Courchevel et son prochain club des sports

Compte de fée

Il était une fois, au royaume du ski, un richissime Anglais qui, charmé par les pentes enneigées d’une illustre station savoyarde, fit don d’un trésor -19 millions d’euros quand même- pour prodiguer un nouveau décor au club des sports de Courchevel…

C’est la quatrième fortune de Grande-Bretagne. Sir James Arthur Ratcliffe –Jim Ratcliffe pour les intimes– est le fondateur et dirigeant du groupe international de chimie Ineos. Sa société est propriétaire de l’équipe cycliste éponyme et des clubs de football du FC Lausanne-Sport et de l’OGC Nice.
Adepte de Courchevel, le sexagénaire possède à Moriond (1650) deux chalets et un hôtel 4*. Mais attention, rien de bling bling. Si cet homme discret fréquente la station depuis une vingtaine d’années, il apparaît depuis peu dans l’actualité des sommets. Et le milliardaire fait rêver, en particulier depuis qu’il a décidé de consacrer 19 millions d’euros –sur ses fonds propres– à la construction d’un nouveau bâtiment pour le Club des Sports local (945 licenciés dont 208 enfants compétiteurs, répartis dans 4 sections: ski alpin, saut à ski, ski de fond et biathlon).

ASSOCIATION D’IDÉES

L’initiative résulte de plusieurs années de collaboration et d’un constat : lorsque sa fille est entrée au Club, Jim Ratcliffe (on est intime maintenant!) a relevé la vétusté des installations. “Passionné de sport, de ski, de Courchevel et parce qu’il veut aider les gamins, Monsieur Ratcliffe a tout de suite accroché lorsque nous lui avons parlé de nos recherches de partenariats. Nous en avons conclu un premier avec Ineos il y a dix ans et depuis nous avons organisé plusieurs courses pour la société. Cela nous a permis de nous rencontrer, d’échanger régulièrement, et d’aboutir de fil en aiguille au projet d’aujourd’hui. En nous aidant de cette manière, Jim Ratcliffe a pour objectif de fournir des meilleurs locaux au Club pour que les enfants soient bien installés et puissent mieux performer, et de nous donner par la même occasion une autonomie financière”, explique Bruno Tuaire, directeur du Club des Sports. “Tout le monde pense que c’est tombé du ciel, mais on s’est battus pour ces 19 millions ! Au départ, on partait sur un plus petit bâtiment, à un autre emplacement, et pour un budget d’environ 10 millions.

EN PISTE !

Plusieurs discussions, conduites avec l’appui de la société moûtiéraine JML International en charge de l’économie de la construction et de la maîtrise d’ouvrage, ont permis de définir le positionnement et la configuration du bâtiment de 4.500 m2.
En cours d’édification à quelques pas du centre de Courchevel 1850, au pied du stade de slalom Emile Allais, il sera accessible par un tunnel passant sous la piste. Une fois terminé -a priori en septembre 2021- l’équipement regroupera différentes structures du Club des Sports aujourd’hui disséminées dans la station (vestiaires, bureaux, espace de stockage etc.).
Tout le monde sera au même endroit, la communication sera plus facile”, reconnaît Didier Barrioz, président du Club des Sports. “Et la location de certains espaces (salles de réception, vestiaires…) nous permettra d’obtenir des revenus. En ayant ces infrastructures, nous économiserons également chaque année les 150.000 € de coût des installations provisoires nécessaires à l’organisation de la Coupe du monde de ski. Obtenir des fonds publics va devenir de plus en plus compliqué. Il n’y a pas de miracle, si on veut se démarquer, il faut trouver d’autres sources de revenus. Nous fonctionnons en association loi 1901 et on ne doit donc pas faire de bénéfice. Notre but reste d’entraîner les enfants à un haut niveau et de faire de la formation de qualité”.

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KID DIT MIEUX ?

Le bien-être des enfants est d’ailleurs un point clé du projet. “Les enfants sont aujourd’hui dans un local en sous-sol. Jim Ratcliffe voulait absolument qu’ils puissent avoir une vue sur la vallée avec de l’éclairage naturel. Il fallait aussi que leur espace donne directement sur les pistes”, rapporte Loïc Devineau, architecte co-dirigeant de Studio Arch, en charge du dossier avec Sandra Guerreiro. D’autres demandes ont également été prises en compte par le cabinet d’architecture savoyard : la recherche de vue et de luminosité, un emplacement central pour les bureaux; les créations d’un club-house restaurant (réservé aux membres), de deux salles de 500 m2 chacune (dédiées respectivement à la pratique sportive et au réceptif) et d’une salle de chronométrage positionnée face à la piste. Le tout en cloisonnant les espaces pour en contrôler les passages, en facilitant l’accès à l’ensemble situé sur le domaine skiable, et en l’inscrivant dans l’environnement montagnard chic de Courchevel. “Pour répondre aux attentes, nous sommes partis dans l’idée de travailler sur deux bâtiments reliés par un élément posé sur un socle s’intégrant dans la pente. Il s’agit de retrouver le type de gabarit des chalets de Courchevel, tout en créant un bâtiment ouvert sur l’extérieur, clairement identifiable comme étant ouvert au public et vivant”, précise Loïc Devineau.

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DANS L’ÈRE DU TEMPS…

Les équipes en charge du projet ont également relevé le défi de concilier style et résistance des matériaux. “L’endroit va être un lieu de trafic très intense, où les enfants vont passer avec leurs chaussures de ski, d’autres avec des skis… Il faut donc utiliser des matériaux qui ne s’abîment pas pour que le bâtiment vieillisse bien”. Leslie Serrecchia, architecte d’intérieur chez Studio Arch, précise : “Pour donner une ambiance sportive et chic tout en conservant une identité, j’ai articulé le concept de déco intérieure autour des couleurs du logo du Club (bleu et rouge). J’ai ajouté du bois pour avoir un esprit plus chaleureux, de la pierre pour le côté montagne et du gris pour un peu de neutralité”. Le club house reflétera, quant à lui, l’atmosphère des chics chalets de Courchevel.
Une intégration parfaite dans le paysage local qu’appréciera sans doute la commune. Propriétaire du terrain acquis pour l’occasion auprès du Conseil Départemental, elle récupérera l’ensemble du bâtiment dans son actif d’ici une vingtaine d’années.

+ d’infos : http://sportcourchevel.com

Visuels : Studio Arch

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Béatrice Meynier

Béatrice Meynier

Journaliste SURNOM: du classique Béa au moins conventionnel Chounie. PERSONNAGE DE FICTION: une héroïne qui se baladerait de roman en roman, ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre... Sinon l’inventeur de la machine à miniaturisation de voiture pour la mettre dans mon sac à main au lieu de la garer (un vieux fantasme !) OBJET FETICHE: la bague offerte par mes parents pour mes 20 ans. ADAGE: positive attitude. JE GARDE: Raiponce: mes cheveux ! Et 2 ou 3 autres bricoles... JE JETTE: en combien de lignes ? DANS 20 ANS? tout est possible... presse@activmag.fr

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