours préféré à l’azur la vaudoise…

j’ai toujours préféré…

l’échappée belle

Ça vous a peut-être échappé – à moi aussi d’ailleurs-, je suis de celles qui pédalent et pas que dans la choucroute, aussi fameuse soit-elle. Le nez dans le guidon, les fesses ventousées au cuir, chevauchant ma monture cheveux au vent, je fends l’air, l’air de rien. C’est bien simple, son assistance m’électrise, ses compteurs me grisent, en somme, j’me frise! C’est fou comme l’amour donne des ailes. Et pour être sa petite reine, croyez-moi sur parole, je mouille le maillot. Pas besoin de prologue ni de roulage de patins de frein, la chambre ne manque pas d’air.

Me voilà donc en roue libre quand un semi-remorque décide d’occuper tout le lit, pour prendre la pause. Dans mon élan – c’est fou comme l’amour rend téméraire -, telle une danseuse improvisée, voire improbable, j’entreprends de contourner l’obstacle par la droite, un bateau me faisant de l’œil. Quelques centimètres à grimper, pas de quoi serrer les plaquettes pour si pneu!

Mais il semblerait que l’un de nous deux soit trop lourd pour décoller du plancher. Sans me vanter, question balance, j’en connais un rayon, c’est d’ailleurs moi qui, là, ai fait un soleil. La roue tourne…

Le dentier accroché au bitume, je me sens aussi con qu’un Pignon à dîner. Je ne vais pas me braquet pour si peu. Je ne suis pas une dégonflée, le coup de pompe, ce sera pour ce soir.
Pas le temps de dérailler, ni d’attendre la voiture balai, c’est que j’ai une choucroute au bout de la route à savourer, moi! Ma gueule sous rustines, je remballe mes quenottes, me promets un régime sans selle dès demain.

Mais là, en amuse-bouche, c’est clair, j’me suis mangée le trottoir. C’est fou comme l’amour aiguise l’appétit!

Moralité 1 : rien ne sert de mettre les gaz, l’amour, c’est comme la choucroute, plus c’est long, plus c’est bon, il faut en garder sous la pédale.
Moralité 2 : le vélo, c’est comme les hommes, il vaut mieux rouler sur du velours pour ne pas finir sur la béquille!

j’ai toujours préféré…

les histoires d’amour finissent mal en général ?

(En 6 playlists)

Les Playboys…

Sapés comme jamais, les playboys filent sous les jupes des filles, pourvu qu’elles soient douces !
Diego a un succès fou. Speed, comme d’habitude, l’homme pressé n’a besoin de personne. Et pourtant…
– Voilà c’est fini ! Le lion est mort ce soir !
– Déjà ? Mais tu ne m’as pas laissé le temps… !?
– C’est la vie Lily… Eteins la lumière, ça ira mieux demain !
– Oui mais c’était pas for me formidable…
– Laisse béton !
– Bidon, oui ! Juste une illusion… Et maintenant ?
– Le plastique c’est fantastique ! Je te promets…
– Rrrrr… si j’avais un marteau…
Elle a les yeux revolver, Lola. “Du rhum, des femmes… Tous les mêmes vendeurs de larmes !

Madame rêve…

Madame rêve, d’un capitaine abandonné, tombé du ciel ou d’un cargo de nuit, sans chemise, sans pantalon, tout nu et tout bronzé, sans contrefaçon : juste quelqu’un de bien. Le cœur grenadine, elle rêve de nuit magique, d’aller plus haut, un peu plus près des étoiles et mourir de plaisir en apesanteur, encore et encore…
Il est 5 heures, Paris s’éveille : Eve lève toi !

