récoltes de saison

récoltes de saison

CHAMPIGNONS A TOUS LES ETAGES

MYCOSES, FATIGUE GÉNÉRALE, ALLERGIES ET INTOLÉRANCES DIVERSES, PROBLÈMES DIGESTIFS CHRONIQUES JUSQU’À DES TROUBLES ET SOUCIS NEUROLOGIQUES ET ÉMOTIONNELS (IRRITABILITÉ, DIFFICULTÉ DE CONCENTRATION, PERTE DE MÉMOIRE…). ET SI C’ÉTAIT UNE CANDIDOSE ?

Les champignons que vous allez dénicher très bientôt dans nos forêts adorent les milieux humides et acides. Il en va de même pour ceux présents dans notre système digestif. Dans un organisme sain, ils cohabitent de façon tout à fait pacifique avec les bactéries, pour constituer notre microbiote qui fait office de régulation. La clé de cette auto-régulation, c’est l’équilibre acido-basique.

INVASION CARACTÉRISÉE

Dès lors que notre organisme s’acidifie, les champignons comme après une bonne pluie en forêt, se développent à toute vitesse, jusqu’à coloniser tout notre système digestif. Qu’est-ce qui peut favoriser cette situation? Une mauvaise hygiène alimentaire (aliments trop sucrés, trop riches en gluten, produits industriels, alcool, tabac…), traitements d’antibiotiques à répétition, stress… Le candida albicans, et d’autres tout aussi sympathiques, mais moins connus, comme l’aspergillus ou le géotrichum se développent alors anormalement en envahissant et tuant les bactéries protectrices.

MALADIE MÉCONNUE,
MAIS LARGEMENT RÉPANDUE !

La candidose digestive, mal diagnostiquée ou voire carrément ignorée, est bien plus répandue qu’on ne le croit. Une majeure partie de la population française serait touchée, ne serait-ce que par des mycoses aux pieds, ou des mycoses vaginales pour les femmes. Sous forme de moisissure, le champignon se déplace dans tout l’organisme à travers le réseau sanguin, pour se coller sur différents types de cellules.
Il est possible de mesurer la quantité de champignons présents par un examen des selles auprès d’un laboratoire, mais il existe plusieurs signes qui ne trompent pas : ballonnements, gaz, alternance constipation/diarrhée, mycoses vaginales ou aux pieds chroniques, mauvaise haleine, fatigue chronique, endométriose, règles irrégulières…

QUEL TRAITEMENT ?

Pour se débarrasser du candida albicans, il faut l’affamer. Le champignon se développe particulièrement sur les levures et raffole du sucre. Il est donc conseillé de supprimer tous les sucres à l’exception de quelques fruits l’après-midi, ainsi que toutes les levures. Par contre, il craint les aliments suivants : ail, thym, basilic, betterave, aloe vera, huile de coco (acide caprylique). A introduire dans votre alimentation de base ! Il existe également plusieurs traitements, mais les principes actifs sont les suivants : extrait de pépins de pamplemousse, extrait de feuilles d’olivier, huiles essentielles de girofle, cannelle et origan, écorce de lapacho.
Certains probiotiques sont particulièrement efficaces sur les champignons : lactobacillus helveticus, rhamnosus et acidophilus.
Pour obtenir un résultat probant, une cure minimum de 3 à 6 mois sera le plus souvent nécessaire, accompagnée du régime alimentaire approprié. Une consultation auprès d’un naturopathe peut s’avèrer nécessaire.

la maison des ados

la maison des ados

MAISON DE JE

IL Y A CEUX QUI GARDENT TOUT, PODS DANS LES OREILLES ET MÈCHE DEVANT LES YEUX. ET CEUX QUI NE CACHENT RIEN, À L’AISE DANS LEURS CONVERSE®. TOUS, ILS ONT DES INTERROGATIONS, DES INQUIÉTUDES, DES DOUTES, QUE LE CINQ À CRAN-GEVRIER, ACCUEILLE SANS FILTRE, DE 11 À 21 ANS.

