Aux Alpes citoyens

Aux Alpes citoyens

L’hiver en pentes douces

L’après-ski, on connaît bien. Mais il existe aussi une vie AVANT le ski ! Enfin, avant la date d’ouverture des remontées mécaniques… Et même si les tire-fesses sont à l’arrêt, ça bouge dans les stations ! En attendant de pouvoir chausser, il y a donc mille et une façons de se dépayser, de se détendre ou de se dépenser.

Dans le contexte sanitaire actuel, les activités sélectionnées ci-dessous dépendent d’arrêtés préfectoraux. A l’heure où nous écrivons, tous ne sont pas tombés, et les choses peuvent encore changer… N’hésitez donc pas à contacter les O.T pour vérifier !

Même pas froid ! Val Cenis
On le sait, les Scandinaves sont de grands adeptes du chaud-froid, habitués à passer du sauna au bain glacé sans transition. Importé des pays nordiques, voici donc, pour l’hiver 2020, la version zen du choc thermique: l’ice-floating, littéralement glace flottante. Pour faire l’iceberg, vous aurez besoin d’une combinaison étanche et d’un trou dans un lac gelé. Celui de Sollières à Val Cenis semble tout indiqué. “On a le bruit de la cascade, la vue sur la Dent Parrachée”, explique Delphine Bergin, fournisseuse officielle de sensations fraîches et tenues de plongée, “c’est génial et complètement addictif, on a du mal à ressortir !” Sauf pour aller se glisser dans un spa bien chaud et, évidemment, fondre de plaisir!
+ d’infos : http://sensationsvanoise.com

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© Yannick Bellissand

Happy speed riding to you – Valfréjus
Dans le ciel de la Haute-Maurienne, il n’est pas rare d’observer des gypaètes, des trétas-lyre, des vautours, voire des aigles royaux et au milieu… des voiles. Colorées, petites et ultra rapides. C’est à Valfréjus, en effet, qu’a décollé le speed-riding, il y a 20 ans. Pour célébrer l’anniversaire de ce dérivé du parapente, pratiqué ski aux pieds, la jeune station (elle est née en 1983) accueille donc, pendant une semaine fin janvier, les meilleurs voltigeurs de la discipline. Plus d’une centaine de voiles et 13 nations différentes se défieront pour une “avalanche de couleurs” et se rassembleront même pour une tentative de record du monde: celui de la plus grande formation de speed-riders! Un vrai ballet aérien, pour que ceux qui n’ont pas froid aux yeux en mettent plein la vue de ceux qui les auront grands ouverts…
+ d’infos : les 20 ans du Speed riding à Valfréjus du 23 au 28 Janv. 2021 (dates et événement confirmés) – http://haute-maurienne-vanoise.com

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© David Ellis Dickerson

Mètre Yoga – Samoëns/Les Saisies
Après la méthode scandinave, on peut aussi aller chercher du côté de l’Himalaya afin de s’habituer au froid. A Samoëns, “allumer le feu, brûler tout ce dont on peut se débarrasser”, Claire Philipczyk, accompagnatrice en montagne et «médiatrice du corps» s’inspire du Toumo, qui utilise des techniques de yoga tibétain de respiration et à laquelle elle a été formée par -3°C… en maillot de bain. Ici, la doudoune est autorisée et les raquettes aussi. “A l’occasion de randonnées faciles, on fait plusieurs haltes pour enchaîner des postures avec une respiration adaptée. Cette combinaison active le système nerveux sympathique, qui réchauffe le corps.” Sur le long terme, cette stimulation permet également de renforcer l’immunité. Une discipline que l’on peut aussi pratiquer, sous le nom de Snowga® aux Saisies, dans les pas d’Hélène Durant.
+ d’infos : http://nature-quintessence.frsentiers-helene.com

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© Keno Derleyn

C’est watts qu’on préfère ! Les Gets
Après les mini-voitures, les mini-karts, les mini-motos, mettez des étincelles dans les yeux de vos mini-pilotes en les installant sur des motoneiges. Aux Gets, l’équipe de Mountain e-park a ouvert, il y a 3 ans maintenant, la 1re école de pilotage 100% électrique. Et oui, parce que, myrtille sur le gâteau de Savoie, ces mini-bolides, en plus d’être équipés de skis, n’émettent pas le moindre gramme de CO2, ce qui colle parfaitement à la philosophie éco-responsable de la station. Deux modèles sont disponibles: pour les 5-11 ans et pour les 12-17 ans. Les plus grands pourront également découvrir le Moonbike, modèle plus léger, sorte de chappy sur chenillette, conçu en Haute-Savoie. Et pendant ce temps-là, ceux (celles?) que la conduite sur neige et la vitesse n’intéressent pas, pourront aller se délasser dans le nouvel espace bien-être des Sources du Chéry, et flâner dans la galerie d’art attenante (autorisation confirmée).
+ d’infos : lesgets.comhttp://mountainpark.com