Milord…

Milord, lui, se ferait bien l’hôtesse de l’air : “Viens poupoule ! Viens, je t’emmène en voyage voyage : Manhattan-Kaboul dans ma benz, roule !”
– Oh chéri chéri, j’veux du soleil… Si tu vas à Rio, fais-moi une place, emmène- moi à bicyclette ou en Harley Davidson, toi + moi, c’est l’avventura sous les sunlights des tropiques : Sea Sex and Sun…
– Tout doucement ! On ira en week-end à Rome ou sur le lac Majeur, dès que le vent soufflera…
– J’irai où tu iras, là ou le vent nous portera, sous le soleil exactement !
Trop de bla-bla, marre de cette nana-là. La p’tite lady finira, en cloque dans son pull marine, seule sur le parking des anges… Lui, repenti ? Non, non, rien n’a changé ! Gentleman cambrioleur, il est libre Max. C’est comme ça. L’opportuniste veut juste déjeuner en paix dans la salle du bar tabac de la rue des martyrs.

Andy

Y’a d’la joie chez les bourgeois. Andy, 3 nuits par semaine, craque pour les p’tits boudins: Suzette, Lucie, Aline, Léa, Daniela ou Mme Pavoshko… Félicie aussi !
-Oh les filles ! Dieu m’a donné la foi : on ira tous au paradis !
– Juste une mise au point : c’est à toutes les filles, ton invitation ?
– Juste toi et moi, évidemment ! Vous les femmes…
– Y a quelqu’un qui m’a dit – Vanina, Nathalie ou Mélissa, j’ai la mémoire qui flanche, ça m’énerve – bref, elle m’a dit : pour un flirt avec toi, la fille du père noël te lèche-bottes blues… Ça fait mal… T’as beau pas être beau, y’a trop de gens qui t’aiment!
– N’importe quoi! Oui j’l’adore… Une super nana ! Mais confidence pour confidence, la petite Marie, à cause des garçons – aux sombres héros de l’amer -, fond désormais pour le chant des sirènes… Une femme avec une femme… Dieu que c’est beau! J’me voyais déjà tomber la chemise… Quoi? Je suis un homme… Bon, tu veux ou tu veux pas?
– Tout mais pas ça : compte pas sur moi !
Elle panique ! Dommage… Avec le temps… “Allez, viens boire un p’tit coup à la maison !”

La dame de Haute-Savoie

La dame de Haute-Savoie est une femme libérée, voire libertine : tous les garçons et les filles, les uns contre les autres… “Attention mesdames et messieurs : les copains d’abord !” Nuit de folie… Chacun fait c’qui lui plait : c’est bon pour le moral. Au suivant !

Onde sensuelle

Le monde est fou… Faudrait tourner les serviettes et l’amour à la machine ! Il est où le bonheur ? Les histoires d’A vont se casser la voix et Cupidon s’en fout ?

Et un jour une femme, de son onde sensuelle, vous met la fièvre. Ce soir, je ne dors pas : j’ai encore rêvé d’elle, mon cœur, mon amour… “Je vous trouve un charme fou” qu’elle m’a dit. J’ai demandé à la lune : “est-ce que tu me suis ?” Le jour s’est levé, auprès de ma blonde, je m’suis fait tout p’tit…

j’ai toujours préféré…

tête bêche

Cette empotée rêvait de grosses légumes et ne récoltait que des mange-tout, des fumiers par brouettes, des sous-abri à la pelle, des potes âgés fleurant bon le compost qui, une fois la tige taillée, la laissaient en plant. Tous des fervents défenseurs de la rotation des cul’tures, qu’ils disaient…

Sans parler de ces jeunes pousses, tout juste comestibles, des montées de sève encore incontrôlées, toujours partants pour la-bourer; mais pas de pot: l’arrosage automatique avait une fâcheuse tendance à se déclencher aux premiers coups de binage. Devant sa mine en décomposition, soucieux qu’elle n’en prenne ombrage, les bourgeonnants proposaient volontiers une séance de repiquage, le temps que la brindille retombante fasse le plein d’essence. Pas de mélèze! En guise de remontant, les spécimens caducs, fauchés en plein bouleau, suggéraient à la bêcheuse de pomper le tuyau. Mauvaise pioche, ils repartaient aussitôt avec un râteau. Ça ne drainait pas ! Non mais, faut pas pousser aussi !

Rien n’y faisait, elle restait le cœur en jachère. Loin de se résiner, cette écorcée vive allait montrer de quel bois elle se chauffe, n’entendant pas végéter ainsi plus longtemps.
Fini le mur des fermentations !

