Vivement hier !

Envie de full boules déjantées, de cochonnets tourmentés,
Envie de déhanchés effroyables sur des rythmes improbables,
De terrasses bondées, de soirées dévergondées,
De siffler la fin du bal masqué, de voir des sourires édentés…

Vivement hier qu’on se touche !

Envie de nos cafés à s’esclaffer, de nos bouclages, de nos craquages,
Envie de retrouver ma team recavée, les mots dentelles de Mel,
Les contes en flag de Mag, quitter le purgatoire, crier Victoire !
Les bureaux sans So ni Po, j’y divague, tout ça n’est qu’une sale blague.

Vivement demain qu’on remette une cartouche !

Envie encore d’entendre mon père râler qui trop vite s’en est allé,
Envie de voir mes poussins pousser sans barrière ni horaires,
De pouvoir rêver de lendemains lessivés au teint ravivé,
De toi, mon tuteur, mon hacœur, mon lover enjoliveur d’humeur…

Vivement ce soir ta bouche !

Escapade dans le Rhône

Escapade dans le Rhône

Appât de loup

Quand Madame Loup rencontre Monsieur Litt, qu’est-ce qu’ils se racontent ? L’histoire d’une maison d’hôtes, joliment plantée au milieu des vignes, en plein cœur du Beaujolais. Son nom ? Le Lit du Loup, c’est évident !

A une vingtaine de kilomètres au sud de Mâcon, Corcelles-en-Beaujolais a les atours et les atouts d’un beau terroir viticole. A 500 mètres de son château du XIVe siècle, la maison construite en 1850 pour le vigneron du domaine est aujourd’hui celle d’Annick Loup et de François Litt.

DÉVIER DES VIGNES

Avant de s’installer ici, Annick a vu du pays. Cette native de Thoissey, à une dizaine de kilomètres de Corcelles-en-Beaujolais, quitte, à 24 ans, famille et amis pour suivre son mari. Direction la Belgique, Liège précisément, où la jeune Française devient rapidement directrice d’une boutique de vêtements et accessoires haut de gamme. Egalement maman de deux enfants, Annick ne compte pas ses heures, s’implique jusqu’à n’en plus pouvoir. “En participant au développement de cette boutique, j’ai vécu une très belle aventure. Mais j’ai toujours beaucoup trop travaillé. A l’âge de 52 ans, j’ai eu envie de changement. Mes enfants étaient déjà grands, et mes parents toujours à Thoissey avaient besoin de moi. Mon nouveau compagnon saturait aussi de la ville et pouvait trouver dans le Beaujolais de nouveaux débouchés pour exercer sa profession de kiné. A l’époque, pour moi qui voyageais tout le temps, c’était un rêve de travailler chez soi ! Avoir une maison d’hôtes, c’était une façon d’arrêter de travailler tout en gardant du contact humain.

UN NOUVEAU REPAIRE

Annick et François visitent plusieurs maisons dans le Beaujolais et tombent sous le charme de l’ancienne demeure de vigneron. Située sur un terrain de 2 000 m2 en bordure de la route principale du secteur, elle a toujours attiré Annick, qui passe régulièrement devant depuis qu’elle est enfant. “Une dizaine d’années auparavant, j’avais déjà constaté qu’elle avait été toute refaite. Alors quand j’ai vu qu’elle était en vente, j’ai eu naturellement envie de la visiter. Tout le gros œuvre avait déjà été effectué et la rénovation avait été faite en conservant d’anciens beaux matériaux, comme le parquet marqueté. L’esprit de la maison était préservé et elle était viable rapidement. C’était exactement ce qu’il nous fallait”.
Fin mars 2014, le couple s’installe et réalise quelques travaux de peinture et d’aménagement. D’une surface de près de 200 m2, la bâtisse est distribuée sur trois niveaux. Les salon, salle à manger, cuisine, buanderie et salle de détente des propriétaires sont situés au rez-de-chaussée. Et leur espace nuit… au dernier !

DÉCOR’ARTION

Les hôtes sont donc logés au cœur de la demeure, entre les deux étages réservés aux propriétaires. Entièrement consacré à l’activité de maison d’hôtes, le premier comprend une suite familiale avec deux chambres, une grande salle de bains, et sur le même palier une chambre double avec sa salle de bains privative. Là, comme dans toute la maison, Annick a laissé s’exprimer sa passion du design et de la décoration. “Les meubles que nous avons ramenés de Belgique se marient très bien avec les boiseries sablées. Comme il y a 3,50 mètres de hauteur sous plafond, j’en ai profité pour mettre des grands luminaires, de belles pièces italiennes ; et j’ai fait faire des tentures sur mesure. J’ai commencé à décorer la maison avec 24 photos de Serge Anton, un photographe bruxellois. On exposait ses œuvres dans la boutique de Liège et je suis tombée amoureuse des regards qu’il avait photographiés. Nous avons aussi des créations d’Ottmar Hörl, un sculpteur allemand qui a voulu rendre l’art accessible à tous avec ses œuvres en plastique recyclé. J’aime avoir une empreinte contemporaine dans un espace qui a gardé l’âme de l’ancien.” Une alliance réussie qui contribue à faire du «Lit du Loup» un bien joli repaire !