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A toiles et à mateurs – Les Arcs
Comparé à l’américain Sundance, les Arcs Films Festival récompense de ses Flèches de Cristal la crème du cinéma européen indépendant depuis 2009. Mais en 2020, qui dit contexte inédit dit forme inédite! Pour sa 12e édition, l’événement sort donc des couloirs balisés en s’attaquant à son versant «Hors-piste Digital». Le principe? Du 12 au 26 décembre, le public pourra acheter en ligne des places à la séance 4€ ou un pass de 25€ donnant accès à l’ensemble des films. Les tables rondes et master-class (avec le duo de réalisateurs Toledano-Nakache ou l’acteur Jérémie Reinier, quand même!) seront accessibles librement. Et le 15 décembre, date de la réouverture des salles, l’événement se lancera à l’assaut du versant «Hors-piste Cinéma», avec la projection de la programmation Arcoise dans plus de 150 salles en France.
+ d’infos : à partir du 12 décembre
Parmi les membres du jury: Zabou Breitman, Vincent Macaigne et Nicolas Maury pour les longs métrages ; Karin Viard pour les courts – lesarcs-filmfest.com

Skis personnalisés avec ctskis

Skis personnalisés avec ctskis

Planches illustrées

Autant te glisser l’info tout de go. Dans la dénomination «ct skis», c et t ne sont pas des initiales, mais signifient «c’est tes». Les tiens quoi, ceux que créent, pour toi, la championne Carole Montillet et ses associés.

Des skis personnalisés décorés avec l’illustration de ton choix. C’est le concept sur lequel surfent la championne Carole Montillet et ses associés Cécile Magnin, Cem et Michel. Quatre skieurs passionnés aux profils complémentaires qui ont lancé en 2017 «CT SKIS». Trois ans d’existence pour la société, mais une genèse qu’on pourrait faire remonter à des années, quand Carole et Cécile faisaient leurs premiers pas, du moins sur des skis!

Cécile Magnin et Carole Montillet

RETOUR VERS LE FUTUR

Au début des années 80, les gamines dévalent les sommets du Vercors avec le ski-club de Villard de Lans. Cette période marque la naissance de leur amitié de longue durée, tandis que leur avenir se trace au gré des pentes. Pour Cécile, ce seront les championnats, puis le monitorat, activité qu’elle exerce encore aujourd’hui à Val d’Isère. Pour Carole, se profile la compétition de haut vol, qui la conduira tout en haut des podiums internationaux. Un destin de championne qui n’était pas forcément joué d’avance ! “Mes parents n’étaient pas spécialement sportifs, ma mère ne sait même pas skier !”, s’amuse Carole. “Mon père nous a amenées au ski à l’âge de 5 ans, ma sœur Christèle et moi. Comme il a vu qu’on aimait ça, il nous a inscrites au club des sports. Et c’est parti comme ça !”.

(RE)MONTER LA PENTE

Avec un esprit de compétition en béton, l’ado franchit tous les niveaux. Elle entre en ski études à 11 ans et remporte son premier championnat de France de slalom. A 17 ans, Carole est admise en équipe de France junior et se qualifie pour sa première coupe du monde. Passionnée de glisse et de sensations, elle flirte plus ou moins avec les podiums, se blesse. A force de travail et d’obstination, la skieuse finit par remporter en 2001 la première de ses 8 victoires en coupe du monde. Carole a alors 28 ans et tout le recul pour savourer : “On apprécie d’autant plus quand ça a été besogneux. J’avais ramé avant, et là, c’était une grande fierté. Cela déclenche une spirale positive. J’aimais skier, aller vite ; j’étais inarrêtable”. Un état d’esprit qui perdure jusqu’au décès, en entraînement, de son amie Régine Cavagnoud en 2001. Peu à peu, Carole surmonte le traumatisme jusqu’à réussir à monter sur la première marche du podium des J.O. de 2002. Elle devient ainsi la première skieuse française championne olympique depuis 1968.

