en chantier : le stade de Chambéry

en chantier : le stade de Chambéry

Retour de stade

Les travaux sont dans les starting-blocks ! Démoli depuis plus d’un an, le stade municipal de Chambéry s’apprête à revenir en piste.

A proximité du centre aquatique flambant neuf, il ne reste aujourd’hui plus rien de l’équipement sportif érigé en 1947. Vétuste, voire dangereux, le stade ne pouvait être maintenu en l’état. L’ancienne équipe municipale avait lancé l’opération en vue d’une reconstruction. La nouvelle majorité -en place depuis 2020- a définitivement validé le projet en décembre dernier.

DROIT AUX BUTS !

Nous avons repris un dossier qui n’était pas tout à fait financé et pour lequel nous sommes allés chercher les participations de partenaires comme Grand Chambéry, le Département et la Région”, précise Jean-François Beccu, adjoint aux sports. “Il a beaucoup été dit que ce stade allait être refait pour le club de Rugby, qui est dans une phase de progression très intéressante. Il y a bien l’idée d’accompagner ce développement, mais aussi celui du Chambéry Savoie Football, équipe phare du département, qui fait partie des 5 clubs formateurs de la région Rhône-Alpes. Les footballeurs américains Les Aigles (en 2e division) sont également concernés. Ils ont aussi besoin de ce stade pour l’organisation de certaines épreuves, notamment les phases finales de championnat qui attirent beaucoup de monde”.

SANS BARRIÈRES

Une ouverture à la diversité des activités clairement revendiquée par la Ville. “Nous souhaitons ouvrir le stade à un maximum de pratiques sportives de tous niveaux, pour tous publics, y compris les scolaires, le handisport, etc. ; ainsi qu’à des manifestations culturelles ou événementielles qui peuvent être en lien avec le développement touristique et économique, des expositions, des salons… Cette polyvalence a déjà été étudiée par la municipalité précédente, mais nous voulons vraiment la mettre en œuvre afin de faire un stade pour tous”, insiste l’élu.
Calibré pour 5 000 places, le équipement à pelouse synthétique, sera doté d’une salle de 800 m2, équipée d’une cuisine. La structure pourra être mise à disposition des associations pour l’organisation de leurs manifestations. La construction d’un parking d’environ 450 places est également au programme.
En phase avec la transition énergétique (panneaux solaires, retraitement des eaux pluviales…), les travaux démarrent ce mois d’avril par le terrassement. Ils se poursuivront par l’édification du parking, de la tribune secondaire, puis de la principale, et par l’aménagement des abords, pour une réception prévue en décembre 2022.
Le budget prévisionnel du projet global stade et parking s’élève aujourd’hui à 20 680 806 euros HT.

+ d’infos : chambery.fr

Ilustration : Patey Architectes

Muffins tout moelleux !

Muffins tout moelleux !

Moelleux au kiwi et au citron

Pour 4 personnes
Préparation : 10 à 20 min
Cuisson : 30 min

Ingrédients :
Pour 8 pièces
3 kiwis
60 g de farine
40 g de maïzena
60 g de sucre en poudre
2 œufs
50 g de beurre + 10 g pour les moules
4 c à s de crème fraîche
1 citron
1/2 sachet de levure chimique
1 pincée de sel

Préparation :
Préchauffer le four à 180 °C.
Dans une casserole faire fondre le beurre à feu doux. Laver puis zester entièrement le citron puis le presser. Réserver.
Peler les kiwis. Tailler 8 rondelles de kiwi et le reste des fruits (les parures) en petits dés.
Beurrer les moules à muffins en silicone avec les 10 g de beurre prévus à cet effet et déposer dans chaque alvéole une tranche de kiwi.
Séparer les blancs des jaunes d’œuf dans 2 saladiers distincts. Battre à la fourchette les jaunes avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ajouter les 50 g de beurre fondu, les dés de kiwi, la crème fraîche, le jus et les zestes de citron. Ajouter ensuite la farine, la maïzena et la levure.
Bien mélanger pour obtenir un mélange bien lisse. Battre les blancs en neige bien fermes au batteur électrique.
Incorporer ensuite délicatement les blancs d’œuf battus en neige à la précédente préparation.
Verser la pâte dans les moules à muffins et enfourner pour environ 30 min de cuisson.
Laisser tiédir avant de démouler les petits moelleux et de les servir retournés (la tranche de kiwi visible).

