Pintade en cocotte trompettes noires et oignons grelots

Pintade en cocotte trompettes noires et oignons grelots

Une volaille pour la marmaille

Pour 6 personnes
Préparation : 10 à 20 min
Cuisson : 45 min

Ingrédients :
240 g de Trompettes noires Alpina Savoie)
1 pintade (de 1,2 kg)
50 g de beurre demi-sel
50 g d’oignons grelots
2 gousses d’ail
10 cl de vin blanc
10 cl de bouillon de volaille
Sel, gros sel, poivre

Préparation :
Dans une cocotte, faire fondre le beurre, déposer la volaille, et la faire dorer. Assaisonner. Retirer la viande, la réserver. Eplucher, laver et hacher l’ail. Dans cette même cocotte, faire suer l’ail et les oignons grelots. Verser le vin blanc et le bouillon de volaille. Porter à ébullition 5 min.
Disposer la pintade dans la cocotte. Couvrir et placer sur feu doux, cuire 45 min. Maintenir au chaud.
Dans une casserole, faire bouillir de l’eau, saler et cuire les Trompettes 9 min à feu moyen. Egoutter, rincer et maintenir au chaud. Dans un plat, disposer les Trompettes, la pintade, les oignons grelots et verser la sauce. Servir.

©Alpina Savoie

 

Soufflé chaud à la clémentine de corse crème glacée au café

Soufflé chaud à la clémentine de corse crème glacée au café

Un dessert corsé !

Préparation : 1 heure 30
Cuisson : 30 min
Pour 4 personnes

Ingrédients :
Pour la préparation pâtissière : 25 cl de jus de clémentine de Corse réduit à 5 cl puis refroidi I 250 ml de lait I 3 jaunes d’œuf I 26 g de sucre I 17 g de maïzena
Pour la préparation du mélange : Le zeste de 4 clémentines de Corse I 300 g de préparation pâtissière I 9 blancs d’œuf I 165 g de sucre

Préparation :
Préchauffez votre four à 200°C.

Pour la préparation de la pâtissière : mélanger à froid le lait, le sucre et la maïzena. Verser dans une casserole et porter à ébullition puis verser la préparation hors feu sur les jaunes d’œufs. Reverser le mélange dans la casserole et remettre sur le feu jusqu’à ébullition. Débarrasser dans le batteur, puis mélanger à petite vitesse jusqu’à refroidissement. Ajouter le jus de clémentine de Corse réduit.
Pour la préparation de l’appareil à soufflé : récupérer 300 g de la préparation pâtissière, travailler bien le mélange pour qu’il devienne lisse et ajouter les zestes de clémentine. Dans un saladier, monter les blancs avec le sucre. Quand les blancs sont bien crémeux et qu’ils forment un bec d’oiseau, les ajouter délicatement à la préparation pâtissière. Verser dans une poche munie d’une douille unie et couler dans une verrine, lisser à la spatule et marquer le bord entre le pouce et l’index pour aider au développement du soufflé.
Pour la cuisson et le dressage : cuire à 200° pendant 5 min. Attention selon votre four, la cuisson des soufflés peut changer. Une fois les soufflés cuits, saupoudrer de sucre glace. Accompagner d’une quenelle de crème glacée au café dans une petite verrine.

© T. Dhellemmes / La Food / Cuisine Attitude / Clémentine de Corse

 

Rôti de veau aux endives caramélisées

Rôti de veau aux endives caramélisées

Un p’tit rôti pour dimanche

Préparation : 5 min
Cuisson : 30 min
Pour 6 personnes

Ingrédients : 1 rôti de veau de 1,2 kg I 6 endives I 3 oranges I 3 c. à soupe de miel I 50 g de beurre I 1 c. à soupe d’huile I Sel et poivre

Préparation : Chauffer le beurre et l’huile dans une cocotte, colorer le rôti de veau de tous les côtés à feu vif, le saler et le poivrer, le couvrir et le laisser cuire 25 minutes à feu doux, en le retournant à mi-cuisson et en l’arrosant avec le jus de cuisson. Pendant ce temps, laver et émincer grossièrement les endives, râper le zeste des oranges et presser leur jus.
Verser le jus des oranges dans la cocotte et laisser réduire à feu vif en arrosant le rôti de veau puis verser le miel et laisser caraméliser en enrobant le rôti. Ajouter le zeste des oranges et les endives, mélanger et cuire 5 minutes à découvert et à feu doux.
Servir le rôti de veau accompagné des endives caramélisées et d’une purée de pommes de terre.

