roule ton boule

roule ton boule

roule ton boule !

Un petit coup de jus pour remonter la pente ? Entre bécane et macadam, depuis que le courant passe, la danseuse a moins la cote : ce n’est plus le nez dans le guidon mais le port altier qu’on attaque les côtes. Et quand l’électrique pique un sprint, la pédale se fait légère et les braquets se dé-chaînent. Vae, vis mais surtout… reviens !

L’accro des villes, la belle des champs, le hipster chic & sport… non, ce ne sont pas des noms bien inspirés de Vélos à Assistance Electriques (VAE), mais un échantillon de la rédaction de votre magazine préféré.

Nous sommes donc trois, plus ou moins en roue libre, à prendre en main ce matin les destriers Neomouv mis à notre disposition pour deux semaines par L’Appartelier. Des montures rutilantes, frôlant chacune les 2000€, soit le prix d’un petit scooter.

Malgré ces tarifs, loin d’être anodins, les ventes de VAE ont fait une belle échappée ces dernières années : en France, elles sont passées de 134000 à 255000 entre 2016 et 2017 (+90% !). Ils représentent donc aujourd’hui un dixième des ventes globales de vélos. L’aide accordée par l’Etat n’y est évidemment pas étrangère, certaines villes se sont d’ailleurs mises dans sa roue, comme Aix-les-Bains, qui octroie jusqu’à 250€ de prime à ses habitants convertis aux VAE. A Annecy, pas d’aide spécifique, mais dès le printemps 2019, une flotte de 300 cycles devrait être mise en location pour les habitants de l’agglomération. Pour nous assurer d’être prêts, nous voilà donc, en plein hiver, le pied à l’étrier, guidons au vent et mèches fringantes ! Bientôt nez rouges aussi… et toujours pour la bonne cause.

LE HIPSTER CHIC & SPORT : SEB, NOTRE MISTER DIGITAL

Si vous vous sentez l’âme d’un Steeve Job et ne faites aucun compromis avec l’esthétique, alors vous devriez bien vous entendre avec Furtivo.

Nous sommes ici loin du vélo électrique traditionnel. Son style sportif, épuré et tendance ne passe pas inaperçu. Point de batterie qui dépasse ou de garde-boue disgracieux ! Mais une ligne légère, dépouillée grâce à un cadre anthracite, une roue blanche à l’avant et noire à l’arrière. On aurait presque envie d’exposer l’œuvre dans son salon. Il en ressort un autre avantage considérable : son poids. Seulement 13,5 kg sur la balance, une plume comparé à ses confrères, ce qui vous permettra de soulever l’engin pour franchir quelques escaliers ou autres obstacles.

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Et la bête a encore des petits secrets à livrer. Vous les cherchiez, la batterie et le moteur ont été dissimulés dans la roue arrière, plus discret tu meurs ! Fait d’arme supplémentaire, le rétropédalage permet de recharger la batterie, mais ne comptez pas dessus pour éviter de passer par la case «prise secteur», à moins que vous passiez votre temps à pédaler en arrière, ce qui peut être une option, singulière, mais bon… Le revers de cette débauche de légèreté est l’absence de vitesse, un plateau à l’avant et un pignon à l’arrière, une vitesse et c’est tout.

Mais la monture n’est pas que belle, elle est aussi intelligente. Elle permet de se connecter en Bluetooth grâce à une app’ pour fournir toutes les informations nécessaires : vitesse, état de la batterie, distance parcourue… A ce niveau, on regrettera juste que la marque ne fournisse pas un support universel pour fixer le smartphone sur le guidon… Mais on n’a pas dit qu’on privilégiait l’esthétique ?

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L’ACCRO DES VILLES : LARA, BOSS WONDER WOMAN (SURTOUT AVEC DES PILES !)