PORTES DE SORTIE

Quelques victoires marquent encore la carrière de l’athlète avant qu’elle ne décide de raccrocher en 2006. Carole explore alors d’autres domaines. Elle devient maman en 2008, se lance dans des rallyes automobiles, est recrutée comme consultante par France Télévisions. La quarantenaire entre également en politique aux côtés de Laurent Wauquiez et est nommée conseillère déléguée aux Sports à la Région. Un emploi du temps chargé qui ne l’empêche pas pour autant de se lancer dans la création de CT SKIS. “Cécile est venue me parler de son idée de faire des skis personnalisés. Ça tombait bien, au fond, j’en rêvais !”, se souvient Carole. “Je collaborais avec Rossignol, mon sponsor depuis l’âge de 11 ans, pour créer des skis grand public. Le côté technique était au top, mais j’avais toujours une petite frustration sur les lignes filles, en général juste déclinées en rose, sans plus. Avec Cécile on avait envie chacune de notre côté d’associer la fantaisie qui nous est propre au côté technique.” Les championnes s’entourent de Michel, un menuisier qui allie ainsi ses passions du ski et du bois; et de Cem, chef d’entreprise, pour les aspects marketing et financier.

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DÉCOR’ACTION

La première étape consiste à dénicher le fabricant idéal. “En tant qu’amoureux du ski, on veut forcément en créer un bon. Mais on n’est plus dans la compétition. Aujourd’hui, si je prends des modèles de compétition, je vais me régaler pendant 2 heures et après je suis rincée ! L’idée, c’est d’avoir des bons skis, accessibles, faciles et passe-partout.” Après de multiples recherches, le quatuor trouve son bonheur auprès d’un artisan italien qui perfectionne 4 catégories : l’Aventador (polyvalent), le Rafal SL (explosif), le Rolls (sur ou en hors piste) et le Rainbow, dédié aux femmes.
Après sélection du modèle qui peut être testé dans un magasin partenaire, il appartient à chacun de choisir son décor. “L’idée est de faire des modèles ultra personnalisés. On peut mettre des photos, des dessins… Nous échangeons avec les clients pour les orienter vers le graphiste adéquat parmi les trois avec lesquels nous travaillons”. Le tout pour un montant de 1.390 euros, fixations incluses. “Pour du ski personnalisé, ça reste accessible. C’est du service 100% sur mesure que personne d’autre ne fait. Et c’est très chronophage, on ne fera jamais du volume, seulement du produit unique”. Du travail de championne, aussi précis qu’un chrono de ski !

bon sang de bon sens

bon sang de bon sens

MON CALCIUM SANS MA TOMME

Lorsqu’on parle de calcium, qui ne pense pas immédiatement aux produits laitiers ? Que nenni ! Le calcium se trouve largement dans les légumes, les légumineuses ou les amandes, noix et noisettes, sans les inconvénients des produits laitiers ! Vous voulez savoir pourquoi ? Suivez le guide !

En premier lieu, le calcium contribue à la solidité de notre ossature et de nos dents. Voilà pourquoi il est si important pour la croissance, mais également pour prévenir l’ostéoporose. Pour jouer correctement son rôle de charpentier, il lui faut également l’aide précieuse de la vitamine D, mais vous êtes incollable sur le sujet depuis ma chronique du mois dernier ! Le calcium intervient également notamment dans la conduction nerveuse, la contraction musculaire, la fabrication de certaines hormones, et enfin la coagulation sanguine. Rien que ça… En principe les recommandations pour un adulte de plus de 25 ans sont de 950 mg/jour et 1200 mg/jour au-delà de 55 ans.

LES DOMMAGES DES LAITAGES

Certes, les produits laitiers contiennent beaucoup de calcium, mais ce qui importe c’est son assimilation. Seulement 30% du calcium présent dans les produits laitiers est assimilable par l’organisme. Donc pour 100mg de calcium de lait ingéré, seulement 30mg sont en réalité assimilés par le corps. A cause de la présence de lactose qui est le sucre du produit laitier, donc une toxine, le reste encrasse les reins, le foie, et vont favoriser la présence d’acide urique dans le sang, donc des pathologies articulaires. C’est le serpent qui se mord la queue ! De plus les personnes ayant une dysbiose intestinale n’en assimileront au mieux que 10% !