©Interbev – Photo Amélie Roche

 

Risotto aux marrons et poire

Risotto aux marrons et poire

Du risotto ? buono !

Préparation : 10 min
Cuisson : 25 min
Pour 4 personnes

Ingrédients : 1 bocal de marrons entiers Sabaton (180g) I 250 g de riz Arborio I 200 g de champignons de Paris I 2 échalotes I 1 poire I 1 l de bouillon de légumes I 6 cl de vin blanc sec I 80 g de parmesan râpé I 1 c. à soupe d’huile d’olive I Persil I Sel, poivre

Préparation : Emincer finement les échalotes et couper les champignons en petits dés. Dans une sauteuse, verser l’huile d’olive et faire revenir l’échalote. Ajouter les champignons et laisser cuire pendant 2-3 mn. Ajouter le riz et mélanger jusqu’à ce que le riz devienne légèrement translucide.
Déglacer avec le vin blanc, puis ajouter le bouillon en 4 ou 5 fois. Laisser à chaque fois le temps au riz d’absorber le bouillon. Saler, poivrer. Remuer régulièrement jusqu’à ce que le riz soit tendre et le bouillon absorbé (environ 20 mn de cuisson).
Peler et couper la poire en tranches fines. L’ajouter au riz ainsi que les marrons concassées. Prolonger la cuisson de quelques minutes. Incorporer le parmesan et parsemer de persil haché.
Déguster immédiatement.

©Sabaton – Photo Ph.Barret

 

Crème brûlée aux poireaux et aux noisettes

Crème brûlée aux poireaux et aux noisettes

Crème brûlée pour l’entrée

Préparation : 10 à 20 min
Cuisson : 45 min
Pour 6 personnes

Ingrédients : 500 g de poireaux (4 à 5 pièces) I 6 jaunes d’œufs I 30 cl de crème fleurette I 30 cl de lait I 6 c à c de cassonade (1 par crème brûlée) I 1 c à s d’huile d’olive I 120 g de noisettes concassées I Fleur de sel, poivre

Préparation : Couper les extrémités des poireaux. Ne conserver qu’un tiers du vert et le blanc. Fendre les poireaux en quatre dans la longueur. Les passer sous l’eau en frottant les feuilles les unes sur les autres. Les sécher puis les émincer finement. Dans une poêle, les faire revenir dans l’huile et laisser cuire à feu moyen en remuant régulièrement (il ne faut pas qu’ils colorent). Compter environ 10 min de cuisson. Préchauffer le four à 150°C (th.5).
Dans un saladier, mélanger les jaunes d’œufs, 10 g de cassonade, la crème et le lait. Saler, poivrer et fouetter énergiquement. Répartir la fondue de poireaux dans 6 ramequins, parsemer de noisettes concassées et couvrir de la préparation à la crème.
Cuire durant 40 à 45 min au four. Laisser refroidir puis réserver 2 heures minimum au réfrigérateur.
Parsemer chaque coupelle d’une pincée de fleur de sel et saupoudrer toute la surface de cassonade. Caraméliser au chalumeau ou enfourner les ramequins en position grill, le plus haut possible sur la plaque du four jusqu’à ce que les crèmes brûlées soient bien dorées.
Servir aussitôt.

©UE/Interfel – Photo Amélie Roche

 

Banquet’able ?

Banquet’able ?

LA PEUR DU BIDE

«LES LIVRES QUI SE VENDENT LE MIEUX SONT LES UNS DE CUISINE ET LES AUTRES DE RÉGIMES ; LES PREMIERS VOUS EXPLIQUENT COMMENT FAIRE LA CUISINE, LES AUTRES COMMENT NE PAS LA MANGER»,
A DÉCLARÉ UN JOUR L’ANIMATEUR DE TÉLÉ AMÉRICAIN ANDY ROONEY.
QUEL PARADOXE !

La «bouffe» est devenue en effet un des grands sujets de préoccupation dans notre société. En 2018, 57 % des Français se disaient inquiets pour leur alimentation, contre 30 % auparavant. Comment un des plus grands plaisirs de la vie a-t-il pu devenir une telle source d’angoisse ? Rabelais doit se retourner dans sa tombe !