On ne va pas se mentir, je ne suis pas une grande sportive devant l’éternel, devant personne d’ailleurs. Rien que l’idée de l’effort me demande un effort en soi. Pour autant, j’essaie de garder la cuisse ferme et le teint frais. Emploi du temps débordant, en matière d’activité physique, je fonctionne au vite fait bien fait, à quelques exceptions près. On n’épiloguera pas. Alors quand on me propose du vélo sans bobo, n’écoutant que mon courage, je lève la main… Aïe ! Je ne me suis pas encore échauffée. J’accepte donc de remiser ma cox rose automatique contre la citadine Carlina, cet engin prometteur, qui ressemble encore bien trop à un vélo pour m’être sympathique. Je ne vais pas jouer les farouches, j’enfourche ! Et cherche la clé du moteur… Quoi ? Parce qu’il faut pédaler ? Je trouve néanmoins le bouton du co-pilote, celui qui réveille le moteur 250 W situé dans le moyeu de la roue arrière et roule la poule ! Un tour de pédale un peu physique – l’engin pèse son poids tout de même : 24 kilos, y a pas plus léger pour manœuvrer ? – et j’ai comme le sentiment soudain, et assez nouveau pour moi, d’être super athlétique.

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Me voilà fendant l’air en deux coups de cuillère à pot. Carrément grisant. Je traverse la ville, en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, ou tout du moins pour conduire mon carrosse de Barbie. D’autant qu’à Annecy, les vélos peuvent filer sur les voies de bus du centre, ce qui m’évite tous les détours réservés aux automobilistes. Trop facile pour emmener, dans les temps, ma fille sur le portebagages : on n’a même plus besoin d’escalader le portail de l’école !

Ni une ni deux, enfilant mon maillot à pois, sous ma doudoune – ça caille dehors!-, je pars en rendez-vous client sur les hauteurs de Sevrier… Une côte ? De la rigolade, je monte de 2 crans l’assistance électrique de mon engin – qui en compte 6 -, et me voilà, même pas essoufflée, à l’assaut du Semnoz. Et quel plaisir, au retour de longer le lac sur la piste dédiée… Pour le coup, 25 km/h ça va trop vite, pas le temps de profiter du paysage… Mais un autre rendez-vous m’attend à l’autre bout de la ville. Ça tombe bien, avec ma batterie (630Wh), j’ai une autonomie de 100 km (en mode Eco à 18 km/h), 70 grand max, vue comme je la sollicite. Pour autant, ne croyez pas que je peigne la girafe sur la route… Il faut pédaler, et je me surprends à réduire l’assistance, en montant les vitesses au guidon (faut pas s’emballer non plus !). Et au bout d’une dizaine de kilomètres, je sens mes cuisses vraiment chauffer. Ça y est, je peux décommander ma séance de sport en salle ! J’ai eu mon taf !

Verdict : en avril, c’est mon anniversaire… Une cagnotte pour un VAE, quelle bonne idée vous avez eu ! Faudrait juste revoir le look trop basique à mon goût. Reste que le poids de l’engin est un peu trop important pour une princesse… Vous fournissez l’Homme avec, pour le descendre au garage à vélos ? Ma fête, c’est le 26 mars… j’dis ça…

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LA BELLE DES CHAMPS : MÉLANIE, NOTRE JOURNALISTE TOUT TERRAIN

Comment ça, un moteur sur un vélo ? Mais si j’enfourche, moi, c’est pour battre la campagne, me défouler, sentir mon cœur s’emballer et mes muscles brûler de la calorie. J’ai, à mon goût, trop peu d’occas’ de faire du sport pour me permettre de ne pas en ressentir les effets immédiats – l’impression, étrangement satisfaisante, d’en baver un peu quand même quoi. En même temps, dans nos contrées escarpées, ce n’est pas très compliqué : la moindre échappée est synonyme de grosse suée. Alors c’est vrai que des fois, ne serait-ce que le dimanche matin, pour aller jusqu’au bled d’à côté chercher le pain, un petit coup de pouce, je dis pas…

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Surtout que, soyons fair-play, caché dans le pédalier de mon Limbo, ce moteur – Bosch quand même – est bien camouflé, tout comme la batterie, discrètement glissée sous le porte-bagages. Si on n’avait pas à le pousser, et donc à le soupeser, on pourrait s’y tromper. Mais avec la fonction «aide à la marche», sa charpente se fait oublier, il se laisse docilement promener. Il promet également de n’opposer «aucune résistance au démarrage». Voyons voir… Il faut quand même montrer à la pédale qui de nous deux est la plus lourde, mais en quelques tours de roues, je suis lancée. Et à quelle vitesse… 27-28-29, hop hop hop, quand je vais dire ça à notre graphiste ! Ah, ah, elle a osé me défier… 31km/h ! Même pas en descente, s’il vous plaît ! Je serais tentée de prendre une photo de mon record, mais je vais me viander… restons concentrée.

