ne cherchez pas la petite bête !

Il allait la faire devenir chèvre. Depuis le temps qu’il la faisait tourner en bourrique, elle a pris la mouche, une de celles qu’elle n’a pas gobées. Elle avait fait le pied de grue pendant des heures, mais il lui avait posé un lapin. Sans vouloir jouer les oiseaux de mauvais augure, il y avait anguille sous roche, c’est sûr.
Et pas question qu’elle devienne le dindon de la farce ! Faire la politique de l’autruche, ce n’était pas son genre. Dire qu’il pensait pouvoir courir deux lièvres à la fois… Certes, elle n’était pas une grenouille de bénitier, donnait volontiers sa langue au chat (à moins que ce ne soit l’inverse…), mais qu’il saute du coq à l’âne, nu comme un ver, rien à faire ! Elle était à cheval sur les principes. “Et mon cul, c’est du poulet?”

Tournant comme un lion en cage, elle allait prendre le taureau par les cornes et lui voler dans les plumes. Bien sûr, cette poule mouillée allait noyer le poisson, lui demander quelle mouche l’avait piquée, avec ses yeux de merlan frit et son air de chien battu, prétexter qu’il n’y avait pas de quoi fouetter un chat, même perché, ou de monter sur ses grands chevaux. Verserait quelques larmes de crocodile au besoin.
Mais cette couleuvre-là, elle n’allait pas l’avaler. Nom d’un chien, il la prenait vraiment pour une buse ? Elle allait lui tirer les vers du nez une bonne fois pour toutes. Pas de lézard : il était fait comme un rat, de bibliothèque ou d’opéra.

Il faut reconnaître que ce drôle de zèbre avait du chien. Ce chaud lapin était un gros poisson, un requin de la finance, malin comme un singe. Un vieux loup de mer certes, myope comme une taupe qui plus est, et même ours mal léché à ses heures. Mais il était surtout fort comme un bœuf à la mode, doux comme un agneau et maître étalon! Elles tombaient toutes comme des mouches. Le mouton à cinq pattes?

Depuis le temps qu’elle les comptait, les moutons, de Panurge ou d’ailleurs, elle avait une faim de loup ! Elle ? C’était une cervelle de moineau doublée d’une tête de linotte, plate comme une limande, mais avec une taille de guêpe et des yeux de biche, ça compensait. Toujours gaie comme un pinson ! Mais si on lui cherchait des poux, cette tête de mule pouvait devenir une vraie peau de vache.

Le jour de leur rencontre, il lui avait fait une queue de poisson. Sortant d’une période de vache maigre, très vite les tourtereaux étaient devenus copains comme cochons. C’était chouette ! Puis elle avait vu le loup… blanc et s’était jetée dans sa gueule, un vrai pigeon prêt à plumer tombé dans le miroir aux alouettes.

Mais revenons à nos moutons. Là, elle avait juste bouffé du lion, toute sa part. Et comme ça ne suffisait pas, elle avait repris de la vache enragée. De quoi lui filer la chair de poule… Car bizarrement, quand on parle du loup, les rats ont quitté le navire : plus un chat à l’horizon !

Pour l’heure, elle avait un mal de chiens… genres écrasés. Il faisait un froid de canard boiteux (forcément avec trois pattes cassées…) dans son cœur, ça finirait en cafard, inévitablement. Il lui fallait vite un remède de cheval, reprendre du poil de la bête. Allez, on se remet en selle ! Faute de grive, on mangera des merles !

Là voilà déjà excitée comme une puce !

Lara Ketterer

Lara Ketterer

Lara Ketterer meneuse de revue SURNOM: enfant, c’était Tatouille, en rapport avec mon prénom... PERSONNAGE DE FICTION: depuis toujours : la femme piège, d’Enki Bilal, une reporter mystérieuse et un peu paumée en 2025... OBJET FETICHE: mon téléphone portable, un vrai doudou que je traîne partout ! ADAGE: vivre sans folie, ce n’est pas raisonnable du tout ! JE GARDE: mes yeux et mon esprit rock, toujours provoc ! JE JETTE: mes coups de blues, ça abime les yeux ! DANS 20 ANS ? Adulte ? presse@activmag.fr

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