+ d’infos : http://lelitduloup.com

Photos : Baudouin Litt

coinG : vagabond d’âge…

coinG : vagabond d’âge…

Mâle sans gravité ?

D’après une étude américaine de 2018, les hommes mûrs, même s’ils ressemblent à Alain Deloin, recherchent souvent des partenaires beaucoup plus jeunes qu’eux sur les sites de rencontre. 

Manque de réalisme ? Besoin de flatter leur ego de mâle alpha ? Ou sont-ils réellement persuadés que leur sexualité échappe aux ravages du temps ? 

Décal’âge horreur

Selon l’adage populaire, l’homme se bonifierait avec l’âge, comme le bon vin. La petite cho-pine vite éventée du début, au jus sans saveur, deviendrait, au fil des années, un grand cru du Kama Sutra, un château-Y-Ken capable de Sauternes tout ce qui bouge. Ce mythe du « silver fox » (ou vieux beau) plus expérimenté, plus endurant, plus sexy, séduisant une femme plus jeune, reste largement entretenu dans les films ou la littérature, et totalement intériorisé dans la société, malgré le mouvement #MeToo qui a dénoncé les dérives de ce schéma dans certains milieux professionnels. Illustré par les comportements des people, il échappe toujours à l’âge shaming, contrairement à la cougar, objet récurrent de moqueries. Par exemple, le «sugar» n’est jamais «mummy», mais un «daddy» cool, qui sait apprécier les bonnets M. Ainsi, de Gabriel Mazneff, Nabokov de série B qui se vantait de séduire des Lolita à peine pubères, à Trump, Poutine, Sarkozy, ou Hollande, qui exhibent leurs conquêtes juvéniles, en passant par Yann Moix, «incapable d’aimer une femme de 50 ans», le vieux beau s’imagine imperméable aux lois de la gravitation et capable ad vitam aeternam d’emmener Prosper au cirque. Certes, une différence d’âge importante peut temporairement réveiller le Vésuve qui sommeille au fond du boxer. Le partenaire plus âgé voulant prouver son ardeur, tandis que l’autre, plus jeune, serait excitée à l’idée de chauffer son quinqua (ou sexa, voire plus). Mais cet avantage n’est que provisoire, le Puy-de-Dôme n’est pas loin.

Biroute en déroute

Car, après 50 ans, un tiers des hommes ont régulièrement des problèmes d’érection. Après 60 ans, 41 % ont des complexes concernant la fermeté de leur sexe. Après 70 ans, 29 % recourent à des médicaments pour améliorer leurs performances. En somme, le coup de la panne, ça marche à 20 ans, beaucoup moins plus tard. La faute à l’andropause. Pour les béotiens, ce n’est ni une marque de confiture, ni un ancien dirigeant soviétique, mais une baisse du taux de testostérone, aux conséquences peu affriolantes : baisse de la libido, troubles de l’érection, prise de poids, peau sèche. «La vieillesse est un naufrage » disait de Gaulle de Pétain. Sur ce plan, il a raison. La «gaule» devient moins raide qu’un bâton de maréchal. Prendre la pastille, pas Vichy, mais Viagra, devient la seule solution pour retrouver vigueur et résistance. Bref, comme le constatait l’humoriste américain Steve Martin, «en matière de sexe, rien ne s’arrange avec le temps». Malgré les smoothies, l’abonnement à la salle de sport, le yoga, rien n’y fait. Au plumard, ce n’est plus le Paris Dakar, le grand «raide» s’est ensablé. Alors, les nymphettes, avant de serrer un ancêtre, pensez bien à regarder sa date limite d’utilisation (DLU). Richard Gere ne sera pas toujours Richard Jouir. 

beauté : couperose out !

beauté : couperose out !

Eteindre le feu

Ces petits vaisseaux apparents sur ton visage relèvent d’une affection bénigne, mais très inesthétique et gênante, qui touche de préférence les filles. « Protéger, apaiser, camoufler », 3 règles à suivre pour réduire les flushs intempestifs.

La couperose est la résultante d’une dilatation excessive des capillaires sanguins. Les protocoles médicaux diffèrent selon que tu aies des vaisseaux très visibles accompagnés de poussées inflammatoires, ou bien quelques rougeurs diffuses… Traitements au laser, par lumière pulsée, électro-coagulation… En attendant, adopte juste des gestes simples et astucieux.