©Philippe Dufour/Interfel

le veau en vedette dans votre assiette

le veau en vedette dans votre assiette

Onglet de veau en croûte de sauge et de noisettes

Pour 4 personnes
Préparation : 20 min
Cuisson : 25 min

Ingrédients
4 onglets de veau
1 grosse patate douce
4 carottes
1 citron jaune
1 bouquet de sauge
50 g de noisettes en poudre
80 g de noisettes concassées
2 œufs
40 g de farine
50 g de beurre
3 c. à soupe d’huile d’olive
Sel, poivre

Préparation
Peler la patate douce et les carottes, les couper en morceaux et les cuire 20 à 25 min à l’eau bouillante salée. Les égoutter, les écraser au presse-purée ou à la fourchette y ajouter 50 g de beurre.
Pendant ce temps, effeuiller la sauge et prélever le zeste du citron, les hacher finement et les mélanger aux deux noisettes.
Passer les onglets dans la farine puis dans l’œuf battu puis dans la chapelure sauge-noisette.
Chauffer une poêle avec l’huile, cuire les onglets de veau à feu modéré, 3 à 4 min de chaque côté.
Servir les onglets de veau en croûte de sauge et de noisettes accompagnés de la purée de patate douce et de carottes.

©INTERBEV / Amélie Roch

En chantier : Thonon-les-Bains

En chantier : Thonon-les-Bains

Thonon change de main ?

Et ça commence aujourd’hui. L’urbanisation de la cité chablaisienne était l’un des enjeux majeurs des élections municipales de 2020, la nouvelle équipe se positionne donc évidemment à contre-courant de ses prédécesseurs. Premiers jalons posés en 3 projets majeurs.

« Thonon a eu la chance, malgré une dernière décennie assez délétère en terme d’aménagements, de conserver beaucoup de potentiel. On a cette capacité à allier l’urbanité et l’environnement préservé, et si on trouve cet équilibre, on va en faire une ville très agréable à vivre.” Comptes soldés avec l’ancienne municipalité, Christophe Arminjon, le nouveau maire de Thonon, espère associer la population à cette réflexion par le biais des Assises Locales du développement Urbain, qui démarreront au mois de mai. Des citoyens amenés à se positionner sur deux temporalités : quelle ville voulez-vous aujourd’hui ? Quelle ville aimeriez-vous laisser à vos enfants ? En parallèle, de grands projets structurants sont déjà sur les rails.

Places des Arts ©Antoine Berger

LA PLACE DES ARTS REPENSÉE

Edicules de parking, quais de bus, places de stationnement… La plus grande place de Thonon n’en est, pour le moment, pas une. L’objectif est de la rendre aux piétons, d’attirer le cœur de ville vers la gare et renforcer le lien établi par la nouvelle passerelle du pôle gare vers la Place de Crête et la partie haute. 1ère étape : redistribuer le réseau de transport en commun et retirer complètement les bus de la place. Ils circuleront et chargeront en aval, sur le Boulevard du Canal. Au bout de la place, la rue des Allobroges sera fermée à la circulation publique.
Sur cet immense espace ainsi dégagé, on devrait alors trouver : un square du côté de l’école des Arts, le marché hebdomadaire et une halle. “Le concours d’architecture va être lancé dans les prochaines semaines. Ce lieu aura pour objectif d’abriter les étals qualitatifs de la partie alimentaire du marché et de rester modulable pour être totalement libéré et accueillir des événements. Au 2nd niveau, il y aura probablement des activités permanentes, comme un restaurant ou des boutiques de produits de terroir. Il nous faut quelque chose de polyvalent, on ne veut pas prendre le risque d’avoir un bâtiment mono-fonctionnel.

UN PARC PAYSAGER SUR LES TALUS SOUS-BASSUS

Depuis le centre de Thonon, la liaison piétonne vers les bords du Léman se fait par une zone de talus assez raide, qui s’étend depuis le Belvédère jusqu’au Château de Sonnaz et la Sous-Préfecture. “Aujourd’hui, c’est une zone de transition, qui devient un coupe-gorge la nuit. L’idée, c’est donc de réaliser un grand parc étagé, le plus grand de la ville avec 3,5 hectares, en terrasses avec, pour leitmotiv, l’accessibilité.” Un ascenseur vitré devrait desservir le Belvédère, le parking souterrain, puis la promenade aménagée en contrebas. Un concours d’architecture paysagère sera donc lancé à l’échelle européenne, et un budget de 7 millions d’euros est prévu pour ce nouveau parc, qui liera avec fluidité le cœur de la ville à son port et… à son nouveau musée.

