design à table : Myriam Monachon

Service gagnant

Peintre créative, Myriam Monachon est bien dans son assiette ! sans en faire tout un plat, elle remet sans cesse le couvert pour ranimer des objets du passé et décorer la vie.

Des dizaines d’assiettes en piles, côté face, dans l’atelier de peinture, des palmiers stylisés quasi grandeur nature sur les murs de l’espace couture et trônant au cœur du garage, un four à poterie qui carbure ! A Challes-les-Eaux en Savoie, la maison que Myriam Monachon tient de sa grand-mère a été agrandie et transformée au fil des années pour laisser place à l’univers de la créatrice. Un monde peuplé d’œuvres artistiques variées, qui envahit peu à peu l’existence de cette éducatrice de profession.

ARTS ET MÉTIERS

C’est acquis, c’est inné, depuis toujours, la quarantenaire porte en elle l’amour de la création au sens large. “Petite, j’adorais les bijoux et je peignais des coquillages avec le vernis à ongles de ma mère ! J’ai aussi appris à tricoter et à coudre avec des femmes de mon entourage. Je suis une dyslexique contrariée par le système scolaire et l’art m’a toujours permis de m’en sortir, même si je n’ai pas pu en faire mon métier. Je voulais devenir décoratrice d’intérieur, mais il y a 35 ans, avec ce choix, on n’était pas pris au sérieux…” Une vocation contrariée, mais le choix d’une profession intimement liée à l’histoire familiale et aux convictions bien ancrées de Myriam: “Je ne supporte pas l’injustice, la bienveillance est pour moi indispensable. Mes deux grands-mères sont issues de la DDASS, c’est sans doute ce qui m’a donné envie d’aider les gens mis de côté. Et en tant qu’éducatrice, je suis dans la relation, qui est aussi une forme de création dans le lien, au final.

AU PIED DU MUR…

Dans le domaine pictural, Myriam est venue à la création par un de ces petits détours dont le destin a le secret. “Quand j’ai restauré la maison de ma grand-mère, je voulais une fresque murale. Comme je n’avais pas les moyens de me la payer, j’ai décidé d’apprendre à peindre pour la faire moi-même ! Et c’est comme ça que tout a commencé. Pendant plus de 20 ans, j’ai pris des cours de peinture avec Bernadette Rosaz-Grange, qui est devenue une amie. Elle m’a permis de me former à la technique et à la pratique avec des peintres du monde entier. Elle m’a fait gravir les échelons, les uns après les autres, en m’encourageant à toutes les étapes de mon évolution”. 2014, c’est le tournant. Cette année-là, Myriam participe avec Bernadette à une exposition à Chambéry…

Un artiste qui vit seul dans son coin ne grandira pas.

Il est nécessaire de partager.

Tout seul, on va plus vite, mais ensemble, on va plus loin…

OS… ER !

Formée à la peinture sur porcelaine, la créatrice relooke un service de vieilles assiettes avec un dessin de squelette. Et l’ouvrage ne passe pas inaperçu! “En voyant ce motif, des personnes de mon entourage ont trouvé cela morbide. Beaucoup ont pensé que je n’allais pas bien, on m’a même suggéré d’aller voir un psy ! Alors je suis allée creuser au niveau symbolique et j’ai trouvé que la tête de mort évoque la renaissance. Ça m’a rassurée, et comme le service a été tout de suite vendu, je me suis dit que j’avais bien fait de créer ce que je sentais, qu’il fallait que je me lâche. Jusque-là, je n’aurais pas osé, j’étais dans la retenue. Maintenant je me sens stable émotionnellement. Un mélange de maturité manuelle et intellectuelle m’a permis d’arriver à ce résultat”.

MÉMO’ART

Confortée par ce premier succès public, Myriam se met à peindre différentes illustrations et inscriptions sur de la vaisselle ancienne qu’elle chine ici et là. Têtes de mort, Playmobil®, palmiers, pins parasol, remontées mécaniques, «vieux à la plage» et autres proverbes revisités s’immiscent dans les motifs préexistants des porcelaines anciennes. Ses créations sont peu à peu exposées et commercialisées dans la boutique de créateurs Métropole B à Chambéry, puis chez des brocanteurs, dans des magasins de déco un peu partout en France. En parallèle, la créatrice répond aussi à une demande de sur-mesure. “On m’amène, de temps à autre, le service reçu de la grand-mère pour lui donner une seconde jeunesse à l’occasion d’un mariage ou pour tous les jours. Ce que je fais avec la vaisselle, c’est la restauration du souvenir, une transmission d’histoire, en somme.
Une histoire, ou plutôt des histoires, que cette «curieuse de tout et de tous» raconte aussi sur d’autres types de matériaux. Murs, vêtements, tissus, tableaux… aucun support ne l’arrête ! Myriam envisage même de se lancer dans la peinture sur linge de maison. Et si elle est aujourd’hui à titre individuel «tout ce qu’elle a toujours voulu être», la peintre n’en occulte pas pour autant l’importance du collectif. “Mon rêve serait d’ouvrir dans le coin un concept store avec d’autres créateurs. Un artiste qui vit seul dans son coin ne grandira pas. Il est nécessaire de partager. Tout seul, on va plus vite, mais ensemble, on va plus loin…” Avis aux art-mateurs…

+ d’infos : Insta : myriammonachon / Facebook : Myriam Monachon

Béatrice Meynier

Béatrice Meynier

Journaliste SURNOM: du classique Béa au moins conventionnel Chounie. PERSONNAGE DE FICTION: une héroïne qui se baladerait de roman en roman, ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre... Sinon l’inventeur de la machine à miniaturisation de voiture pour la mettre dans mon sac à main au lieu de la garer (un vieux fantasme !) OBJET FETICHE: la bague offerte par mes parents pour mes 20 ans. ADAGE: positive attitude. JE GARDE: Raiponce: mes cheveux ! Et 2 ou 3 autres bricoles... JE JETTE: en combien de lignes ? DANS 20 ANS? tout est possible... presse@activmag.fr

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