« Je cherchais des personnes pour me comprendre, m’aider à avancer, passer un cap que je n’arrivais pas à passer toute seule.” En février dernier, Lucie, collégienne annécienne de 14 ans, est confrontée à un événement qu’elle qualifie “d’assez grave”, suffisamment en tous cas pour qu’elle n’ait pas envie de s’en ouvrir à la première journaliste qui passe. Mais elle en parle avec ses parents, ils font ensemble “tout ce qu’il faut” sans pour autant réussir à trouver de solution au problème de l’adolescente. Ils toquent alors au Cinq, pour en discuter avec d’autres adultes.

DÉCO DÉCLIC

Le Cinq, c’est la 116e Maison des Adolescents (MDA) en France, 2e en Haute-Savoie après celle de Vetraz-Monthoux. Elle a été inaugurée en décembre 2019. Et comme son nom l’indique, c’est avant tout une maison, avec, au 1er niveau, son salon au mobilier chiné, son coin bar pour boire un thé en musique et son armoire customisée par le collectif Art by Friends; à l’étage, sous la toiture, chaque professionnel a choisi la décoration de son bureau comme il l’aurait fait pour sa chambre, avec du bleu canard, du orange, du violet, des photos et des citations, pour un ensemble vivant, lumineux et ultra personnalisé. “Si nous, on se sent bien ici, on peut accueillir bien les ados et leurs parents”, résume Nathalie Magnin, coordinatrice du lieu. “La déco –comme les petites scènes de vie représentées sur des étagères par des Playmobil®- est un motif d’échange, une amorce de conversation, elle interpelle… Une jeune fille nous a même dit un jour : « si je travaillais ici, je prendrais des selfies toute la journée ! »

PORTE OUVERTE

La grande idée, c’est qu’on peut venir de manière spontanée,” explique Aurélie, la psychologue. “Juste par curiosité, ou parce qu’on est bloqué, on pousse la porte. On vient voir ce qui s’y passe, on peut déposer quelque chose, une incompréhension, une préoccupation, et quelqu’un en accuse réception.” Le postulat de base? “Le fait que grandir n’est pas facile” ajoute Nathalie Magnin, “qu’il n’est pas évident de se positionner en amitié, en amour, ou dans la vie en général, si on ne trouve pas à qui parler sans jugement et sans idée préconçue. C’est pour ça que le premier contact n’est pas un entretien, mais une rencontre de personne à personne. On se pose, on discute puis on réfléchit en équipe à une association éventuelle avec un professionnel.
Avec des éducateurs, psychologues, psychiatres, infirmiers, mais aussi spécialistes des consommations (tabac, alcool, cannabis…) ou médecins du planning familial, tous les échanges que propose le Cinq sont gratuits, anonymes si souhaité et sans autorisation parentale –un tiers des adolescents se présentent d’ailleurs seuls-. Comme sur un bateau, chacun prend son quart de surveillance, de disponibilité.

CINQ SUR CINQ

Au Cinq, nous ne mettons pas en place de soins dans la durée,” précise toutefois Nathalie Magnin, “nous sommes un premier lieu d’accueil, mais on n’initie pas de protocole ou de prise en charge. Par contre, nous faisons partie d’un réseau, dans lequel nous aidons les jeunes à circuler de la manière la plus fluide possible, si nécessaire, nous les redirigeons vers les lieux appropriés.
Ici, l’accompagnement se fait en moyenne sur trois rendez-vous, sans aucune obligation, sans cadre rigide, avec une adaptation au cas par cas. Lucie, elle, a d’abord rencontré la psy- chologue, puis elle a continué à discuter avec d’autres intervenants, dont Sylvie, l’éducatrice, par téléphone : “je me suis dit que je pouvais leur faire confiance, qu’ils s’y connaissaient dans les histoires d’ados. On m’a énormément écoutée, on m’a donné des conseils pour améliorer la situation et faire attention, et depuis, je me sens plus en mesure de gérer.
Si le décor est convivial, l’ambiance détendue et bienveillante, les numéros de portable communiqués volontiers, pas question cependant d’essayer de séduire les ados, de faire les «djeuns». Le Cinq offre à leurs incertitudes un ilôt de stabilité. “Mais quand il y a une certaine confiance, il peut y avoir du mouvement”, nuance Philippe, l’infirmier. “On a le droit de ne pas être d’accord, le conflit peut être intéressant. C’est comme la tectonique des plaques, quand elles se frottent, elle peuvent s’écrouler ensemble ou former de petites montagnes.” “Ce qui est bien, avec les ados, c’est que tout va vite,” complète Sylvie. “Tout est en transformation permanente, tout est possible. Le plus inquiétant, c’est quand ils ne pensent plus à rien, ne savent pas s’ils souffrent et haussent les épaules sans rien dire.