Je roule en mode «Turbo», bien sûr, le plus haut des quatre niveaux d’assistance, mais il ne m’empêche pas de jouer avec le dérailleur et les vitesses classiques. Et ne me dispense pas non plus, évidemment, de pédaler… Parce que pour atteindre cette vitesse, il faut se donner un peu. Toute à mon compteur, j’en oublierais presque que j’ai un rendez-vous un peu sérieux derrière. Objectif «zéro transpi» râté, j’y arrive bien imbibée. Mais aussi réconciliée avec ce que je prenais pour une solution de facilité : à assistance électrique peut-être, mais vélo quand même, le VAE reste bien une option sportive de mobilité. Pour déposer son antivol, ses croissants ou son t-shirt de rechange, par contre, il manquerait peut-être juste, à cet attachant Lim-bo, un petit panier.

+ d’infos :
neomouv
.com / lappartelier.fr

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1 mois sans alcool!??

1 mois sans alcool!??

plus d’alcool? t’es sérieuse???

Le cornas bien charpenté, la mousse bien douce, le p’tit blanc sec, tout ça, j’ai arrêté. Comme ça, paf, d’un coup, sans prévenir. Je sais pas ce qui m’a pris.

J’avais rien prémédité. Ça m’est tombé dessus comme ça, sans que je m’y attende, lors d’un apéro entre amis. “Un Perrier tranche, sans glaçon, s’il vous plaît” sont les mots qui sont sortis de ma bouche à 19h46 précisément, un samedi soir. Mes potes et moi, on s’est regardé, on a d’abord cru à une blague, mais non, elle était hyper sérieuse, ma bouche. Je n’avais pas envie d’alcool. Les meilleures décisions arrivent quand tu n’y réfléchis pas. Ça s’appelle l’inattendu, et ça t’apprend plein de choses. Sur toi, évidemment. Mais sur les gens, surtout.

FAUT-IL UNE RAISON ?

Je n’ai pas décidé d’arrêter l’alcool pour perdre du poids (quoiqu’un ou deux bourrelets en moins auraient bien arrangé mon bikini, mais non, je n’ai absolument pas perdu un gramme), avoir un plus joli teint ou une autre conséquence (et jamais véritablement prouvée d’ailleurs) mise en avant par de (trop) nombreux magazines. Non. J’ai eu un trop plein. Mon corps a dit stop. Cette décision a eu bien évidemment quelques effets positifs en un mois (un sommeil plus réparateur, une peau plus apaisée, la preuve que la fête peut être plus folle sans alcool) mais a surtout suscité beaucoup de jugements.

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EFFETS SECONDAIRES, VOIRE PRIMAIRES ?

Parce que beaucoup (trop) de gens ont un avis sur tout et surtout sur ce (et celles et ceux) qu’ils ne connaissent pas. En particulier sur cette décision apparemment anodine qui n’appartient qu’à moi et qui ne les concerne en rien donc. Alors oui, j’aurais aussi pu décider d’arrêter les gens, mais c’était bien trop compliqué à mettre en place à ce moment-là.

Bref. Pendant tout ce mois, j’ai appris des tas de choses improbables. Qu’une femme qui arrête l’alcool le décide soit parce qu’elle est enceinte – “en même temps, à 35 ans, il faudrait qu’elle y songe, tu crois que ses ovocytes sont encore opérationnels?” – oui, merci, ils se portent bien, soit parce qu’elle ne veut pas grossir (au secours), soit parce qu’elle est alcoolique (ah). Qu’il est triste de ne pas trinquer avec un verre de Chignin ou de Chouffe “parce que l’eau, sérieux, ça fait pas rêver” – Je te rassure mec, toi non plus, tu fais pas rêver…. Que je dois être dépressive “ou un truc du genre”. Que je suis malade, “un truc grave en tout cas, c’est obligé, je vois que ça”. Parce qu’il faut ABSOLUMENT une raison.

LES CON’SÉQUENCES…

Bref. Ça a été l’un des mois les plus surréalistes de ma vie. Instructif, mais surréaliste. Faire face aux jugements, aux propos hyper con(descendant)s de ces gens hyper con(descendant)s. J’aurais pu leur expliquer que le(ur)s mots ont un sens bordel, mais je me suis dit que je leur enverrai cette chronique, à la place. Quand ils la recevront, je ne serai plus joignable.