Chlorophylle en avait assez des broc-au-lit et des poivrons qui taquinent l’é-pinard, aux organes végétatifs… Il lui fallait de l’arty show, que ça dépote ! N’en déplaise aux coincés du bulbe.

Et pour accueillir la fine fleur, elle avait éclairci le terrain, divisé les touffes, tondu le gazon et même élagué le fruit défendu.

Et un jour, à l’aube épine, son (t)erreau s’est planté là, sans buis, cyprès d’elle… Trop chou, fort argile, un brin cultivé et l’imagination fertile, la greffe a pris sur le champ.
Avec lui, elle voulait perdre pieds, prendre racine, qu’ils sèment furieusement, et pourquoi pas, comme dans les histoires qui finissent bien, se faire engraisser !

j’ai toujours préféré…

ma liste

Sortir de ma tanière
Enfiler une guépière
Brailler sur Mika
Et danser d’la polka
Jouer l’effrontée
Chercher la fessée
A ta bouche me coller

T’quitter au matin
Rebrousser chemin
T’faire sortir l’arsenal
Et me faire porter pâle
S’enfuir en moto
Se foutre du rétro
De ton corps être accroc

Tirer sur la gachette
OK pour prendre perpette
J’suis mordue à nos ébats
Est-ce que ça te dira ?
J’ai bien pensé à me taire
Et même à faire machine arrière
Mais c’est la liste des choses que je veux faire avec toi

Partager mes délires
Te rendre fou de désir
T’appeler au secours
T’faire monter dans les tours
Traîner au plumard
Soudoyer le miroir
Terminer les mouchoirs

Te confier mes terreurs
Faire rougir les compteurs
Déchirer ton costard
Faire vibrer mon canard
Rendre fou le psy
Me r’sservir un whisky
Dépoiler le yéti

Tirer sur la gâchette
OK pour prendre perpette…

Je sais, bien trop excessive
A lister mes envies subversives
L’inventaire en prose des pulsions qui naissent dans tes bras

Mater mes tabous
Faire sauter mes dessous
Te traiter de salaud
Et grimper au rideau
Soupirer ton prénom
T’envoûter pour de bon
Embrocher Cupidon

Prescrire des heures câlines
T’offrir ma gueule mutine
Partir dans un fou-rire
Revenir pour le plaisir
S’dire qu’on n’est pas si vieux
Te souffler un aveu
Dans les yeux : je te veux.

 

Texte inspiré de la chanson « La Liste » de Rose

j’ai toujours préféré…

ça va bien se passer !

Entre tes mains, je t’observe, là… Tu vas m’effacer tout de suite ce regard sérieux, je ne suis pas la déclaration transie de ton contrôleur fi’squale, ni l’invitation si touchante rectum-versum de ton urologue, je ne suis pas non plus les vers solitaires d’un certain roi déchu, détends-toi.

Oublie quelques minutes tes soucis, tes factures, ton bilan sanguin, ton bilan comptable, ton bilan tout court, tes amours, tes emmerdes, au moins le temps que ton gilet canari ou ton foulard cramoisi fasse ses ablutions à la machine. Passe qu’il soit moche, mais là, il sent vraiment le bouc’émissaire à plein nez. Choisis le programme 3 heures, il nous faut bien ça ! Et gomme-moi cette ride ridicule, oui, la lionnaise qui sévère’tue à Manu militari Chain’er tes sourcils! Là… Savoie mieux ?

Sache que je suis un remède contre le spleen, plus goûteux que des pilules de bonheur génétiquement modifié par quelques Spang’héros, plus efficace qu’un discours de Mélenchon sous extasie, plus radical qu’un débat national orchestré par un ân’ouna débridé.

Seuls quelques redoutables effets secondaires ont été constatés. D’ici peu, ton visage va se déformer, tes yeux se plisser, une fossette se creuser, ton sourire grimacer. L’horreur, quoi… Des effets qui pourraient s’avérer contagieux, pour preuve cette photo insoutenable, en Une, 1 seule personne a résisté à la pandémie radieus’activ. Sauras-tu la retrouver en moins de 8 secondes? Top chrono!

Be happy be activ !

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