UN MUSÉE DANS LE CHÂTEAU DE RIVES

Voilà le plus gros projet en matière de budget et de quantité de travail à mener d’ici la fin du mandat”. Ancienne maison-forte du XIVe siècle, rare exemple de monument médiéval encore visible dans la région, le Château de Rives, dans le port du même nom, n’est actuellement ouvert au public que lors de manifestations organisées par la ville. Il va donc être réhabilité et transformé en pôle culturel majeur, avec comme point d’attraction principal, un département dédié à l’art contemporain, “grâce au dépôt d’une collection d’envergure nationale ou internationale”. Il abritera également un fond Premier Empire, lié au Général napoléonien thononais Joseph Marie Dessaix, le travail de la sculptrice Marguerite Peltzer, représentante d’un courant artistique féminin des années 30, qui a légué l’intégralité de son œuvre à la ville et un fond d’ethnographie plus classique consacré aux populations du Chablais.

UN NOUVEAU STADE A VONGY « Par deux fois, le Stade Moynat n’a pas pu, de par sa configuration, accompagner des équipes de 1ère et 2ème divisions. Je me suis dit qu’il fallait absolument réaliser cette mutation” explique Christophe Arminjon. Une mutation à double détente : dans un 1er temps, la construction à partir de mai 2021 d’un stade d’athlétisme à Vongy, à côté du Boulodrome et des terrains de foot. Cette nouvelle structure permettra, dans un 2nd temps, de supprimer l’anneau d’athlétisme du Stade Moynat, de réaménager un terrain polyvalent foot/rugby/foot américain, et de construire une nouvelle tribune sud sur l’équivalent de la place gagnée.

RENOVATION ET RE-QUALIFICATION DE L’EXCELSIOR Fin 2020, la municipalité a préempté et fait l’acquisition de l’ancien cinéma. “A 20 m de la mairie, c’est une opportunité pour la ville”, constate le premier magistrat thononais. “On pourra y faire nos instances du Conseil Municipal, des séminaires d’entreprise, des formations… c’est l’occasion de lui redonner sa façade d’origine Art Déco, et, comme il y a quelques immeubles de la même époque sur la place adjacente, nous allons la réaménager dans cet esprit, retirer toutes les voitures et lui redonner une vraie identité. Le maître d’œuvre est lancé, c’est un des 1ers projets qui va sortir de terre.” !

Mâle et diction

Mâle et diction

Madame en a ras la covid !

Madame grommelle : “y’en a marre de la covid !”, elle éteint sa cigarette dans l’eau de son bain, se verse une flûte de champagne, constate que la bouteille est vide et la jette par la fenêtre ouverte… bruit du verre qui se brise sur le trottoir ! monsieur la réprimande : “ça ne va pas non ? tu aurais pu partager quand même !”

Et toi chère lectrice ? Ne partages-tu pas cet agacement profond, celui d’avoir perdu ta liberté de bouger, de penser et de faire ? Ton horloge biologique s’est-elle synchronisée à celle du couvre-feu ? Te reste-t-il de la peau non gélifiée sur les mains ? Avoue-donc que parfois tu aimerais bien exploser une durite : boire de la vodka au goulot devant le commissariat à 22 heures passées, réunir 50 fous dans ton jardin et danser toute la nuit en tirant un feu d’artifice plus beau que celui de ton mariage, embrasser avec la langue cet inconnu qui passe, pour la seule bonne raison qu’il te plaît et que tu as envie de sentir ton corps désirer autre chose que ta première injection !!!.

Joyeux anniversaire la Covid ! Un an… ça se fête !!!

Monsieur est également au bout de sa vie : “Et dire que maintenant, j’en arrive à apprécier les matchs de foot sans public, avec cris et applaudissements enregistrés, ça craint ! J’ai oublié jusqu’aux odeurs enivrantes de stade et de foule, ce doux parfum de sueur et de bière mêlées, de frites grasses et de fumigènes ! Mon moi part en déliquescence !” – Madame fait clapoter l’eau : “Enfin lucide mon pov’ Canard ! Cela fait longtemps que ton cerveau est passé à l’état liquide, entre filles, on t’appelle le Grand Bleu !” Loulou vexé : “Aargghh ! Que le monde féminin est cruel ! Ce pov’ cerveau te signale pourtant avec bienveillance qu’en pratiquant l’alcoolisme monbain de la sorte, tu vas finir avec les incisives plantées dans le carrelage !” Elle le salue en levant son verre, puis en savoure la dernière lampée : “Je ne bois pas, je me ressource à la source ! Sache que mojito et caïpirinha sont les pansements que nous, les femmes, appliquons sur les blessures infligées par le patriarcat ! Ah, s’autoriser un moment de douce folie entre filles pour éponger le reste… Alors ne me soûle pas, s’il te plaît, car mes copines me manquent, ouiinn !”

