voulez-vous coucher avec moi, ce soir ?

1 Juil 2017

C’est rare que je finisse une nuit en solo. Encore plus exceptionnel que j’en fasse deux avec la même personne. C’est bien simple, je ne compte plus tous ceux qui me sont passés dessus. Ne faites pas les offusqués, vous en faites probablement partie !

Il y a les histoires d’un soir, étape probatoire, coups de boutoir, performance éliminatoire. C’est mon quotidien… Des moins que rien ? Moi, je les aime bien, ces barbares qui se la joueraient bien Godard, les queutards bien trop pétochards sans leur pétard, les vantards, leur gros cigare en étendard, les revanchards méritoires qui malgré les déboires ont toujours espoir, les pantouflards qui gardent leur costard, les cumulards, jamais sans leurs accessoires et p’tits canards, les tocards qui devant une paire de nibards ont déjà vidé l’arrosoir… à défaut de gloire, il leur reste le minibar !

Il y a aussi les réguliers, les amants dégoupillés, partenaires particuliers, les amoureux expatriés, chevaliers débraillés, les tireurs tiraillés au foyer entaillé, les époux estampillés aux promesses oubliées sur l’oreiller. J’aime leurs trop courtes entrevues aussi passionnées que désespérées, aussi passionnantes que désespérantes.

Et il y a ceux qui passent en touristes, qui s’invitent à l’improviste, ou prévoient, opportunistes. Je vous en épargne la liste… elle est no limit. Mais avec eux, c’n’est jamais triste : de loin mes nuits favorites. Coucheurs émérites, un rien anarchistes, ils se rêvent récidivistes. Au final, rien d’illicite.

Juste une année de labeur pour quelques jours de bonheur… Tels des Hallyday on holiday, ils traquent la piste aux étoiles : leurs économies pour flinguer la monotonie, se glisser en moi encore une fois. Pourvu qu’ils soient deux, l’amour c’est contagieux. Je ne suis que leur terrain de jeu, parfois savonneux, attention aux tête-à-queue !

Sous leurs assauts, je ne couine pas, je grince…

Ce bruit vous est familier ? Je vous avais bien dit que nous nous étions rencontrés. Ah… vous voilà dans de beaux draps ! Les miens.*

*pour les âmes sensibles et les lecteurs distraits, « je » est juste un lit d’hôtel… What did you expect ?

Lara Ketterer

Lara Ketterer

Lara Ketterer meneuse de revue SURNOM: enfant, c’était Tatouille, en rapport avec mon prénom... PERSONNAGE DE FICTION: depuis toujours : la femme piège, d’Enki Bilal, une reporter mystérieuse et un peu paumée en 2025... OBJET FETICHE: mon téléphone portable, un vrai doudou que je traîne partout ! ADAGE: vivre sans folie, ce n’est pas raisonnable du tout ! JE GARDE: mes yeux et mon esprit rock, toujours provoc ! JE JETTE: mes coups de blues, ça abime les yeux ! DANS 20 ANS ? Adulte ? presse@activmag.fr

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