TRAVAIL D‘EQUIPE
Pour soutenir la charpente et consolider les fondations d’une maison, il faut des appuis, physiques, politiques et pécuniers. Le Cinq est donc financé par le Centre Hospitalier Annecy Genevois (CHANGE), l’Agence régionale de santé (ARS), le Département et la Ville d’Annecy. Il travaille également avec d’autres partenaires, dont l’Académie de Grenoble, le Ministère de la Justice, l’Ecole des Parents et des Educateurs, ou l’Instance Régionale d’Education et de Promotion Santé (IREPS).

+ d’infos : Au Cinq – 5, av. de la République – Cran-Gevrier – Annecy – 04.56.49.73.55

PSYCHO

PSYCHO

Kiffés et/ou mourir

Tous programmés pour jouir ? Il semblerait qu’une partie de notre cerveau, qui n’a pas vraiment évolué depuis des millions d’années, nous pilote vers le meilleur (sur le moment) et le pire (à terme).

8 milliards d’êtres humains sur Terre qui recherchent la croissance dans tous les domaines. Au grand dam de la planète. Si la raison nous dit bien qu’il y a un truc qui cloche, notre instinct de survie nous pousserait à nous auto-détruire. Sébastien Bohler, docteur en neurosciences, explique, dans « Le bug humain » qu’il y a un problème de conception dans notre cerveau. Son centre, le striatum règne en maître. Sa tâche est de remplir 5 objectifs de survie, et celle du cortex -notre cerveau analytique- d’exécuter ce qui est inscrit au programme : manger, se reproduire, obtenir des informations sur le monde autour de soi, rechercher un statut social élevé, et le tout, en ne fournissant pas trop d’efforts. Et si le cortex fait ça bien, il recevra un shoot de dopamine, neurotransmetteur qualifié d’hormone du bonheur. Le hic, c’est qu’il lui en faut toujours plus, au risque de devenir addict.

Engouffre, copule et écrase les autres


Cela dit, sans striatum, nous ne serions pas là aujourd’hui. La sélection naturelle n’a conservé que ceux qui avaient un striatum fonctionnel. “Va, mange autant que tu peux, car la nourriture n’est pas donnée dans ce monde. Va, copule autant que tu peux, car tu pourras transmettre tes gênes à la postérité. Va, montre-toi plus important que les autres, car tu t’assureras des ressources matérielles et des partenaires sexuels. Va, avale autant d’informations que tu peux sur le monde pour augmenter les chances de t’en sortir. Et fais cela plus que les autres, car sinon tes gênes seront submergés par ceux de tes concurrents.”* Tout en s’économisant, parce que c’est cela qui libère la dopamine ! Le boom technologique dans tous les domaines, depuis le siècle dernier, est au service de notre désir de surconsommation. Et ce désir-là, aussi fou que cela puisse être, nous conduit à notre perte.

