T’as les boules ?

faire bouger les tabous

Il est souvent découvert fortuitement car il ne s’accompagne pas vraiment de symptômes d’alerte. Or, le cancer du testicule, s’il est dépisté et pris en charge à un stade précoce, se guérit dans quasiment 100% des cas. Focus sur une pathologie qui relève encore du tabou.

Cette maladie représente 1/3 des cancers chez l’homme jeune (entre 15 et 35 ans). Il n’y a encore qu’une vingtaine d’années, il faisait de nombreuses victimes. Aujourd’hui, le traitement est efficace à plus de 95%.
C’est une atteinte maligne d’un testicule, rarement bilatérale (dans moins de 2% des cas). Entre machisme et négligence, les garçons se font très discrets sur leur santé, quitte à minimiser, voire à occulter de véritables problèmes. Et, quand il s’agit d’évoquer des maux qui se déclarent en-dessous de la ceinture, c’est plutôt du genre «silence- radio». Forts de cette constatation, des amis australiens créent en 2002 la fondation «Movember» destinée à sensibiliser l’opinion et les pouvoirs publics aux dépistages et aux soins des différents cancers masculins, tels que ceux de la prostate et des testicules. Le challenge consiste à changer «le visage de la santé masculine» à travers le port, pour le plus grand nombre, de la moustache (Mo, en australien) pendant les 30 jours du mois de novembre. Le mouvement a réuni en 2016, des millions de participants dans 21 pays du monde. La France répond «présent» depuis 2012.

UN FAISCEAU D’INDICES

Les examens systématiques pratiqués lors de l’incorporation militaire permettaient au médecin de détecter une anomalie au niveau du scrotum. Actuellement, la découverte se fait généralement par l’intéressé lui-même qui remarque la présence d’une légère grosseur indolore dans un testicule, ou qui ressent comme une lourdeur à cet endroit, une sorte de pesanteur, une tension. Un gonflement anormal des mamelons et l’apparition de certains ganglions peuvent faire suspecter la présence d’une tumeur. Il faut impérativement et rapidement consulter. Un andrologue expérimenté saura souventdistinguer la nature du mal à la palpation. Il fera confirmer son diagnostic par une échographie. 

TRAITEMENT RADICAL

La présence d’une tumeur justifie une intervention chirurgicale, actuellement seul traitement pour enrayer le mal. Le geste est rapide, une vingtaine de minutes sous anesthésie générale. Selon le cas, le praticien devra procéder à l’ablation du testicule, ou le remettre en place après avoir dégager la tumeur. Chimiothérapie, séances de radiothérapies pourront s’avérer nécessaires après l’intervention. Pour préserver la fertilité ultérieure, il convient de prélever et de congeler du sperme.

DES CAUSES HYPOTHÉTIQUES

Ce type de cancers s’avère bien plus fréquent chez des sujets dont le testicule n’est pas descendu à sa place normale avant l’âge de 6 ans. Des antécédents familiaux doivent également inciter à la vigilance. Mais l’augmentation de cette pathologie dans l’hexagone, comme dans la plupart des pays industrialisés, interpelle. Aucune explication formelle. Mais plusieurs hypothèses émergent : une diminution de la taille du testicule après un choc, une infection (oreillons…). Il s’avère que les personnes de couleur seraient moins touchées. Une observation qui plaiderait en faveur d’une influence génétique. Mais ce sont la pollution et les conditions environnementales (polluants divers, pesticides…) qui sont prioritairement en ligne de mire.
Consultez un médecin rapidement au moindre doute. Notez bien qu’un seul testicule suffit à maintenir votre fonction érectile et qu’une fois guéri, vous restez en mesure de procréer.

© shockfactor.de

Christine Mouez Gojon

Christine Mouez Gojon

Journaliste
SURNOM: Chris. PERSONNAGE DE FICTION: la fée Mélusine. OBJET FETICHE : une minuscule médaille de Notre Dame de Laghet (A La Turbie, village qui surplombe Monaco). ADAGE : Dieu nous a donné le vivre. C’est à nous de nous donner le bien vivre (Voltaire). JE GARDE: mes pieds. Ils me font avancer. JE JETTE: rien, par peur de manquer. DANS 20 ANS? savoir plaire, pour ne pas déplaire.

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