nathalie chaize l’originalité sage

le succès dans une fauteuil

D’une enfance passée à l’étranger, Nathalie Chaize a gardé l’amour des couleurs, du chatoiement des étoffes, des imprimés éclatants, de la chaleur des paysages africains…elle aurait pu devenir peintre… Ou architecte. Mais elle a mis ses crayons au service d’un autre art, qui pour être mineur n’en est pas moins un des fleurons de la France, la mode ! Rencontre avec une lyonnaise… Qui se taille un joli succès depuis plus de 30 ans.

Activmag : Comment êtes-vous arrivée au stylisme ?
Nathalie Chaize :
Par la petite porte ! En fait, j’étudiais l’architecture. Si les études me passionnaient, je trouvais en revanche le métier difficile, un peu trop sérieux, trop rigide. J’avais envie de choses plus ludiques. J’ai pensé un moment me tourner vers le design, puis finalement j’ai commencé à dessiner des vêtements, tout en prenant des cours du soir de stylisme et de couture. Ensuite, j’ai présenté des concours, avec un petit groupe de créateurs lyonnais, parmi lesquels j’ai rencontré… mon mari (NDLR : Yves Casile). En 1985, on a décidé de monter notre entreprise. On ne connaissait pas grand-chose au métier, mais la passion et l’envie nous ont servi de moteur.

Des débuts difficiles ?

Oui et non. Au départ, nous avions chacun notre marque, pour hommes et pour femmes. Au bout de quelques années, compte tenu du développement de l’entreprise, nous nous sommes recentrés sur la marque Nathalie Chaize, la gestion de deux collections étant vraiment trop lourde. Au tout début, je suis allée taper aux portes des boutiques pour vendre mes modèles. Curieusement, ça a marché assez rapidement. Il y a eu bien sûr beaucoup d’obstacles sur la route, mais ils nous ont plutôt stimulés que découragés. Finalement, le plus dur a été de passer à la vitesse supérieure, de l’artisanat à la grande production.

Comment créez-vous?

Lorsque j’imagine un modèle, j’ai toujours à l’esprit une femme en particulier – une amie, une relation, une de mes sœurs… – et je travaille en fonction de son physique. J’ai envie d’habiller toutes sortes de femmes, les rondes, les minces, celles qui n’ont pas de poitrine, celles qui en ont beaucoup, celles qui ont un petit ventre, les grandes, les petites… Je ne supporte pas le côté élitiste de la mode qui n’habille que les tailles mannequin. Au final, je m’adresse à des femmes actives, qui cultivent l’originalité, sans pour autant tomber dans l’excentricité. Sexy sans ostentation, insolentes sans être provocantes, elles prônent l’élégance avant tout.

Quel est, pour vous, le rôle de la mode ?

La mode donne un pouvoir, celui de se sentir mieux dans son corps et donc dans sa tête. On néglige trop souvent son rôle social. Je m’en rends compte notamment en travaillant régulièrement avec des associations de femmes en difficultés (NDLR : elle est notam- ment partenaire de l’atelier d’insertion lyonnais ZIG ZAG). En leur prêtant des tailleurs pour leurs entretiens d’embauche, on mesure véritablement l’impact du vêtement sur leur comportement. D’un seul coup, elles se redressent, elles bougent différemment, elles parlent avec plus d’assurance… elles retrouvent une confiance qu’elles croyaient définitivement perdue. Ce sont les femmes qui me font vivre depuis plus de trente ans, il est bien naturel que je leur consacre un peu de mon temps. Et croyez-moi, quand on donne un peu, on reçoit beaucoup…

Quels sont les points forts de votre nouvelle collection ?

Je suis partie des quatre morphologies féminines – H, A, X et Y – et j’ai travaillé, pour chacune d’elles, sur des coupes qui subli- ment leurs atouts tout en gommant leurs défauts. Chaque pièce est définie pour une silhouette particulière. Après une formation en colorimétrie, j’ai réalisé que je ne proposais que des tons froids. Dans la nouvelle collection, chaque imprimé, fortement inspiré masaï cette année, est désormais décliné en tons froids et en tons chauds. J’ai également créé une petite ligne en taille 44/46. Le nombre de pièces a été sensiblement réduit, pour ne garder que les incontournables.