Parce que finalement, j’ai décidé de les arrêter, les gens. Je pars faire une retraite silencieuse (et sans alcool). J’ai rien prémédité, ça m’est tombé dessus comme ça, sans que je m’y attende. Les meilleures décisions arrivent quand tu n’y réfléchis pas. Ça s’appelle l’inattendu, et ça va m’apprendre plein de choses, encore…

 

j’ai testé le paddle-yoga

j’ai testé le paddle-yoga

ça rame pour moi !

Depuis ma dernière tentative de réconciliation avortée avec le sport, le bougre a dû me tendre une sacrée perche pour recoller les morceaux. Il m’a flanqué une pagaie dans les mains, gonflé quand même, comme si c’était à moi de ramer. Et j’ai replongé, faible que je suis.

Il faut dire qu’il a été très bon sur l’argumentaire : un cadre de folie, un soleil de bon augure – présent mais discret, et une pratique non violente. Du yoga. Ah dommage, déjà fait. Oui, mais sur un paddle! Sérieusement? Je ne peux rien lui refuser.

GET UP STAND UP !

Lève-toi et rame. Jamais au grand jamais je n’étais montée sur ce genre d’engin. Une planche, qu’elle soit de surf, de wake, de snow et encore plus de paddle n’avait auparavant tenté l’outrage d’approcher de près ou de loin un de mes pieds graciles (vous avez dit gauches?). Je mets donc ces pieds dans le plat et les choses au clair tout de suite lorsque je rencontre Benoît au NCY SUP Center à Sévrier. D’un calme olympien, le lieu et son tenancier me rassurent en un regard. L’endroit est un vrai petit coin de paradis et un hamac suspendu entre deux arbres face au lac me lance même des appels aguicheurs auxquels j’ai bien du mal à résister.

Aucune qualité requise, ça tombe bien ! Le paddle, ça coule de source. Un petit groupe au féminin, des novices comme moi et d’autres plus expérimentées, profite du calme ambiant. Charlotte Sigwalt, professeur de yoga, nous rejoint pour commencer l’échauffement les pieds sur terre. Une fois la phase préparatoire passée, le souffle ralenti et le contexte posé, toute trace de stress a déjà disparu. Il est temps de sortir le bikini et d’enfiler un gilet de sauvetage, de rigueur. Je le serre au max, la natation, non plus, ce n’est pas trop mon truc. Quoi, vous saviez?

A PADDLE LOUP

Avec la grâce d’un éléphanteau, je me hisse sur la planche qui se trouve être un peu plus large que les autres pour faciliter la pratique du yoga. Il est possible de partir à genou, je prends l’option, il va sans dire! Je pagaie d’un côté, puis de l’autre et me surprend, après quelques ajustements positionnels, à glisser assez naturellement.

Le groupe se resserre autour de Charlotte. Premières postures, ça balance tout doucement. Un léger bercement, une brise vaporeuse, je me recroqueville dans la posture de l’enfant en laissant glisser mes mains dans l’eau. Quand je relève la tête, les paddles se sont éloignés les uns des autres, la voix de Charlotte aussi.

Nous reprenons à nouveau le large. Et quel pied! Etre là, au milieu du lac, tout me semble d’une étonnante sérénité. Je n’ai même plus l’impression de fournir un effort… Aurais-je trouvé le sport idéal? Côté décontraction, objectif maximal rempli.

A nouveau quelques postures. Et autant le chien tête en bas avait tendance à me laisser complètement dubitative en salle, autant là, il prend tout son sens. C’est peut-être en regardant le monde à l’envers que les choses reprennent leur endroit, qui sait? Le groupe se déplace à nouveau pour expérimenter des positions plus profondes. Cette légère instabilité de l’eau rend la proprioception instinctive. Je me surprends à corriger seule mes attitudes pour tenir les mouvements. Dingue, je progresse, on dirait!