JE PANSE DONC JE SUIS

Symptômes de cette atmosphère anxiogène, la multiplication des niches alimentaires identitaires, à l’image des végétariens, véganes et autres flexitariens, la prolifération des intolérances plus ou moins imaginaires, les psycho-pâtes allergiques au gluten des nouilles, les ennemis du gras, les pourfendeurs du sucre, les snipers du lactose, les hussards de l’huile de palme, les inconditionnels des régimes, alcalin, sans sel, crudivore, paléo, sans oublier les idoles des jeûnes ! N’en jetez plus, la cocotte est pleine ! Faire ses courses devient mission impossible. Smartphone en mains, inquiets, vous arpentez les rayons du supermarché en scannant chaque produit avec Yuka, l’appli magique qui repère la malbouffe. Deux heures plus tard, vous avez bipé tout le magasin et votre caddie est toujours vide. Et, samedi prochain, au lieu de rejouer le Festin de Babette avec vos invités, vous risquez de passer une soirée «rhubarbative», avec moult querelles intestines à table, si par malheur vous leur servez de la viande, du foie gras, des huîtres, du poisson, des légumes non bio, des fraises hors saison, des noix de cajou ou de l’avocat. Ne cherchez pas à les convaincre, en leur rappelant la nécessité de respecter une invitation, l’importance du repas partagé dans notre civilisation, ou l’intérêt, parfois, de lâcher prise, vous prêcheriez dans le dessert. Vous irez en enfer car vous n’avez pas tenu compte des desideratum et des lubies de chaque convive. Désormais, la nourriture divise. L’individualisme progresse, et la convivialité en prend un coup. «Mangerons-nous encore ensemble demain ?», se demande gravement le sociologue Claude Fischler dans un livre de 2013.

« Entre les psycho-pâtes du gluten, les ennemis du gras, les pourfendeurs du sucre, les snipers du lactose, les hussards de l’huile de palme, sans oublier les idoles des jeûnes! N’en jetez plus, la cocotte est pleine! »

J’SUIS BIDON

Se soucier de son alimentation n’est pourtant pas une mauvaise idée. La volonté de préserver la planète en consommant local, de protéger sa santé et sa silhouette en évitant la junk food industrielle bourrée d’additifs, de pesticides, de colorants, d’antibiotiques ou encore de se soucier du bien-être animal, sont des objectifs légitimes, relayés par les médias et les réseaux sociaux, et largement intégrés par des Français de plus en plus vigilants. Surtout depuis une vingtaine d’années, avec les différents scandales sanitaires, vache folle, lasagnes au cheval et poulet H1N1. Le problème est que cette vigilance peut facilement se transformer en véritable psychose, voire en orthorexie, ou comment on en vient à contrôler tout ce qu’il y a dans son assiette, de peur panique d’ingurgiter un aliment néfaste.
Cet obsédé de l’alimentation correcte est une sorte de nouveau puritain, un pétochard paranoïaque, un idéologue «healthy» chez qui toute idée de plaisir a disparu. Jamais d’écarts. Jamais d’excès. La perfection. Il aime le chocolat au lait, mais il ne mange que du noir car il a lu dans Doctissimo qu’il était meilleur pour sa ligne. Sur l’échelle de Richter de la bectance, l’orthorexique est pisse-vinaigre niveau11. Un champion du monde, devant le végane (niveau 10), et l’allergique au gluten (niveau 9). Ah qu’elle semble loin cette «Cène», qui rassemblait autrefois Gabin, Ventura, Audiard, Blier, des acteurs au coup de fourchette légendaire, riant, buvant, ripaillant avec plaisir et insouciance. Tu mitonnes! Impossible d’envisager un tel repas avec les tristes sires d’aujourd’hui, pour qui le sort d’un canard importe davantage qu’un bateau de migrants retourné en Méditerranée. «Désolé Lino, je ne bois pas, car le vin n’est pas bio, ton pot-au-feu, Bernard, c’est de la souffrance animale, et le dessert de Michel contient trop de sucre, c’est mauvais pour mon diabète. Je vais plutôt opter pour un shoot de quinoa!».
Pas fun comme «tripe». Et si, au lieu de chercher à manger sain en mangeant sans, on apprenait plutôt à manger avec ?

©master1305 ©alotofpeople

 

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