 

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Depuis notre dernière rencontre, il y a 5 ans, quels ont été les grands changements dans la maison Nathalie Chaize ?
Nous étions à l’époque en plein développement des boutiques en nom propre. Pour assurer cette croissance, il nous fallait prendre un partenaire financier, mais je n’étais pas prête à perdre ma liberté. Notre société – notre bébé… – est une entre- prise familiale, et tient à le rester. Nous avons finalement fait le choix de nous tourner vers l’international, l’Asie en particu- lier, très attachée aux marques incarnées, qui ont une histoire, du sens… Nous avons signé des licences avec la Corée – un vrai succès – nous marchons très bien au Japon, et espérons bientôt travailler avec la Chine. Nous avons également signé une licence avec une jeune marque d’édition, Rosanna Spring, pour une ligne de décoration présentée à Maison et Objets il y a quelques jours. Un nouveau coup de cœur…

+ d’infos : www.nathaliechaize.com

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© Sabine Serrad

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Marie-Caro Abramovitch-Boubée

Marie-Caro Abramovitch-Boubée

Journaliste
SURNOM: Carotte, mais n’y cherchez aucun message. PERSONNAGE DE FICTION: Samantha (ma sorcière bien aimée) pour faire des trucs extras avec mon nez. OBJET FETICHE: depuis quelque temps, mes lunettes... ADAGE: Il n’y a pas de bien à se faire du mal. JE GARDE: mes yeux. JE JETTE: mes mollets de coureur cycliste. DANS 20 ANS? rien de moins sûr...

COIFFURE EN DOUCE ALCHIMIE

POUR LE MEILLEUR ET POUR LA PIERRE

QUAND GYPSOPHILE, ROSES EN TISSUS OU PERLES NACRÉES SE CRÊPENT LE CHIGNON, FANNY GARCIA, ELLE, FAIT BRILLER LES CHEVEUX DES MARIÉES À SA FAÇON. HALTE À L’ACCESSOIRE RENGAINE, LA CRÉATRICE LYONNAISE ÉPINGLE SES BARRETTES EN PIERRE DANS NOS CRINIÈRES, ET ÇA ROULE !

Yann Chave, vigneron

L’amour en Hermitage
A Mercurol, le domaine Chave et fils, c’est avant tout l’histoire de Nicole et Bernard, qui donnent en 1969 le coup d’envoi d’un vignoble discret. En 1996, leur fils Yann en fait son terrain de jeu préféré, galets, argile et petits pieds, à vos marques, prêts ? Cep party !

mariée en Valérie Pache

les robes qui donnent des ailes

AVANT, C’ÉTAIENT DES PARACHUTES. APRÈS, CE SONT DES ROBES, À LA FOIS DÉLICATES ET FORTES EN CARACTÈRE, CONÇUES POUR LE MOUVEMENT, LA LIBERTÉ, LES GRANDS ESPACES. ENTRE LES DEUX, IL Y A EU LE GRAIN DE FOLIE DE VALÉRIE PACHE !

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et ça, t’as vu ?

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Le sous-marinier navigue à l’oreille, le parfumeur compose au nez, Stéphane Montez, lui, vinifie à l’instinct. Entre bon sens paysan, hérédité, grain de folie et curiosité, le vigneron de Chavanay, perché sur ses hauteurs, ne manque pas de couleurs.

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… WHATEVER WILL BE, WILL BE. QUAND ELLE ÉTAIT ÉTUDIANTE, MEGHAN DWYER ENVI- SAGEAIT SA CARRIÈRE ENTRE DIAPOS ET CADRAGE, LA VOILÀ POURTANT QUI OFFICIE AUJOURD’HUI ENTRE COTEAUX ET CÉPAGES. LE MONDE DU VIN L’A HAPPÉE, LA SYRAH L’A ENVOÛTÉE !

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