Un cerveau pas écolo


Pour Sébastien Bohler, notre cortex (qui prend conscience du problème) est à la botte du striatum (assouvissement de nos désirs fondamentaux). “La production d’1kg de viande bovine coûte 15 000 litres d’eau à la planète, et dégage environ 20 kg de dioxyde de carbone dans l’atmosphère”, soit l’équivalent d’un trajet de 300 kms en voiture. Même si l’OMS signale en 2016 qu’on meurt plus sur Terre de suralimentation que de dénutrition, nous continuons à nous empiffrer parce que notre striatum nous pousse à le faire encore et toujours plus. Alors, faut-il changer notre cerveau ? Ou plutôt envisager d’entraîner un contrôle sur lui. Les exercices de Pleine Conscience libèrent de la dopamine sans consommation supplémentaire, comme le fait de partager son argent avec quelqu’un, serait dopaminergique. Surtout chez les femmes !  

Biblio : *« Le bug humain » de Sébastien Bohler – Ed. Robert Laffont

santé : l’anorexie

santé : l’anorexie

balance tes clichés

TROUBLE DU COMPORTEMENT ALIMENTAIRE SE CARACTÉRISANT PAR UN REFUS DE LA PRISE DE POIDS PAR TOUS LES MOYENS, L’ANOREXIE TOUCHE 1 À 2% DE LA POPULATION, ET PRINCIPALEMENT LES FEMMES. LES CAUSES ? MULTIPLES. LES PRÉJUGÉS ? IDEM.

Ce n’est un secret pour personne: notre société occidentale est obsédée par la minceur féminine. Il suffit de lire les magazines, allumer la télévision, scroller sur les réseaux sociaux. Résultat: les troubles alimentaires explosent aujourd’hui, selon la Fédération Française Anorexie Boulimie. Ils touchent aujourd’hui environ 8 millions de personnes en France. Les causes ? Diverses : biologiques, génétiques, sociales… Et sociétales, donc.

LE POIDS DE LA SOCIÉTÉ…*

“Les femmes sont plus menues, les hommes plus forts, c’est biologique.” C’est faux. C’est le cliché parfait favorisant l’objectivation des femmes. De nombreuses études et spécialistes –dont l’anthropologue Priscille Touraille– ont montré que le dysmorphisme entre les femmes et les hommes n’était pas dû à une différence biologique mais à une ségrégation nutritionnelle ; la discrimination alimentaire était déjà présente à la préhistoire : les hommes chassaient le mammouth, laissaient les miettes aux femmes, se gardant les meilleurs morceaux. L’imaginaire collectif s’est ainsi formé : “les femmes sont naturellement plus fines”. Et pour répondre à cette (fausse) image, les femmes voient leur perception de la réalité altérée. Et, parfois, de leur corps. Pour devenir, ainsi, parfois, anorexiques. L’idée ? Ne pas prendre de poids, par tous moyens, que ce soit par une restriction alimentaire, l’utilisation de diurétiques, une hyperactivité physique, des vomissements… Résultat : un amaigrissement, souvent accompagné d’un déni de cet amaigrissement, lequel, à terme, peut avoir de graves conséquences sur le cerveau (troubles cognitifs), le cœur (bradycardie), les reins (insuffisance rénale), les hormones (aménorrhée)… Et aggraver leur santé mentale, ces personnes se voyant stigmatisées et souvent incomprises.

… ET CELUI DES PRÉJUGÉS

Ça non plus, ce n’est un secret pour personne : beaucoup de gens ont un avis sur absolument tout, sans avoir connaissance de rien. Juger, préjuger, et faire du mal, donc. Les anorexiques ne dérogent pas à la règle. “Tu es trop grosse pour être anorexique”, “Mange, c’est pas compliqué !”, “J’aimerais être comme toi.” Des phrases anodines, en apparence. En apparence, seulement. Christiane, anorexique depuis une dizaine d’années, en fait les frais constamment. “Je suis consciente de mon état, de mes carences, de ma maladie, et je me soigne pour cela, je suis suivie, mais ce n’est pas si facile, et j’en ai marre d’entendre que je n’ai aucune volonté. J’ai peur de grossir, et je suis consciente que c’est un problème. L’anorexie mentale est une maladie complexe. C’est un combat de tous les jours” Et pour le gagner, les anorexiques ont besoin de bienveillance.