Un petit plongeon plus tard (là, je me la raconte : je n’ai jamais su plonger), je tente même le retour debout, qui l’eût cru? Grosse prise de confiance. Cet été, paddle yoga à la full moon, perso, je tente. Transformation en cours… Quoique paddle burger, c’est pas mal aussi? Ah j’hésiiiite…

+ d’infos : ncy-sup.com
facebook.com/ncysupcenter
yoga-montagne.
com

© Luna Vandoorne

le gyrotonic, ou 400 nuances d’agrès

le gyrotonic, ou 400 nuances d’agrès

poulies d’or

Devant ces drôles de machines en bois, affublées de sangles, poulies, manivelles, glissières et autres accessoires divers, on se demande un peu ce qui nous attend. Avec pas moins de 400 nuances d’agrès, l’univers du gyrotonic est fascinant…

Le Gyrotonic est une gym bien-être et antistress créée par Juliu Horvath, danseur professionnel hongrois, qui cherchait à détendre et assouplir son corps malmené par l’effort. Basée sur la respiration, la méthode s’appuie sur les disciplines du yoga et du taï-chi, que l’artiste fait évoluer grâce à son expérience de la danse. Il aboutit à une pratique douce qui fait travailler l’ensemble des muscles et articulations grâce à des mouvements fluides, non traumatisants. La combinaison de mouvements circulaires multidimensionnels (Gyro) et d’un travail de renforcement et d’élongation des muscles profonds antagonistes (Tonic), grâce à un jeu de contrepoids et de résistance, permet au corps de se délier et s’affermir à la fois.

TIRE LA CHEVILLETTE, MIEUX TU TE SENTIRAS !

Le Gyrotonic se décline sous deux formes, à commencer par le Gyrokinesis. Aussi appelé «Yoga for Dancers», il est pratiqué sur tabouret, au sol sur tapis, ou debout. La méthode repose sur des mouvements doux, rythmés par la respiration. Les postures ne sont pas maintenues dans un effort tétanisant, mais s’enchaînent avec fluidité. Les muscles et articulations sont ainsi dénoués, étirés et renforcés.

La seconde, le Gyrotonic Expansion System. Réalisée sur machines, la pratique permet d’aller encore plus loin, de travailler en profondeur chaque chaîne musculaire. L’astucieux système de poids, de poulies et de sangles, entièrement réglable, offre une résistance constante pour un travail fluide et sans à-coups. Au total, pas moins de 400 exercices différents, pour un programme entièrement personnalisable.

QUE LA FORCE SOIT AVEC TOI

De la simple activité physique à la recherche de la performance, en passant par la récupération ou la rééducation, le Gyrotonic est adapté à tous et à tout âge. Ses bienfaits sont nombreux, à commencer par une amélioration de la souplesse du corps et de l’amplitude des mouvements. Un entraînement régulier permet de cultiver sa force, son équilibre, sa coordination et son endurance, mais aussi de développer sa conscience corporelle, de rectifier sa posture et de favoriser la prévention des blessures musculaires et articulaires. En complément, il stimule le système nerveux pour une action anti-stress, apportant une sensation de détente profonde et de force intérieure.

CERCLE VERTUEUX

Avant de se lancer, en cours collectifs ou individuels, une séance d’initiation est requise pour se familiariser avec la méthode. Un programme individuel et évolutif sera ensuite établi. Pendant l’effort, qui sollicite à la fois les capacités physiques et mentales, on s’écoute, on se focalise sur son corps et sa respiration, pour aboutir à une sorte de méditation en mouvements.

+ d’infos :
Gyrotonic Annecy – Welness Studio à Veyrier-du-lac
gyrotoniccotebasque.com

© Charlotte Noda / © lukesw

tout nu et tout… musclé !

tout nu et tout… musclé !

le sport plein peau !

Pour les adeptes du naturisme, la meilleure tenue de sport, c’est celle qu’on laisse au vestiaire ! En effet, quoi de plus jubilatoire que cette sensation de liberté, sans entrave vestimentaire, sans textile qui colle à la peau, qui frotte, qui pique et qui irrite ? En tenue de peau, tout devient possible, ou presque…

Pratiquer un sport nu, en voilà une idée! Si certains s’entraînent avec assiduité dans l’intimité de leur chambrée, il ne paraît pas si évident de galoper à travers champs en toute impunité. Bien que, depuis 1994, la loi ait changé (exit l’attentat à la pudeur), il n’est pas encore permis de se promener totalement nu dans la rue.

