Essaie encore : le knee-board

23 Sep 2021

Genoux à terre

Blond californien (peroxydé ?) et tanga Roxy, mon âme de surfeuse des rivières a voulu prendre son pied, ou plutôt ses genoux à son cou. Rencontre d’un nouveau type, le kneeboard ou la glisse en position fœtale…

Il y a des jours où je pense sérieusement à changer l’objet de cette chronique en Essaie encore : j’ai tout mangé le chocolat. Version édulcorée, à l’aise comme dans un nuage de Barbapapa. Mais le sujet du jour est tout autre et, croyez-moi, mes adducteurs en pleurent encore.

Sur les rotules !

J’étais pourtant toute fière de ma découverte. J’avais enfin trouvé l’alternative parfaite avant d’espérer, un jour qui sait, pouvoir tenter le wakeboard ou le surf. Pour certains, rien d’exceptionnel, mais pour qui part d’aussi loin que moi, ces disciplines sont une sorte de graal inatteignable, ne l’oubliez pas.
Le kneeboard, donc, la version du wake, mais à genoux sur une planche. Idéal pour descendre le centre de gravité et faciliter l’équilibre. Et au Wam Park, aménagé du côté d’Albertville, ladite chose me semblait être d’un abord étonnement facile avec des initiations typées débutants (dès 7 ans, c’est dire…) sur un téléski nautique prévu à cet effet.
Engoncée dans mon gilet, sur la plateforme de départ, les genoux glissés dans les cavités de la planche et les cuisses sanglées, j’ai comme le sentiment d’être ficelée pour partir à l’abattoir. Liquéfaction en cours, j’ai une trouille d’enfer. J’écoute les consignes à la lettre, les coudes sur la planche, les genoux à la poitrine, le regard larmoyant droit devant.

Prostrée, prosternée…

… Je ne boarderai plus jamais !!! Premier départ grelottant, je me redresse, mais crispe les mains à tel point que la zone interne de mes triceps gigote comme une substance gélifiée à ne consommer sous aucun prétexte. Je suis à la vitesse minimale, environ 26km/h et j’ai pourtant l’impression d’être un obus ovoïde lancé pleine balle pour aller se fracasser quelque part dans les nimbes opaques des eaux sous-jacentes qui me semblent soudain bien hostiles.
Et ce qui devait arriver arriva. Assurément, à force de tétaniser, difficile de ne pas se scratcher au premier soubresaut de vaguelette. Trois ou quatre (ou plus) essais plus tard, n’ayant de toute façon plus de muscles à contracter (ils ont lâché l’affaire, les lascars), j’ai enfin réussi à tenir un peu la longueur, mèches oxygénées au vent, cils mouillés-décoiffés, je me suis vue légère, mais athlétique sur une plage d’Hossegor sortir dégoulinante de l’eau, planche sous le bras… avant de m’affaler sur le flanc une dernière fois. Euh… les gars, un peu d’aide là, je n’arrive pas à déplier les genoux. Pas grave, je vais rester en position du fœtus, mettre des grosses lunettes incognito et enlever mes rajouts…Sinon, on peut essayer en duo avec un moniteur. Z’auriez pas pu le dire avant ?

+d’infos : http://wampark.fr


Gaëlle Tagliabue

Gaëlle Tagliabue

Journaliste
SURNOM : Gaz, Gazou et toutes ses déclinaisons les plus suspectes. PERSONNAGE DE FICTION : Mercredi de la Famille Addams, j’adore son côté dark et cinglant sous ses airs d’enfant sage. OBJET FETICHE : La chanson qui colle à l’instant, elle me suit partout. ADAGE : "Mon principal défaut c’est de les avoir tous…" C’est de mon père, j’adore cette phrase. JE GARDE : Mes amours, mes amis. JE JETTE : Mes emmerdes, quoique... La peur et le doute… mes poubelles sont pleines ! DANS 20 ANS ? En escale entre 2 voyages, en train de raturer un carnet noirci de belles histoires.

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