mode : the rayy

8 Avr 2022

HERE COMES THE SUN

Dans la chanson des Beatles, le soleil fait fondre la glace et réveille les sourires. Autour du cou, des doigts ou des poignets, sur les bijoux de cette jeune marque vaudoise, ce sont des messages secrets qu’il révèle, dans une alliance poétique entre art et technique.

Le premier jour où ils ont mis les pieds dans le laboratoire d’informatique graphique et géométrique de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), Romain Testuz et Yuliy Schwartzburg n’imaginaient probablement pas qu’ils seraient aujourd’hui à la tête d’une marque de bijoux. Ils étaient passionnés de « caustique ». Attention, rien à voir avec la soude qui attaque ou corrode les tissus, pas de lien non plus avec l’esprit qui cingle ou qui décape, leur caustique à eux est une histoire de courbe de rayons lumineux, de réflexion et d’optique. Pour faire simple : en contemplant la mer –alors que nous, on s’inquièterait de savoir si l’eau est froide, si c’est profond ou s’il y a des requins-, eux se sont demandé comment les motifs ondulant sur le fond marin pourraient être domptés et exploités.

HUIT ANS DE RÉFLEXION

Huit ans de recherches plus tard, ils ont trouvé. “Nous avons écrit un algorithme permettant de calculer la forme de surfaces tridimensionnelles capables de refléter la lumière de façon à former le motif souhaité”, expliquent-ils. La surface, façonnée à l’aide d’instruments de haute précision, oriente donc les rayons du soleil dans des zones spécifiques et les détourne d’autres zones. Les deux scientifiques commencent par l’utiliser sur des panneaux d’aluminium d’un mètre carré, qui projettent les portraits de scientifiques illustres sur la voûte en béton du Learning Center de l’EPFL, puis sur des bouteilles en verre, du plexiglas ou encore une sucette en caramel. En faisant apparaître un message invisible à l’œil nu, leur technologie révèle aussi rapidement un caractère artistique évident.

MESSAGE PERSONNEL

The Rayy est née en 2019, quand il a été possible de miniaturiser au maximum la surface traitée, et donc d’appliquer cette technologie à la joaillerie”, raconte la directrice générale Ingrid Gosselin. “La rencontre avec le style épuré de la créatrice suisse Noémie Arrigo (fondatrice des bijoux Coquette) a ensuite été un véritable coup de foudre créatif.
Fruits de cette association, deux collections verront le jour, Geometry, «graphique et minimaliste», et Facets «sculpturale et abstraite», pour laquelle des miroirs en acier inoxydable sont sertis au sein de l’or. “C’est une sorte de provocation, nous élevons le miroir au rang de pierre en le sertissant, mais il renferme presque 10 ans de recherches, et il est garanti à vie, son message traversera les époques.
Ce message peut prendre la forme d’un texte court, “Quelqu’un nous a commandé un bijou avec l’inscription « Will you marry me ? », trois semaines plus tard, il nous rappelait pour une alliance, le message avait dû passer…” -, de dates ou coordonnées GPS, d’un symbole ou d’un dessin. Pour imaginer un motif personnalisé, l’illustratrice anglaise Kit Agar met d’ailleurs son talent au service de celles et ceux qui auraient une belle idée, mais pas le coup de crayon pour la concrétiser. Une autre collaboration, avec l’artiste barcelonaise Blanca Miró Skoudy, a donné naissance à une série de quatre portraits d’inspiration surréaliste qui met en bijou la face cachée d’une personnalité «changeante comme les vagues», « sauvage comme un ouragan», «chaleureuse comme le soleil» ou «solide comme un roc». Le tout à partir d’un filtre, sur Instagram ou sur le site de la marque.

LE SOLEIL DONNE

Ludique, innovant, le projet The Rayy se veut aussi éthique. Pour cette équipe de trentenaires engagés, il s’agissait même d’une évidence : “une nouvelle marque, c’est comme une page blanche”, résume Ingrid Gosselin, “et on s’est demandé comment faire les choses le mieux possible : l’or blanc, jaune ou rose, recyclé, est collecté en Suisse (anciens bijoux, pièces de monnaie, composants électroniques…). Les diamants, de synthèse, proviennent d’un petit fabricant suisse et d’un laboratoire américain, le seul fonctionnant à l’énergie solaire et hydraulique.” Pour une production concentrée dans un rayon de “moins de 150 km autour de nos bureaux lausannois”, les miroirs, eux, sont façonnés dans le Jura par des entreprises habituées à travailler avec l’horlogerie, et les bijoux sont fabriqués par des artisans genevois et vaudois.
Un mariage entre technologie de pointe et artisanat, informatique et esthétique, nature et culture…
Avec la bénédiction du soleil qui, ici, donne vraiment, comme dirait Laurent, de l’or intelligent.

+ d’infos : therayy.com

LA BOUTIQUE POP-UP THE RAYY sera ouverte tous les jours du 28 juin au 3 juillet 2022
de 11h à 19h
Grand-Rue 25 – 1204 Genève

Mélanie Marullaz

Mélanie Marullaz

Journaliste SURNOM: Poulette. PERSONNAGE DE FICTION: Elastigirl. OBJET FETICHE: mon oreiller. ADAGE: à chaque Barba-problème, il y a une Barba-solution. (philosophie Barbapapienne) JE GARDE: mes épaules. JE JETTE: mes grosses cuisses de skieuse. DANS 20 ANS? la tête de mon père sur le corps de ma mère. presse@activmag.fr

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