Comment sauver son couple de la noyade !

Canard est bien placé pour savoir que sa belle a raison (une fois de plus, grrr) et que ces temps de pandémie et de distanciation peuvent encourager l’outrance ! Regardez Sarko, les juges se lâchent et le condamnent à un an ferme ! Waou, un Président embastillé ! Carla va devoir remixer son titre « Les séparés »… Il paraîtrait même qu’au gouvernement ça disjoncte dans la surenchère : Gérard Darmanin s’est offert une Chienne de Garde pour pouvoir sortir légalement après 18 h, et Frédérique Vidal adore commander au Resto Universitaire des tajines et des couscous. Question boulettes, elle gère ! Loulou est interrompu dans sa rêverie car Madame sort du bain en tenue d’Eve/Bacchus… Elle cligne de l’œil, y aurait-il débauche sous roche ?

Illustration : Sophie Caquineau

Plagiat ? Mes droits…

Plagiat ? Mes droits…

Je pique… ça pique !

Quelle est la différence entre Montaigne, Georges Harrison, Calogero et un étudiant ? Aucune, ils pratiquent le plagiat.

Le plagiat consiste à s’approprier l’idée d’un autre en la faisant passer pour sienne, il touche tous les domaines, et celui du domaine artistique est bien connu tant les procès se sont multipliés.
A l’heure d’internet, l’information n’a jamais été aussi disponible pour les copieurs, mais aussi pour les internautes prêts à les dénoncer, aidés par des outils comme des logiciels détecteurs de plagiat.
Dans le jargon juridique, on l’appelle «contrefaçon». Elle est définie par l’article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle : «Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur… est illicite. Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la trans- formation, l’arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque».
Elle est un délit puni d’une peine maximale de 3 ans d’emprisonnement et de 300 000 € d’amende. Des dommages et intérêts peuvent également être accordés pour réparer le préjudice économique et moral de l’auteur.

COPIER N’EST PAS JOUER !

Dans l’industrie musicale, mélodies, rythmes, paroles, tout peut être pillé par d’illustres inconnus ou stars patentées. Mais l’imposture reste difficile à prouver, car l’originalité d’une mélodie est difficile à établir.
Utiliser le dessin d’un artiste, ou bien insérer un extrait vidéo sans créditer son auteur, peuvent constituer également un plagiat.
Le scénario d’un film ou d’une vidéo qui reprend la trame ou les personnages d’une autre vidéo, voire s’inspire très largement d’un livre, est un plagiat.
Plus étonnant, l’utilisation de GIFS constitue un plagiat pouvant tomber sous le coup du délit de contrefaçon, mais cette utilisation est tellement fréquente qu’il n’y a encore jamais eu de recours pour cette arnaque 2.0.
La littérature n’est pas épargnée par le phénomène, et de nombreux auteurs, deviennent des gentlemen cambrioleurs des mots.

DES CHERCHEURS AUX ÉTUDIANTS…

Les copieurs investissent également le domaine scientifique en volant les idées de leurs collègues, jetant le discrédit sur les chercheurs. Pour eux aussi, les suites seront lourdes : ils risquent de perdre le financement de leur recherche, l’annulation du diplôme, et le plagiaire aura des difficultés à trouver un poste ou à se faire publier dans des revues spécialisées. Il sera également rappelé aux étudiants que copier-coller n’est pas jouer. Certes, la tentation du crtl-C, crtl-V est grande, et le geste peut paraître anodin, mais ses conséquences ne le sont pas, puisque l’étudiant pompeur encourt une sanction pédagogique par la baisse de la note de l’épreuve, mais ça peut aller du simple avertissement jusqu’à l’exclusion temporaire ou définitive. Préférez le fil à broder à la colle !

POMPER OU S’INSPIRER ?

La création se nourrit nécessairement d’autres œuvres, la frontière est donc mince et pas toujours nette entre l’influence, l’hommage, la rencontre fortuite, le clin d’œil, l’inspiration maladroite et l’authentique contrefaçon susceptible de poursuites. Lors du travail de réappropriation et de réinterprétation, l’origi- nalité ne doit pas rimer avec le clonage de l’original, sous peine de sanction.
De nombreux humoristes ont été épinglés pour s’inspirer de shows, mais comme le rappelle François Rollin, Coluche avait tracé la route en disant « qu’une blague appartenait à celui qui s’en servait le mieux ».
Point de procès pour ces blagueurs en mal d’inspiration, mais le plagiat nuira surtout à leur réputation.

Maître Anne Delzant

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