LIBRE COMME L’(H)AIR

En revanche, l’article 222-32 du Code pénal n’interdit pas la nudité dans un cadre privé ou «approprié». Autrement dit dans des lieux naturistes reconnus comme tels (plages, centres de loisirs ou sportifs). Et c’est tant mieux pour celles et ceux qui souhaitent se bouger sans entraves. A les écouter, si les bienfaits de la pratique sportive, quelle qu’elle soit, sont les mêmes que l’on exerce nu ou habillé, le sentiment de liberté lui, est largement amplifié. En outre, il s’accompagne d’une sensation unique de bien-être et de satisfaction.

DES BIENFAITS MÉCON-NUS

Véritable concept de vie qui replace l’homme dans son élément le plus naturel et rend au corps toute son importance, le sport naturiste aurait bien des vertus. Tout d’abord, l’activité est hygiénique. Fini les odeurs désagréables ou l’humidité retenue par le vêtement. La sueur s’évapore naturellement au contact de l’air. Entièrement dévêtu, le corps tire un profit maximal du soleil, favorise la synthèse de la vitamine D, qui fixe le calcium sur les os, ainsi que la production des globules rouges qui transportent l’oxygène. De plus, cela lui permet de réapprendre à thermoréguler sa température. Enfin, pour peu que l’on n’oublie pas de la protéger avec une crème solaire, la peau bénéficiera de cette mise à nu pour respirer et améliorer son élasticité. Bref, les bienfaits sont nombreux, pour peu que l’on s’affranchisse de sa pudeur.

ESSAYER LA NUDITÉ, C’EST L’ADOPTER !

Faire du sport sans ori-peaux vous tente ? Voici quelques pistes pour pratiquer en toute légalité. Si vous vous sentez sirène, appréciez la sensation de l’eau qui court le long de votre échine, à vous la plage ou la piscine. Dans la région, la plage de Thonon-les-Bains accueille les naturistes de tout poil, de mai à septembre. Puis, quand les premiers frimas se font sentir, il est possible de se mettre à l’abri dans le bassin de la piscine de Genève (dont l’entrée est réservée à l’inter-club naturiste du Léman, les mercredis soir de 18h00 à 20h00 pendant l’année scolaire suisse). Fini le désagrément du maillot mouillé ! Le seul textile autorisé est celui des rideaux qui protègent les nageurs de la vue des curieux.

Parmi les autres activités sportives qui tendent à s’étendre, la «randonnue» connaît un vrai succès. Souvent pratiquée en petits comités, elle permet de communier pleinement avec la nature. Le port du «pagne» reste conseillé pour ne pas froisser les «textiles» qui croiseraient votre chemin. Yoga-nu ou muscu-nu, qui se pratiquent en région parisienne, n’ont pas encore trouvé leur salle locale, mais ça pourrait venir…

+ d’infos :
ffn-naturisme.com

Photo : artifirsov

déshabillez-moi !

déshabillez-moi !

expert-tease contable

Difficile de parler de nudité sans donner un peu de sa personne. Mais, de la même manière que je n’entre dans l’eau de la piscine qu’orteil par orteil, et jamais comme une bombe, spontanée et délurée, j’ai préféré la méthode douce pour me désaper, cm2 par cm2 , afin de ne brusquer ni ma pudeur, ni mon corps. Effeuillage en «bon uniforme»…

Quartier de l’hôpital à Genève. Du parquet, de grands miroirs… nous sommes dans une salle de danse presque classique, à quelques détails près : les lourds rideaux de velours rouge aux fenêtres, le petit canapé, la bouteille de pétillant, ses coupes… et les chocolats. Une ambiance feutrée, boudoir, c’est l’idée, pour une mise en confiance quasi-instantanée.

En peignoirs satinés et talons aiguisés, nous sommes huit, plus ou moins à l’aise quand même, autour de la piquante Stacy Phoenix.

Sourire carmin parfaitement dessiné, assorti à la fleur qui retient ses cheveux, œil taquin et rire en cascade, si notre professeure d’effeuillage assume aujourd’hui son splendide 46, ça n’a pas toujours été le cas. “A une période où je venais de rompre avec un amoureux violent, j’ai pris 30 kg ! Forcément, j’ai déprimé, ne sachant pas quoi faire de ce nouveau corps. Mais je me le suis réapproprié en découvrant le maquillage pin-up, et dans la continuité, le burlesque. C’est vachement plus sympa que d’aller chez le psy ! Vous allez voir…”

SLOW NUDE

Après nous être, à notre tour, présentées, nous prenons place face à la glace. Première rencontre avec cet autre «nous» ultra féminisé, auquel nous ne sommes pas toutes – en tous cas pas moi – habituées.