DU CALCIUM VÉGÉTAL SANS AMBAGES

Grâce à la présence de vitamines, d’autres minéraux et d’oligo-éléments comme le magnésium, le potassium, la vitamine K, les vitamines B, le fer, le zinc, ou encore le cuivre, le calcium végétal est assimilable entre 50 et 70%, soit 2 fois plus que le lait ! Cela signifie que même si les produits végétaux contiennent moins de calcium en numéraire, celui-ci a 2 fois plus de chance de parvenir à jouer son rôle dans notre organisme ! Cela vaut le coup, non ?

LES CHAMPIONS DU CALCIUM

Fruits : oranges, figues, abricots secs et prunes.
Légumes : oignons, cresson, brocolis, épinards, haricots verts, algues, chou vert frisé et chou kalé, rutabaga.
Légumineuses : haricots blancs et rouges, pois chiches, lentilles et soja. Oléagineux : amandes, noix du Brésil, noix de cajou, noix de Grenoble, noisettes.
Les graines de sésame, graines de chia, le tofu ou le lait de coco sont encore d’excellentes sources de calcium, sans passer par la case fromages !

A douche que veux-tu !

A douche que veux-tu !

Amour propre

Le cliché est connu et fait souvent les choux gras de la presse étrangère. Le Français n’est pas réputé pour sa propreté. Mais le confinement aurait empiré les choses, pour les hommes surtout. Mains plus propres certes, mais dessous moins reluisants. Pas hyper sexy !

Un retour à l’homme des cavernes confirmé par un sondage Ifop d’avril dernier. Les douches deviennent plus rares. Seuls 67% des hommes se laveraient intégralement chaque jour lors du confinement, contre 76% avant. Et 68% d’entre eux changent quotidiennement de sous-vêtements, contre 73% avant. 

Brousse lit

En fait, si ça bataille dur pour acheter les pâtes ou entasser les rouleaux de papier toilette, à l’inverse, ça ne se rue pas vraiment à perdre haleine devant le rayon dentifrice, dont les ventes auraient baissé de 26%. Même le déodorant a fait pshiiit, le recul est de 45%. Moral en berne, flemme, solitude, la période actuelle n’est certes pas vraiment propice à la séduction. Changer de calcif ? Inutile pour télé-travailler ou sortir à la boulangerie ! Brosser ses dents ? Superflu avec le masque ! Pelage indiscipliné ? Pas de coiffeur ! Alors, votre Jules se relâche. Il traite ses mails tout en scrollant Insta au lieu prendre une douche. Il prend l’apéro en pyjama. Et, pas très «Net», il «Flix» un épisode de «Vikings» en laissant divaguer ses valseuses dans un slip kangourou identique à celui de Thierry Lhermitte dans Les Bronzés. Bref, il a autant d’énergie pour prendre soin de sa personne que pour utiliser enfin pour la première fois ce rameur qui trône au milieu du salon depuis 6 mois. 

Calbute ou culbute ?

Pas très haut de glam’ le héros de la guerre du feu ! Votre sex-appeal dé-clean, n’espérez pas gagner au loto du Kama Sutra de cette manière. Pas de chance au lavage, pas de chance au tirage. Votre fumet n’étant pas en odeur de sainteté, point de gâterie dans ces conditions. Votre chérie ne sera pas prête à vous «pher-aumône» et risque au contraire de vous appliquer les règles de la distanciation sociale. Bref, sans Coco Chanel, pas de Coco charnel. Obligation de passer par la case «salle de bains» pour faire une partie de monop’au lit. Proposez-donc à Chouchou de vous y rejoindre. L’endroit idéal pour les préliminaires amoureux (et aussi pour s’isoler des enfants qui suivent leur cours de maths en visio dans la pièce d’à-côté). Bain à deux, gel douche aphrodisiaque, caresses, massages, Caveman devient Ryan Gosling. Vous avez toujours la flemme d’aller chercher un slip propre dans votre penderie ? Alors songez que 25 % des femmes mettent fin à une relation amoureuse pour cause d’hygiène douteuse du partenaire. Parmi les trucs rédhibitoires, les odeurs corporelles désagréables, la mauvaise haleine et l’hygiène intime insuffisante. Bien sûr, vous avez la solution de faire comme 1% des hommes, ne jamais porter de sous-vêtements. C’est peut-être une solution culottée. Mais faites quand même gaffe à la fermeture éclair. 

