quand la folie est douce…

show devant !

A la neige, prenez les œufs et laissez le plat ! Perchée tout court et sur les sommets, la folie douce inscrit à son menu des assiettes soignées, des danseuses légères comme des plumes, et du cabaret décalé. Des as de la casserole pour des fêtes à tout casser.

Il y a une quarantaine d’années, une Heidi en vadrouille aurait dégoté son casse-croûte dans ce refuge perché à Val d’Isère. Depuis, Luc Reversade, son audace, et un staff aux petits oignons, l’ont peu à peu transformé en restaurant gourmand, festif et branché. Aujourd’hui, à La Folie Douce, la fille des alpages pourrait assister à un spectacle de cabaret, danser sur les tables et déguster du homard ! Et trouver tout ça bien normal…

Luc Reversade (à gauche) et Franck Mischler (à droite)

TABLE HAUTE

En ce début des années 80, c’est un bâtiment ordinaire, situé à 2 400 mètres d’altitude, à l’arrivée de la télécabine de La Daille. Avec «Momone» sa maman aux fourneaux, Luc Reversade y propose une cuisine familiale, simple et de bon goût. Le self-service aurait pu demeurer un classique restaurant d’altitude parmi d’autres. Mais le progrès technique et le génie de son fondateur lui donnent une autre dimension. Grâce à la modernisation des remontées, les skieurs multiplient les descentes, se lassent plus vite, et aspirent à des moments de détente hors ski. Saisissant la perche, Luc Reversade installe un tourne-disque sur sa terrasse et crée une piste… de danse !

La Folie Douce est née. Et le bouillonnant créateur ne s’arrête pas là. Visionnaire, il décide de développer une offre gastronomique haut de gamme, concept alors inédit en montagne. En 1994, le bâtiment est agrandi. Au self-service d’origine (rebaptisé La Petite Cuisine), s’ajoute alors le restaurant La Fruitière, proposant des plats élaborés et le service à table.

FRAICHEUR EN VIGUEUR

Précurseurs, l’entrepreneur et ses collaborateurs jouent d’entrée la carte du territoire et du terroir. “Cela fait plus de vingt ans que nous sommes locavores. Nous travaillons au maximum avec des produits du secteur et réalisons des plats typiques de nos régions françaises. Nous sommes intransigeants sur la qualité et on fait tout de A à Z”. Un niveau d’exigence qui conduit tout naturellement la Maison à s’adjoindre les services d’un Chef Exécutif étoilé. “J’ai connu Franck Mischler quand il était encore enfant, en Alsace où j’avais des attaches. Pour la petite histoire, il est venu à Val d’Isère comme apprenti dans le cadre des JO d’Albertville. Puis Franck a repris l’affaire familiale alsacienne qui comptait deux macarons au Michelin et travaillé pour de grandes maisons en France et à l’étranger. Je suis allé le chercher jusqu’à Dubrovnik pour qu’il rejoigne le groupe il y a une douzaine d’années”, raconte Luc Reversade.

Franck Mischler veille sur les cuisines de l’ensemble des établissements du groupe en collaboration avec leurs chefs respectifs. Et le créatif cuisinier renouvelle annuellement la carte de la Folie Douce de Val d’Isère.

DEGRÉ SUPÉRIEUR

Une carte calquée sur l’évolution d’une clientèle à 80% internationale, qui ne cesse de monter en gamme. Dans cette tendance, le restaurant La Fruitière met cette année au menu davantage de produits nobles à la préparation raffinée, comme la sole ou le homard. “La cuisine est gourmande et très goûteuse. Les contenants aussi se distinguent : nous travaillons avec des designers à l’esprit festif, capables de nous élaborer des créations originales”, une vaisselle de facture similaire à celles utilisées dans les restaurants gastronomiques sans se départir toutefois du côté décalé caractéristique de la Folie Douce.

Dernièrement, la Maison a fait aménager une luxueuse extension de 350 m2 qui abrite deux caves. Equipée d’une Table de Partage pouvant accueillir jusqu’à quarante personnes, l’une est dédiée aux vins et aux fromages, tandis que l’autre est destinée aux amateurs de cigares. L’installation d’une galerie consacrée au Beaufort figure également au programme pour 2019. Heidi a bien grandi, la Folie Douce aussi !

PLACE AU SHOW !

Un jour d’hiver, sur les pistes de Val d’Isère… La terrasse s’étire, vaste esplanade bordée par quelques bâtiments à l’esprit montagnard teinté de touches de modernité. Dans cette oasis perchée, entourée de sommets enneigés, un restaurant, un self, un snack, un kiosque abritant une table de huit couverts avec (et en) vue, un carré Happy Few dans une véranda et des installations à faire pâlir d’envie n’importe quel nightclub tendance : enseigne Folie Douce en spotlights, tables de mixage, sonos, écran géant et au milieu une scène, façon podium de défilés. C’est l’heure du déjeuner, de cette pause bienvenue après le ski du matin. Le regard s’égare sur le paysage, beau comme une image…

DES SPECTACLES DE HAUT VOL !

Quand soudain, la danseuse surgit dans les airs. Suspendue à un câble, façon acrobate du Cirque du Soleil, elle virevolte audessus de la terrasse, faisant onduler un large ruban. Happée par ce ballet aérien quasi surréaliste, la foule qui évolue sous elle ne la quitte pas des yeux. Parmi la multitude colorée mêlant jeunes et moins jeunes, tenues de ski griffées et déguisements loufoques ; certains mangent autour des tables disposées d’un côté de la scène, d’autres dansent, bougeant au rythme de la musique syncopée émanant des surpuissants haut-parleurs.

Animé par l’incontournable Kely Starlight, sorte de Monsieur Loyal en version In, le show s’enchaîne. DJs, chanteurs, danseurs, performers, musiciens, meneurs de revue mettent en scène un cabaret dépoussiéré, moderne, étrange composition hybride mêlant French Cancan et techno, thèmes antiques et futuristes. Là dehors, ou à l’intérieur dans le décor branché du chic restaurant La Fruitière, les serveurs se pressent, esquissant parfois quelques pas de danse ou entonnant un air.

LES RECETTES DU SUCCÈS

“Tous nos serveurs sont maintenant des danseurs”, explique Luc Reversade. “Evidemment, aucune école hôtelière ne propose cette formation. Alors, on leur fait faire de l’expression corporelle et on fait travailler ceux qui veulent chanter avec un coach vocal. Notre concept repose sur le festif et dans le côté festif, il y a la surprise, l’étonnement, et aussi le fait de se lâcher, de pouvoir danser à l’heure du déjeuner, et ce, même sur les tables !”

Assurément, la formule mixant cuisine et spectacle fonctionne à plein tube. Show is business !

+ d’infos :
www.lafoliedouce.com

Photos : La Folie Douce

Béatrice Meynier

Béatrice Meynier

Journaliste SURNOM: du classique Béa au moins conventionnel Chounie. PERSONNAGE DE FICTION: une héroïne qui se baladerait de roman en roman, ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre... Sinon l’inventeur de la machine à miniaturisation de voiture pour la mettre dans mon sac à main au lieu de la garer (un vieux fantasme !) OBJET FETICHE: la bague offerte par mes parents pour mes 20 ans. ADAGE: positive attitude. JE GARDE: Raiponce: mes cheveux ! Et 2 ou 3 autres bricoles... JE JETTE: en combien de lignes ? DANS 20 ANS? tout est possible... presse@activmag.fr

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