*Ce n’est évidemment pas la seule explication de l’anorexie mentale, mais le poids de la société en est l’une de ses (multiples) causes.

Déconfinement

Déconfinement

Monsieur et le (co)vide de l’existence

MADAME COMPTE SUR SES DOIGTS BAGOUZÉS : « TU TE RENDS COMPTE QU’IL Y A SEULEMENT 6 MOIS, NOUS APPLAUDISSIONS SUR NOS BALCONS ? ET QUE CHAQUE SOIR C’ÉTAIT L’ANNONCE DES DÉCÈS ! ON ÉTAIT ALORS PERSUADÉS QU’APRÈS LE COVID, NOUS ALLIONS ENFIN POUVOIR CONSTRUIRE UN MONDE MEILLEUR ! » ELLE RICANE… « TOUS ENSEMBLE !!! »

Monsieur voit que ça mouline sous les mèches blondies : le débat s’annonce… Pas de bol ! Le soir où l’Équipe de France joue pour l’UEFA Nations League ! Deux choix s’offrent à lui : soit chausser ses yeux de cocker – “oui, oui, bien sûr, tu as raison.” – en allumant la télé, soit raconter qu’il a oublié de passer chez Maman et foncer regarder le match chez Alain ! Dans les 2 cas, il y aura représailles avec au minimum 1 semaine de gueule + migraine/grève du consommable… Loulou décide sagement de faire l’impasse sur la première mi-temps pour ménager sa chèvre en restant chou !

Monsieur va devoir jouer au con, finement…

Il attaque : “Ben oui ! C’est toujours comme ça ! Les bons sentiments, c’est comme le Coup d’Un Soir : il est permis de changer d’avis le lendemain matin, quand t’es débourré ou que la fille se lève sans maquillage… On n’allait pas continuer à mener une existence de bulot accroché à son attestation de sortie ! Fallait bien que la vie reprenne !” – Elle : “Oui, mais pas comme ça ! Tu te rappelles mon Loulou, on prenait le temps de penser, de réfléchir, de marcher 1 heure, on mangeait bio, on déconsommait, on saluait les voisins en souriant ! Pourquoi c’est oublié tout ça ?” – Lui : “Parce qu’on était terrifié, le pangolin et la faucheuse toquaient à nos portes, alors on a paniqué, on l’a joué Bisounours pour gagner notre paradis ! – il tord son visage – mais l’Homme est un loup pour l’Homme, alors quand la cage s’ouvre, il bondit sur son bifteck !” – Elle grimace : “Quelle déception ! Où sont-ils les courageux qui voulaient revendre leur voiture pour continuer à écouter les oiseaux ? Ou les futurs-nouveaux-écolos qui ne juraient que par le vélo ?”- Il riposte : “Arrête ! Tu avais juste oublié comme c’était jouissif de tenir le volant de ta Mini, même dans les bouchons du quai de la Tournette !”

Le naturel revient toujours au galop ! Comme la deuxième vague ?


Madame, qui a trempé son caractère dans du vinaigre ce matin, ne lâche pas l’affaire : “On a eu deux mois pour constater que c’était génial de ne plus courir, que la vie était belle même sans aller sur la zone d’Epagny, que le télétravail faisait gagner 2 heures par jour – bon, oui, je sais, à condition d’avoir casé les gamins chez son ex – et finalement voilà que la pression remonte pire qu’avant : dis-moi, qui va rembourser les 100 milliards qui ruissellent ? Tes amis amish ou les 5 G ? Non, ce sera bibi comme d’hab !” – Loulou grommelle : “Mais moi aussi, j’ai envie de changer le monde, darling, pourtant je ne suis pas un Purédur, un jour je reprendrai l’avion ! D’ailleurs, oui, je le confesse : j’ai replongé… Ce midi, j’ai dévoré un 280 Original chez Mac Do, et putain que c’est bon, cette saloperie ! – puis perfide – et sans vouloir cafter, j’ai croisé en ville tes copines anti-mondialisation, apparemment en stage de réadaptation/apéro/shopping, elles étaient bien allumées de la carte bleue, pour des nanas qui voulaient la mettre en veilleuse…”
Madame lève les yeux au ciel, il en profite pour tenter la crucifixion : “Respire, tout va tellement mieux, regarde le foot : ils avaient droit à 4 joueurs positifs par équipe il y a une semaine et maintenant c’est 10. La semaine prochaine ce sera 20 + l’arbitre ! Si ce n’est pas de la bonne gestion de crise sanitaire, ça ! Allez, femme, prépare-nous l’apéro et passe-moi vite la télécommande, ça urge, la France a besoin de moi… !”

