week-end en maison d’hôtes à lourmarin

23 Oct 2018

joyeux lu(bé)ron

La Maison Collongue a de l’histoire, le sens du vintage et le maître des lieux un sourire qu’on jurerait avoir déjà vu sur la Mona Lisa. Vous êtes à deux pas de Lourmarin, en plein Luberon, contrée que l’on n’imaginait pas capable d’être aussi simple et naturelle.

Bon, on n’est pas là pour véhiculer les clichés. Mais quand même, l’image que l’on a du Luberon, c’est qu’on s’y la pète un peu. Si fa sol ré do. Evidemment, une telle pensée unique se devait d’être rabrouée, invalidée. Et à la manœuvre, en contradicteur au charme teinté de mystère, Guillaume Toutain et sa Maison Collongue. Pourtant, sur le papier, ce n’était pas gagné. Parisien, ex directeur de création d’une agence de design graphique, 31 années de capitale, de là à tomber dans un autre cliché, celui du Parigot revenu de tout, limite agaçant, et bien non ! L’homme est accueillant, tout en subtilité et en esprit. Drôle avec une belle économie de moyens.

PLOUF PLOUF, ON REPREND TOUT À ZÉRO !

Au début, on est un peu déboussolé par ce cocktail. A l’image de son repaire : mais diantre par quel bout prendre cette bâtisse ? Et d’en faire plusieurs fois le tour pour tenter de définir laquelle des nombreuses portes est celle de l’entrée officielle, non sans en profiter, au passage, pour admirer sa belle plastique. Normal, avant les travaux, Maison Collongue était constituée de deux bâtiments distincts ne communiquant pas entre eux.

Pour le nouveau propriétaire, c’est une évidence : il s’agit de raccorder les wagons pour que tout coulisse, traboule, dans une espèce de fluidité spatiale. De la bibliothèque au salon, du salon à la cuisine, de la cuisine à la salle à manger au second salon qui, lui, mène aux chambres d’hôtes. Transformations qui ont permis d’obtenir «un quasi loft», mettant en scène une collection de meubles scandinaves du 20ème siècle et d’œuvres d’artistes contemporains. En revanche, pas touche à l’enveloppe extérieure, fruit de trois siècles d’architecture provençale : mas 17ème aux trois voûtes de pierre, magnanerie 18ème et bastide 19ème siècle. Et c’est donc en toute fidélité, sans coquetterie superflue ou cheveu sur la soupe, que la restauration sera faite.

La réussite ? Que tout cela semble couler de source, sans afféterie. L’histoire d’un homme passionné de design certes, mais aussi d’architecture, discipline qu’il a étudiée sans en être diplômé, que la perspective de remodeler une maison en mauvais état emballait. “C’étai l’occasion de créer quelque chose, de me lancer dans une aventure inédite, dans un lieu que je ne connaissais pas. Balles neuves !”. Et de rassembler sous un même toit, trois générations, enfants et patriarches. Grâce à un double coup de foudre, d’abord pour la maison, puis rebelote quelque temps après, pour Lourmarin, «village aussi dynamique que cosmopolite» situé à 2 kilomètres, ramassé autour de ses ruelles et de ses pierres. “Pour moi, c’est un laboratoire : un tiers de locaux remuants, un tiers de touristes et de résidences secondaires, et un tiers d’expatriés comme moi, souvent issus de grandes capitales, New York, Berlin, Amsterdam…”

EN HAUT, C’EST BIEN AUSSI

En haut des marches qui fendent les voûtes arrondies de leurs lignes décidées, 5 chambres, toutes différentes. Toutes meublées sobrement, laissant la vedette aux chevets, tables et commodes chinés, souvent dans la région. Les lits sont immenses et profonds. Et quand les odeurs de pain grillé viennent vous tirer des nimbes, on n’est pas déçus : les petits-déjeuners à base de produits bio du coin, ajustés par le propriétaire ont du répondant. D’ailleurs, mieux vaut prendre des forces, les environs de Lourmarin étant truffés de choses à voir : Bonnieux, Lacoste, son château, son art contemporain racé en plein air. Sagnion, village incroyable, hors du temps, suspendu à un bout de rocher.

FLEURS SAUVAGES ET PISCINE PLEIN CHAMP

Autre charme des lieux : la Maison Collongue est plantée dans un vraie coin de campagne. Et n’attendez pas de petits pots chargés de géraniums, posés sur le gravier pour faire mignon ! Ce n’est pas du tout l’esprit de la maison. D’autant que la nature environnante s’en charge amplement, alors pourquoi en rajouter ? Ainsi, dehors, l’équilibre entre soigné et côté brut se prolonge. De sorte qu’on ne sait pas précisément où débute la pampa, où se termine le jardin, doté d’une piscine plein champ, et c’est très bien. A quelques pas du bassin, on tombe déjà dans l’empire des fleurs sauvages qui chatouillent les narines de leur parfum, et les cuisses de leurs tiges épargnées par une tonte trop régulière. Autant d’appels à la balade, à la poudre d’escampette. Au loin, un petit mont planté de conifères, partie intégrante du domaine, meuble l’horizon. Toujours dans la veine de l’élégance décontractée qui caractérise l’ensemble. C’est raccord. C’est le concept. L’ancien directeur de création a bien bossé.

+d’infos :
maison-collongue
.com
> A partir de 170 euros

la rédaction

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