en isère : la ferme de gringalet

9 Oct 2017

n’est pas gringalet qui veut !

Lorsque j’ai demandé à mon GPS de me conduire à Gringalet, je me suis retrouvée plantée devant un immense portail de fer noir, une allée à perte de vue, un parc un interphone et rien d’autre. Curiosité happée, j’ai hâte de découvrir ce qui se trouve au bout du chemin. On y va ?

Proche de Lyon, au détour d’un axe principal qui traverse Anthon, se cache la ferme de Gringalet. Gardée par Gaby, coq en pâtes et haut maitre des lieux, Nuggets, Kinder et autres cocottes à ses trousses, non seulement le lieu prend tout son sens, mais l’ambiance petite maison dans la prairie n’est pas pour déplaire. Qu’est-ce qu’on respire! Vigne vierge et vieilles pierres, je découvre une fière bâtisse, charme et romantisme de dépendances en recoins! Pas le temps de rêvasser, Sandra m’accueille avec élégance sourire et diligence et ne tarde pas à rentrer dans le vif du sujet.

A CHEVAL…

“On habitait à Nievroz, on recherchait une maison pour s’y sentir bien et des dépendances pour installer les bureaux de Mickaël, mon mari. Il nous fallait également des chambres d’amis car nous recevons beaucoup” explique-t-elle.

Après 10 ans au poste de commerciale et un épisode personnel très difficile, le couple doit tourner une page douloureuse et changer d’air. La jeune femme plaque métro boulot dodo et part à la quête du graal. Coup de coeur au bord des yeux, le couple s’arrête ici en 2014 et n’en partira plus : « on a acheté un lieu qui nous ressemble. J’avais besoin de me créer un cocon, de me sentir en sécurité. Une fois qu’on est imprégné du lieu, on se sent bien. Les chambres d’hôtes ? Ça n’était pas prévu, mais c’était un plus”, confie t’elle.

Les anciens propriétaires, antiquaires, avaient voulu valoriser leur patrimoine en créant ces chambres. En reprenant l’activité à la volée, Sandra avoue une certaine crainte et des débuts un peu chaotiques : peur de la comparaison, équilibre entre hôtes et vie de famille, savoir accueillir et parfois concéder mais sans excès. Fort heureusement pour le jeune couple, entre les ambiances de fin de matchs, les copains et les grands plats à gratin des dimanches en famille, recevoir était bien plus une habitude qu’une inconnue effrayante. Manches relevées et idées flambantes, les voilà prêts à conquérir murs et patrimoine. Et ils ne vont pas être en reste.

COMME DANS LES LIVRES…

Il y a quelques mois deux inconnus sonnent à leur porte pour poser quelques questions. A les entendre, les Seigneurs du Dauphiné avaient offert la propriété à leur ancêtre, après la révolution de 1789, période où la ferme était un ancien relais de chevaux. Personnel et canassons s’arrêtaient ici, tandis que les seigneurs logeaient plus confortablement à l’auberge du village. De là, on l’aurait baptisée la ferme aux gringalets.

Passionné d’histoire des Rois, le jeune couple décide de pousser l’enquête un peu plus loin. Après de ferventes recherches, quelle surprise de découvrir que Gringalet était en fait le cheval de Gauvain, le neveu du Roi Arthur et chevalier le plus loyal de la table ronde, seul habilité à porter l’épée royale. Le canton d’Anthon où se situe la ferme aurait donc vu traverser le chevalier et son fidèle compagnon ferré. Même si la part de mystère reste grande, le nom du domaine en aurait d’avantage hérité, faisant de Gringalet, aujourd’hui, un lieu-dit à part entière.

Si l’endroit est chargé d’histoire, les murs de la maison principale et des dépendances le sont tout autant.

On a gardé l’authenticité ancrée dans les murs, l’héritage de la propriété… Retouché par quelques fantaisies qui signent notre personnalité.

Des travaux de rénovation sont entrepris. Sandra et Mickaël décident de conserver les ouvertures en pierre authentique, les tomettes d’origine, la structure de la maison, essayant de mettre en avant l’essence même du lieu. Mises aux normes, isolation, parquets, faïences, peintures et moulures tout est repensé et remis au goût du jour. Pour la grange qui abrite les chambres d’hôtes, l’esprit reste identique. Toutes équilibrées entre sobriété et clin d’oeil d’époque, elles se distinguent d’une touche de couleur symbolique mais surtout par leur nom, Courtisan, Marquis, Vicomte ou Cardinal.

“On a gardé l’authenticité ancrée dans les murs, l’héritage de la propriété. Cela donne un petit côté traditionnel, fidèle à l’histoire, retouché par quelques fantaisies qui signent notre personnalité.” Et de la personnalité, autant dire qu’ils en ont.

CHINE ET ORIGINE

Si les tons sont sobres et épurés, l’ambiance s’anime d’objets disséminés ici et là. Chinés pour la plupart, coups de coeur de leurs escapades exotiques à l’étranger, gravures d’époque, icônes religieuses, statue cambodgienne, fleur de lys, vaisselle ancienne et chapelet mexicain se livrent une bagarre sans merci, tout en harmonie.

Attachés aux racines, grand nombre de meubles viennent d’héritages de famille. Fauteuil Voltaire ou chaise haute vieille de trois générations, de la grange, qui abritent les chambres d’hôte, au coeur de la maison, du jardin de curé à la terrasse ombragée, le mobilier prend la pose entre XVIIIème, charme fou et bohème.

Sandra, férue de déco, d’art floral et de belles tables virevolte de saisons en émotions et laisse d’une main de maitre éclater sa créativité. Entre fleurs en bouquets, patine et home staging, bibelots breloques et mobilier ont la bougeotte à perpétuité! Esthétique et confort pour cheval de bataille, la ferme de Gringalet revêt bientôt son manteau d’hiver, de quoi y laisser trainer ses fers.

+ d’infos :
www.lafermedegringalet.com
A partir de 125 euros la nuit

photos : Audrey Carmignani – AcPhotographie

Magali Buy

Magali Buy

SURNOM : Mag... (d'ailleurs activ'mag c'est pour moi, non ?) PERSONNAGE DE FICTION : Xéna la guerrière OBJET FETICHE : mon piano, il m’écoute, me répond et me comprend mieux que personne. ADAGE : « si tout le monde sait où tu vas, tu n’arriveras jamais à ta destination. Laisse-les croire que tu dors.» JE GARDE : mon mauvais caractère, ma langue bien pendue, mon cœur ouvert et mes yeux verts JE JETTE : mon insécurité, ma cellulite et ma paranoïa... DANS 20 ANS : la même en pire, si c'est possible !

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