reportez votre robe de mariée !

26 Sep 2018

re- mariage

Remettre sa robe de mariée. Qui ne l’a pas fait, un jour, pour rigoler – ou pour pleurer ? Se glisser à nouveau dans la peau de cette princesse d’un jour, qui nous a vues dire oui pour toujours – ou pas – sans le trac, sans la pression, sans le discours de Tonton Jacques et les obligations, juste pour le fun… Allez, on essaie ?

En préparation du jour J, nous, vous, moi, quasiment toutes, à de rares exceptions près, avons focalisé notre attention sur LA robe. Parce que nous voulions qu’elle soit parfaite, unique, renversante. Parce que NOUS voulions être parfaites, uniques et renversantes. Parce que la petite fille en nous réalisait son rêve de princesse. Pour un jour et une nuit. Après ça, placard. Fin de l’histoire.

L’Annécienne Géraldine Gay, elle, ne s’est pas encore mariée, mais photographe amateur, elle a eu envie de donner, à celles qui le voudraient, l’opportunité de revivre leur instant de grâce, tout en le démystifiant. “J’ai voulu inciter les femmes à dire : je fais ce que je veux, je m’habille comme je veux, en princesse pour aller faire mon marché si j’en ai envie. L’idée, c’était de les encourager à se libérer du regard des autres. »

HISTOIRES DE REGARDS

Le regard des autres, Géraldine a dû s’en affranchir dès son plus jeune âge. “Ronde dans un monde carré”, à qui un professeur a d’ailleurs eu la délicatesse de dire qu’elle ferait mieux d’arrêter le ballet parce qu’elle n’avait pas un physique de danseuse, elle sait très bien de quoi elle parle. Elle en a développé une capacité à voir le beau, partout. “Je suis peut-être une grande naïve ou une utopiste, mais je suis toujours étonnée, par exemple, quand les gens passent devant le lac et ne s’arrêtent pas. D’ailleurs, j’ai commencé la photo comme ça, pour montrer la beauté des choses. Et c’est encore plus parlant avec les portraits. Un tas de gens ne se trouvent pas photogéniques, alors qu’il suffit parfois d’accepter un regard bienveillant et de lâcher prise pour se sentir bien devant un objectif… Là, ça a du bon de se voir dans les yeux de quelqu’un d’autre.”

Et à quel moment une femme se trouve-t-elle la plus belle ? Dans sa robe de mariée, pardi ! Quand elle lance l’idée sur le réseau annécien des Chic Filles, en octobre 2017, elle récolte quasi immédiatement une quarantaine de réponses. La robe de princesse fait toujours rêver. Il lui faut alors trouver des lieux, mais comme elle est du genre à pouvoir “vendre des patins à roulettes à un cul-de-jatte”, elle active toutes ses relations et décroche des créneaux à l’Impérial, aux Trésums, dans le chapiteau du Cirque Médrano… Les étoiles s’alignent, maquilleuse, coiffeuse et autres modèles viennent bénévolement aider d’un shooting à l’autre.

PRINCESSE ET ALORS ?

Florence Lambert, elle, a même accepté de participer à deux séances, au Casino et au camping. C’est l’approche amateur, non-commerciale du projet de Géraldine, et la personnalité enthousiaste de la photographe, qui l’ont convaincue.

9 ans après son mariage, elle n’avait jamais réessayé sa robe et était surtout ravie de voir qu’elle rentrait encore dedans. “Et c’était le plus gros de nos conversations avec les autres filles ! Il y avait un peu de nostalgie, mais on ne s’est pas vraiment raconté d’anecdotes. On était là pour rigoler, dans un état d’esprit totalement différent de celui du Jour J. On tache la robe sur la balançoire ? C’est pas grave ! Elle aura quand même servi une autre fois, c’est bien, et de toute façon, là, on n’est pas près de la remettre !” Une manière d’en faire le deuil définitivement, mais légèrement, avec un petit côté «trash the dress» – littéralement, «bousille ta robe», du nom de cette tendance venue des Etats-Unis qui prévoit une séance photo, après la cérémonie, au cours de laquelle la robe en prend plein les dentelles : peinture, boue, sable…

ROBES DE MAR…RADE

Au départ, Géraldine pensait photographier chacune de ses modèles seule, mais en petit groupe, les mariées réanimées s’amusent comme des gamines, et elle obtient d’elles ce qu’elle recherchait, de la spontanéité, de vrais sourires, des éclats de rire. “Un lien s’est créé, s’étonne-t-elle, et je suis devenue une pro des robes : je peux lacer un corset en trois minutes top chrono avec une main dans le dos ! Je ne pensais pas que ça allait être autant de partage… Certaines m’ont même dit qu’elles étaient tellement à l’aise qu’elles se trouvaient plus jolies sur mes photos que sur celles de leur mariage…”

+ d’infos :
exposition «Princesses Modernes» au cinéma Pathé d’Annecy du 10 oct. au 6 nov.

Photos : Géraldine Gay

Mélanie Marullaz

Mélanie Marullaz

Journaliste SURNOM: Poulette. PERSONNAGE DE FICTION: Elastigirl. OBJET FETICHE: mon oreiller. ADAGE: à chaque Barba-problème, il y a une Barba-solution. (philosophie Barbapapienne) JE GARDE: mes épaules. JE JETTE: mes grosses cuisses de skieuse. DANS 20 ANS? la tête de mon père sur le corps de ma mère. presse@activmag.fr

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