mauvais plan !

Il avait craqué pour un joli p’tit lot, bien exposé, dont il aurait volontiers gouter l’usufruit. A défaut, il devait se contenter de la nue propriété, ce qui créait déjà pas mal de jalousies dans le quartier…

Un rien bourgeoise, l’état des lieux ne prêtait pas à caution : ravalement de façade garanti, généreux balcons, certes, mais pas d’origine et une croupe à vous faire disjoncter tous les circuits. Une vraie pompe à chaleur! Permis de rêver.

Elle non plus n’était pas insensible à ses appels de fonds. Il faut reconnaître qu’il était sacrément bien charpenté, abdos en parpaing, poutre apparente sur les parties communes, laissant présager de performances énergétiques fort prometteuses. Oui mais voilà, pas sûre qu’il ait la lumière à tous les étages… son œil de bœuf avait quelque peu hypothéqué ses chances de conclure la vente. « Voilà le con’promis! » soupira la fausse sceptique.

Leur relation oscillo battante durait depuis des lustres… Le délai de réflexion avait assez duré. Il était temps de combler le vide sanitaire. Il rêvait d’un acte sous sein(g)s privés, d’un torride lamellé collé, d’emprise au sol, de chatière à ventiler, de servitude de pas’sage…

Il était prêt pour le gros œuvre… oui, mais voilà, il n’avait pas l’assurance… dommages!

Et le moment venu, le voici à se désoler de sa gouttière pendante. Cette mâle façon était une condition suspensive. « Oh la tuile ! » souffla-t-il, « ce n’est pas le moment que la robinetterie lâche ! »

Pas question qu’elle demeure plus longtemps passive. Après avoir retrouvé, non sans mal, sa vis cachée, label reprit l’affaire d’une main courante, siphonna la tuyauterie, vérifia l’étanchéité des joints et voilà l’arc boutant enfin. En chantier d’avoir retrouvé ses dispositions Pinel, il put s’attaquer au conduit à ramoner. Mais à peine se mit-il à l’ouvrage, qu’il ne put contenir un fâcheux dégât des eaux – défaut de canalisation sans doute – essuyant les plâtres du primo-accédant.

Si elle n’a pas porté plinthe, la marquise en viager ne s’en est toujours pas remise.

Lara Ketterer

Lara Ketterer

Lara Ketterer meneuse de revue SURNOM: enfant, c’était Tatouille, en rapport avec mon prénom... PERSONNAGE DE FICTION: depuis toujours : la femme piège, d’Enki Bilal, une reporter mystérieuse et un peu paumée en 2025... OBJET FETICHE: mon téléphone portable, un vrai doudou que je traîne partout ! ADAGE: vivre sans folie, ce n’est pas raisonnable du tout ! JE GARDE: mes yeux et mon esprit rock, toujours provoc ! JE JETTE: mes coups de blues, ça abime les yeux ! DANS 20 ANS ? Adulte ? presse@activmag.fr

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