La clé des champs

La clé des champs

Closed café

Le sucre est tombé gelé, le café renversé, je sentais bien que la journée avait mal commencé… A défaut d’une nuit de folie, c’est le matin qui m’a rendu folle. 7h du mat’, j’ai des frissons, on connaît la chanson !

Un jour sur deux, je prends mon sac à main, celui du boulot, ma tasse d’arabica et direction la rédac’. C’est mardi, je ne suis pas censée y aller, mais on a une réunion importante alors go. Je ferme la maison, mon mug déborde, je le pose sur le bord de fenêtre, je le prendrai après. J’ouvre la voiture, jette mes affaires, branche mon téléphone, mets ma clé au démarreur, claque la portière et tire le portail. C’est toujours dans ce sens, une étape après l’autre, dans le même ordre et pour une bordélique comme moi, c’est fou. Allez, je chope mon caf’ et j’y vais !
Mais c’est pas possible, c’est fermé !!! Sésame… Pitié… Ouvre-toi !!!!! Olala !!!! La voiture s’est auto-verrouillée avec tout dedans !!! Respiration et hyperventilation suprêmes, je regarde autour de moi. Il y a des montagnes, les ânes et l’écho de mon AAAAHHHHHH, mais quelle idée d’habiter nulle part dans la campagne perdue !!! J’ai une pensée pour l’autre conne de Kate dans Titanic, glorieuse sur sa proue, à deux icebergs de la congélation et je prie. J’ai fermé la maison, mon mec est dans mon tél, en pleine conversation avec mes clés dans le vide-poche, j’ai un fond d’expresso et 500m de dénivelé sur 4 kilomètres en lacets, jusqu’à prochaine âme qui vive. C’est sport là !!! Je commence à descendre, j’suis so fresh, quand une voiture s’arrête. C’est l’ancien voisin qui a reconnu mon allure mourante. Ouf… J’explique vite fait, j’ai les doubles chez mes parents, à 10 km, je suis encore dans les temps, je monte, on y va. Je respire et commence à rire de la situation, quand j’arrive au dit lieu. Personne !!! Elle qui fait toujours le planton d’habitude. Je l’appelle avec le tél du voisin, c’est le seul numéro que je connaisse de toute façon : “Je n’suis pas là…” – sans blague – “… mais t’as pas tes clés de maison pour récupérer ton double de voiture dans le tiroir de la crédence ?” Popopo… Si, si, bien sûr !!! Dans mon sac, dans ma voiture… Fermée !!!! “Ben, appelle ton frère !” Oh la la… J’en peux plus !!! Répertoire, téléphone, siège, vide-poche… tout ça tout ça… Elle finit par comprendre et m’envoyer le contact sur le tél de l’ancien voisin. Youhou !!! C’est la fête ! En gros, mon frère a râlé parce que je suis vraiment un boulet, je l’ai attendu une demi-heure à 10 mètres du graal dans le tiroir. Il m’a remontée chez moi, j’ai récupéré ma vie, je suis partie en trombe jusqu’au boulot, envoyé un mot à ma chef pour le retard et j’y suis arrivée ventre à terre : “je viens d’avoir ton message, c’est la semaine pro la réunion ! Du coup t’arrives pile pour le café !”

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