Florent Pedrini : vues d’en haut

Florent Pedrini : vues d’en haut

A fl’haut

C’est en montagne qu’il a trouvé sa voie et sa nature profonde. Nourri par l’énergie des hautes cimes, le photographe Florent Pedrini partage, en images, la magie des massifs et de l’humain.

Image : sur les Aiguilles d’Entrêves, depuis Courmayeur

L’Essonne, ce n’est pas la porte à côté. Cela n’empêche pas Florent, qui y réside durant 27 ans, de venir à la montagne toutes les années. Depuis l’enfance, il conserve ainsi l’amour absolu des montagnes et de la photographie. Après avoir emprunté le droit chemin d’une vie bien cadrée, il s’est engagé peu à peu sur un sentier plus escarpé : faire profession de ses deux passions.
Après un détour par une formation à l’environnement, l’adolescent s’oriente vers le plus pragmatique domaine commercial. 5 ans d’études en France, en Angleterre et au Canada, où l’attend aussi une belle expérience de musher. “Je suis curieux de la vie, du monde, des autres, et j’aime voyager et apprendre. Je ne me posais pas trop de questions, c’était assez fluide.
A 25 ans, Florent démarre une carrière de cadre chez un géant du BTP en région parisienne. Mais la montagne lui fait de l’œil. Le jeune homme négocie et prend en 2007 un poste de responsable d’agence à Albertville.

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TEMPS DE POSE

S’ensuivent 3 ans où le perfectionniste touche à ses limites, il frôle le burn-out et finit par jeter l’éponge. Devenu ingénieur commercial, Florent retrouve de l’équilibre et du temps. En 2010, il s’inscrit au Club Alpin à Annecy, ville où il est désormais basé.
Les diverses activités montagnardes qu’il découvre et ses rencontres avec des compagnons de cordée l’accrochent à tout jamais. “Quand tout est simple, qu’on est dans un environnement où on se sent bien, on ne se pose pas de question. On a juste envie d’en profiter. Et quand c’est naturel comme ça, ça matche avec les personnes que l’on rencontre. On fait ensemble une randonnée, une grande voie, un sommet, et c’est magique. La seule envie qu’on ait après, c’est d’y retourner. C’est comme une addiction, mais c’est plus que de la dopamine. Il y a aussi l’effort que l’on fait qui est «grâcié» quand on arrive au sommet, l’adrénaline du danger, ce dépassement de soi, cette énergie qui nous porte et qui est là, partout, dans la roche, la nature, le soleil et le partage avec l’autre.

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L’équilibriste dans l’ombre, sur le fil de l’arête Forbes

CLICS ET DÉCLICS

A chaque sortie, Florent amène son appareil et saisit ses instants. En septembre 2014, il photographie «L’équilibriste dans l’ombre», une image plusieurs fois primée qui est devenue l’emblème de son travail iconographique. “C’était dans le massif du Mont-Blanc. J’étais avec mon compagnon de cordée, mon frère de cœur. On avait dormi dans un refuge. Vers 3 heures du matin, le soleil se lève sur le Cervin au loin, et je fais cette photo qui me touche. C’est un des déclics, parmi d’autres, qui se sont succédés et m’ont entraîné à devenir photographe de montagne. Il y a eu aussi l’ascension de l’arête Berhault menant en Italie. Je me suis arrêté pour dormir dans un tonneau, à 3000 mètres d’altitude. J’étais tout seul, face au Mont Viso. A cet instant précis, j’ai eu la certitude que c’était dans ce milieu que j’avais envie de vivre.

GRAND ANGLE DE VIE

Florent suit son instinct et décide de se lancer. Il enchaîne les formations, les contacts avec des pros, et démarre en tant qu’indépendant en 2016. Il touche à tout, cherche la belle image, capte l’humain, et travaille la lumière. Des aurores boréales de Norvège, aux paysages de «début du monde» de l’Islande, en passant par un voyage initiatique en Indonésie, la quarantaine pointant, l’homme confirme par ailleurs son besoin viscéral de cimes, de froid et de nature. Depuis 2019, la commercialisation de ses photographies alpines sous le label Vertical Flow s’accroît. Et plusieurs projets se développent, notamment en collaboration avec des magazines et des athlètes de la montagne.

