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dans le même bateau…

l’écologie des sexes…

Des études démontrent que les femmes seraient plus sensibles à leur environnement, et plus actrices dans
le développement durable. Instinct de conservation
sans doute… Il n’y a pas de bien ou de mal dans cette différenciation logique des valeurs liées aux sexes. Mais un risque si on n’y prend garde. Quand l’équilibre, valeur forte de l’écologie, pacifie la guerre des sexes.

Messieurs, ce mois-ci le magazine vous fait honneur. Mais comme rien n’est parfait en ce monde, je tape de mon petit poing fragile de femme sur la table. Aïe ! Et je crie haut et fort que cette différence masculin-féminin est vulgarisée dans des comparaisons inutiles et vouées à l’échec.

Et c’est vous messieurs, qui en êtes à l’origine. A trop penser les valeurs féminines faibles et inutiles, vous vous êtes auto-muselés dans votre rôle d’homme. Or, le sexe fort a une gestion bancale de l’équilibre planétaire.

Dans le domaine de l’écologie, on peut dire que vos valeurs profondes n’ont pas fait que du bien, et je prends le parti, moi femme écolo, de vous tailler un short (en coton bio et conçu de manière éthique, cela va sans dire).

Notre société est construite de manière patriarcale. L’homme a laissé à la femme la gestion du foyer pendant qu’il gérait le monde. Vos valeurs, vos aspirations et vos croyances ont permis une évolution significative de nos modes de vie, certes, entraînant par là-même des destructions massives. Car si vous trouvez viril de vouloir contrôler les lois de la na- ture, force est de constater que la domination de l’homme sur toute la planète a conduit à l’épuisement des ressources naturelles.

Pour Joël de Rosnay, illustre scientifique, prospectiviste, conférencier et écrivain français – n’en jetez plus ! -, les valeurs féminines sont la solidarité, l’équilibre, la transmission de la vie et des connaissances, tandis que les valeurs masculines sont la compétition, la conquête ou encore la croissance. Les femmes font plus appel à l‘intuition, à la persuasion et à l‘influence, alors que les hommes construisent avec force et pouvoir. Quand on regarde de plus près ce paragraphe de différenciation, on est logiquement amené à conscientiser le bien et le mal. Les stéréotypes liés au sexe sont très forts et préjudiciables.

ET QUI LIBRE ?

Voilà pourquoi, vous avez une chance folle, messieurs, que ce soit moi aujourd’hui qui écrive cet article. En effet, ce n’est pas mon genre de regarder en arrière, d’accuser et de faire un jugement sans appel de la masculinité. Le masculin, c’est bien, mais en abusé ça craint !

C’est très développement durable cette façon de penser. La sobriété n’est pas qu’une question de consommation, elle englobe toutes les sphères en lien dans notre vie actuelle : l’humain et le vivant dans un équilibre sain. Idem pour le féminin et le masculin, deux pôles néces- saires qui constituent l’origine de l’humanité.

La femme ne doit pas devenir un homme, et réciproquement… Aujourd’hui, revendiquons plutôt la reconnaissance des spécificités féminines, sans pour autant bannir les acquis liés aux qualités masculines. Le masculin a pour moteur l’énergie de faire, le féminin l’énergie de l’être : parfait ! Conjuguons-les !

A trop vouloir se battre l’un contre l’autre, nous en venons à oublier l’essentiel.
Le monde moderne est finalement paradoxal, se côtoient exclusion et solidarité, capitalisme et socialisme, matérialisme et spiritualité, gaspillage et écologie. Dans un monde d’équilibre, chacun doit avoir sa place, comme finalement la nature et la ville, le féminin le masculin, le vivant et le matériel.

J’espère que je me suis fait comprendre !

© adam121

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