Sur la bande originale de 50 nuances de Grey – le ton est donné -, nous mémorisons une courte chorégraphie pour apprendre à nous délester de nos gants, chaussures, bas et kimonos. Avec allure – défaire un porte-jarretelles d’une main, l’air de rien, demande une certaine dextérité, croyez-moi -, mais pas vive, l’allure. Au contraire… Car c’est le teasing qui fait toute la personnalité du burlesque.

A l’inverse du strip-tease moderne, né dans les années 70 avec l’apparition des peep-shows dans lesquels il fallait que le déshabillage soit rapide pour être rentable, l’effeuillage burlesque prend son temps. Le voyage parcouru compte plus que la destination, qui, dans le monde des pin-ups, rappelons-le, est rarement la nudité intégrale. Et même si aujourd’hui, pour ce stage en accéléré, nous l’atteignons en moins de 2h, c’est un processus beaucoup plus lent dans le cadre des cours. “On commence par des postures, la démarche, les gants… Jusque-là ça va, car personne n’est vraiment timide du poignet !” explique Stacy. “Mais les filles ne se voient en lingerie qu’au bout de plusieurs mois.”

Stacy Phoenix

TORRIDE ET SANS COMPLEXE

Et nous ? Nous y voilà. Topless. Même si je ne suis pas vraiment une pratiquante décomplexée sur la plage, il n’y a là, étonnamment, rien de gênant. Car on ne sent pas de comparaison, pas de jugement. “C’est ce qui m’a convaincue”, me raconte Delphine, ma voisine, des nippies en strass, faits maison, en guise de cache-tétons. Après un AVC, elle décide de ne plus rien se refuser, découvre le burlesque au cinéma, puis en spectacle, avant de se lancer, il y a deux ans. “Tout de suite, j’ai senti la bienveillance, le soutien des autres. Dans une autre vie, j’étais coiffeuse, et on se tirait sans cesse dans les pattes, c’était l’horreur. Là, il n’y a pas de compétition, donc pas de gêne. On arrive à faire ce qu’on veut.”

Dans la peau de Crazy Candy, son alias pin-up, elle laisse s’exprimer tout un pan de sa personnalité. “Dans la vie de tous les jours, j’ai mes complexes, je ne me sens pas dans la norme, mais sur scène, je suis bien. Que je sois nue ou pas ne fait pas une grande différence. Finalement, ce qui compte, c’est que je m’assume.”

BODY THERAPY

“C’est un peu comme un atelier thérapeutique”, complète Alexandra. Une première pour cette jeune maman qui voulait ré-apprivoiser un corps négligé depuis la naissance de ses jumelles. “Maintenant, après avoir suivi ce stage, j’ai envie de me faire à nouveau plaisir, d’être plus vigilante, de retrouver ma sensualité, mon sex-appeal, de mettre des jolis dessous…”

“Working girl, garçon manqué ou maman débordée, les femmes qui arrivent ici veulent renouer avec leur féminité” résume Stacy. “Certaines changent même de manière radicale, ce sont souvent les amis ou la famille qui viennent nous le dire par la suite. Elles révèlent leur personnalité, mettent un terme à une relation nocive ou se présente pour un nouveau job.”

La mise à nu comme affirmation de soi… En (toute) petite tenue, devant mon reflet maquillé et escarpiné, un doute m’assaille pourtant : n’ai-je pas, là, tous les aspects de la femme-objet ? Stacy, qui n’est pas du genre à se laisser faire, rectifie : “une femme-objet essaie de correspondre à ce que l’on attend d’elle, se plie à ce qu’on lui impose. Elle n’a pas toujours d’autre option d’ailleurs. Alors que nous, nous ne sommes pas là par nécessité, mais par choix. Du coup, on enlève ce qu’on veut et surtout, on s’arrête quand on veut.”

+ d’infos :
secretfolliesboudoir
.com

©the24studio / © Lucie Poirier

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