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Montée au refuge de quintino sella 3584m, Italie

OBJECTIF LUMINEUX

Un aboutissement, mais pas une fin en soi. “Je pense que chacun de nous est sur terre pour trouver sa raison d’être. On devrait savoir s’écouter un peu plus, et sortir de notre zone de confort, même si ce n’est pas facile. Ce serait même un gâchis de ne pas suivre ce pour quoi on est fait, parce qu’on ne le fait pas seulement pour soi, mais aussi pour rayonner autour de nous. Aujourd’hui, mon thème, c’est que l’humain trouve sa place dans la nature que je photographie. Je comprends, par tout ce qui m’arrive, que le chemin qui s’ouvre est le bon, que c’est ma voie de devoir rapporter des images de ce que je peux vivre en montagne, pour pouvoir les donner à ceux qui y trouveront un écho…”. Un écho de là-haut.

+ d’infos : http://verticalflow.net

Photos : Florent Pedrini/Vertical Flow

j’ai testé: la chakradance

j’ai testé: la chakradance

BOUGE TES CHAKRAS

Ah décembre ! Ses couleurs vibrantes et sa magie enchanteresse, mais surtout ses jours rabougris, ses dimanches de pluie et ses déficits d’énergie. Qu’à cela ne tienne, j’ai convoqué le solaire et décidé dare-dare de me revigorer les chak-Râ… en dansant! 

Entrer en méditation, aligner son esprit et son corps, se connecter avec soi et ses désirs et parvenir à une certaine forme de plénitude… OK, j’ai dû me tromper d’atelier. C’est un gros malentendu, j’ai pas coché tantrisme dans la résa ! C’est bien ici la découverte de la chakradance ? Ouf, petit moment de solitude… J’ai failli vaciller à défaut d’onduler. 

A la ferveur du mouvement

Très vite, Fanny et Laëtitia me donnent matière, présences altières et sourires en bandoulière, à me rassurer : la chakradance, c’est la parfaite synthèse du son, du mouvement et de la sensation, branchée en direct sur chacun des sept chakras qui composent notre enveloppe énergétique. Ah, quand même… Mais le mantra est clair : ni objectif ni résultat. Pour la stressée de la performance que je suis, là, ça me parle. Bien décidée à lâcher définitivement prise, sans mettre les doigts dedans –la prise– mon initiatrice-facilitatrice du jour, Fanny-Kaa m’a complètement envoût-aie-confiiiiiance…  Il paraîtrait même que ne pas savoir danser pourrait être un plus. Dommage… Bomba-latina du dancefloor, va falloir se la jouer sobre pour une fois. 
Pas grave, je vais serpenter de tout mon long, glissant çà et là au rythme des ondulations hypnotiques d’une musique sinueuse, en véritable Jim Morrison de la danse tendance chamanique. Redescends un peu ! Quoi ? On n’a pas encore commencé ? Oups, j’étais partie. 

Le moi, Surmoi ? Où Ça ? 

Et j’ai bien fait de prendre un peu d’avance, parce que l’allée empruntée pour traverser chacun des centres énergétiques en question est du genre très éthérée, tendance voie lactée. Surtout ne pas lésiner sur la prépa respiration-décontraction, il m’a bien fallu tout le combo pour pénétrer cet antre-soi, là où le Ça (non, pas le clown psychopathe, celui de Freud), notre part la plus inconsciente en somme, prend le dessus sur le mental galopant qui nous pompe bien souvent toutes nos ressources. Chakradancer, c’est convoquer toutes les sources d’énergie, plus ou moins équilibrées il va sans dire, qui composent notre corporel et laisser la musique mener la danse de nos mouvements. De la racine à la couronne, j’ai embarqué -les yeux fermés- pour un voyage d’un autre type à la rencontre de mes cercles de vibration énergétique. Et de me rendre compte, assez instinctivement, de ceux qui ont le vibrato ramollo, voire les ondes complètement hors réseau. Perso, déficience remarquée du côté de la racine et du sacré. Par contre, plus on grimpe dans la chakra sphère et plus je me sens gorgée à bloc, surtout au niveau du 3e œil, perçant le bougre ! La couronne ne s’en sort pas trop mal non plus, il se pourrait même qu’elle soit sertie d’étoiles… Bien sûr, là comme ça, vous vous dites que la tisane devait être sacrément chargée, pfff ! Jaloux ! Vous devriez ouvrir votre chakra «cœur», conseil de chakira-dancer.   

 + d’infos : Fanny Monchaux / soyogajoy@gmail.com

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