SOINS VASOCONSTRICTEURS

Souvent la couperose résulte d’agressions externes répétées, ce qui impose de limiter au maximum les risques d’irritations. Soigne ton hygiène de vie. Evite tous les facteurs aggravants. Protège-toi du soleil, du vent, du froid. Ils augmentent la vasodilatation. Utilise des démaquillants sans rinçage. Exit l’eau calcaire du robinet. Choisis des soins aux actifs apaisants et vasoconstricteurs. Intéresse-toi aux plantes aux vertus anti-inflammatoires : extraits d’immortelle, chanvre, beurre de karité, huile de coco, extrait de réglisse, masques au miel, au concombre, huile de lavande… Chaque marque cosmétique a son cocktail gorgé de bisabolol, ruscus et polyphénols. Oublie les produits contenant de l’alcool. Et puis, prends ton joker anti-rougeur : un médicament topique, très fort vasoconstricteur permet en une demie-heure de réduire les rougeurs. Bon, il ne soigne pas. Il fait effet une dizaine d’heures, mais il peut être intéressant dans certaines circonstances ! Surveille ton alimentation. Exit alcool, tabac, épices, piments… Ne mange pas trop chaud. Privilégie fruits rouges, légumes, amandes, poissons gras…

OPÉRATION CAMOUFLAGE

La couperose étant une problématique vasculaire, elle augmente localement la température de la peau. La texture des fonds de teint tradi se modifie au dessus de 36,8°C. Tenue non assurée. Fais confiance aux maquillages correcteurs spécifiques riches en pigments. En prolongement de la BB crème, la CC crème (color control corrective) est un perfecteur de teint qui unifie et hydrate. Il existe de nouvelles formules de sticks correcteurs qui s’utilisent seuls pour un éclat et fini naturel, grâce à une haute concentration en pigments jaunes proches de la mélanine naturelle. Reste d’actualité, le stick vert par ce que rouge et vert se trouvent à l’opposé du cercle chromatique. Donc, ils s’annulent et se neutralisent. Couperose légère : make-up à la formule fluide en lissage au pinceau. Plus intense : utilise une éponge au fini plus couvrant. A bannir, le make-up « bonne mine », « effet soleil », roses ou orangés. Intéressant : la poudre anti-rougeur minérale et correctrice. Elle camoufle, apaise, protège… A avoir dans ton sac pour procéder aux retouches, si nécessaire…

bon sang de bon sens : le top des élixirs

bon sang de bon sens : le top des élixirs

5 huiles essentielles vraiment essentielles…

En ce début d’année, je reviens à mes premières amours : les huiles essentielles. Tombée il y a quelques années dans leur univers comme Alice au pays des merveilles, ces précieux élixirs font désormais partie de ma vie au quotidien. Le top des 5 huiles essentielles à glisser dans sa trousse à pharmacie, c’est par ici ! 

Les propriétés antiseptiques, antibactériennes, antivirales des huiles essentielles ne sont plus à démontrer ! A vos marques… 

Top n°1  : la lavande vraie. L’huile essentielle de lavande vraie possède toutes ces qualités en plus d’être antifongique et calmante pour le système nerveux. Les utilisations de cette huile sont innombrables. Je la conseille notamment en application sur l’intérieur des poignets ou quelques gouttes sur l’oreiller pour son action apaisante ou encore sur un gant dans le sèche-linge pour désinfecter le linge. 

Top n°2  : l’arbre à thé ou tea tree. L’arbre à thé fait partie de la famille des eucalyptus. C’est simple, cette huile est ultra puissante et sans danger. Elle a été découverte par les colons anglais en Australie qui avaient entendu parler du lac magique dans lequel les aborigènes se baignaient pour soigner tous leurs maux. En réalité le lac était entouré de cette sorte d’eucalyptus et leurs feuilles diffusaient leurs propriétés en tombant dans l’eau. D’où son nom  ! Vous pourrez l’utiliser largement pour soigner toutes sortes de boutons : acné, piqures d’insectes, démangeaisons… Elle lutte contre les champignons, les virus, les bactéries…

Top n°3 : le ravintsara. A tort ou à raison, cette huile essentielle a été rapidement en rupture de stock dès l’apparition de la Covid 19 ! Ses propriétés antivirales sont connues. Elle est particulièrement efficace en diffusion ou en massage – mélangée avec une huile végétale -, pour lutter contre les infections ORL et soutenir le système immunitaire. 

Top  n°4  : l’hélichryse italienne. L’hélichryse ou immortelle est une fleur à l’odeur incomparable qui embaume le maquis corse. Elle est malheureusement un peu chère, mais son action sur les coups, bosses, les bleus est extraordinaire. Vous pourrez également la glisser dans votre crème de jour pour son action unifiante et antirides ou sur les jambes présentant des varices, des vascularités. 

Top n°5 : l’eucalyptus citronné. Difficile de sélectionner la 5e, car tant d’autres méritent d’être mentionnées ! J’ai choisi cette dernière pour ses propriétés anti-inflammatoires puissantes. Son odeur est assez forte (on aime ou pas), mais elle sera souveraine pour calmer toutes sortes de douleurs inflammatoires. Douleurs de nuques, dos, épaules, etc… Vous pourrez l’associer avec l’hélichryse en cas de choc. 

Lorsque l’on connaît bien leur usage, le champ des possibles est infini, tant elles possèdent des propriétés bienfaitrices. Attention toutefois de ne jamais les utiliser pures (sauf la lavande ou l’arbre à thé), donc avec un corps gras, et ne jamais les proposer aux femmes enceintes ou aux enfants de moins de 6 ans.

Pin It on Pinterest