Bocuse d’or, la finale

22 Sep 2021

Stade de food

Drapeaux secoués à s’en claquer les biceps, hymnes à tue-tête, à Lyon, l’entrée des équipes est imminente ! Tabliers et gorges serrés, en plein cœur du Sirha, ce ne sont pas des athlètes qui trépignent, mais 24 chefs et leur team, prêts pour le coup d’envoi du plus grand concours de cuisine international. C’est parti pour 5h35 d’efforts, place au Bocuse d’Or.

Paul Bocuse disait : “Pour doubler le bonheur, il faut le partager”, l’idée d’en faire un show endiablé, il fallait oser.
Mais Monsieur Paul avait cette audace, l’envie de faire briller l’excellence culinaire tout en haut, sortir les cuisiniers de leur cuisine coûte que coûte. En 1987, il crée un concours hors norme, digne d’une compétition sportive et dépoussière l’image des chefs derrière leurs fourneaux. Cuisiner s’ouvre sur le monde comme un art à part entière, ils sortent de leur coquille et montent sur les podiums, à la guerre comme à la guerre !
Et “parce que Lyon est une ville qui donne faim”, à quelques jours de la finale les 26 et 27 septembre prochains, Florent Suplisson, directeur des évènements gastronomiques chez Gl Events -en charge du Bocuse d’Or-, revient sur cette lubie hors du commun, qui depuis 34 ans, sonne la cuisson au clairon

A point !

Le Sirha est un salon professionnel lyonnais, spécialisé en hôtellerie restauration et alimentation depuis 1983. Quand le Bocuse d’Or titille Monsieur Paul en 1987, la direction cherche un évènement qui fasse boum, un rendez-vous gastronomique qui donne sa place aux chefs, une sorte de coup d’éclat moderne des cuisines. Ça tombe plutôt bien ! Paul Bocuse saute sur l’occasion et déballe son coup de génie, ça fait tilt ! “En 1987, les choses sont très statiques et confidentielles. On va dans un restaurant, on est assis en salle, les cuisines fermées, les portes s’ouvrent, les assiettes arrivent sur table et puis c’est tout. Paul Bocuse voulait bousculer tout ça.” Sitôt pensé, sitôt exécuté, sortez les tabliers et place au spectacle ! On construit un stade, des tribunes, des cuisines les plus ouvertes possible, on monte le son, ambiance assurée. Jingles, commentateurs, supporters et retransmissions on live, banderoles, slogans et petit orchestre national, mieux qu’un coup de crosse en plein match de hockey, c’est un coup de fouet gourmet qu’on chope à la volée ! Nelson Monfort peut aller se rhabiller !

Monter la sauce

“Le Bocuse d’Or, c’est l’essence de ce que Paul Bocuse a donné à la gastronomie : les chefs sur le devant de la scène”, explique Florent. Et le pape de la cuisine avait vu juste. Le concept a pris comme une ganache montée, la beauté du métier pour vitrine, s’imposant au fil des années comme LE concours de cuisine international de référence : “On montre le savoir-faire, cette gestuelle exceptionnelle toujours bluffante. C’est un challenge technique et créatif qui révèle les grands de demain. Si on prend l’exemple des Français, il a mis le pied à l’étrier à Serge Vieira, aujourd’hui président de la team France et vainqueur en 2005, Michel Roth, François Adamski, Régis Marcon aussi. En dehors d’être des chefs exceptionnels, le concours les a valorisés, c’est bien l’essentiel.”

Dans la gueule du Lyon

Et les participants, qu’ils soient français, italiens, suédois ou japonais, l’ont bien compris, ils sont prêts à tout pour rafler la statuette d’or à l’effigie de Monsieur Paul, ici, à Lyon, destination graal de la richesse culinaire mondiale : “le but n’est pas de dire que seule la cuisine française compte, mais que la France et Lyon, à l’origine de ce concours, ont légitimité à révéler cette diversité. On donne la parole à tous, à l’identité d’un patrimoine culturel gastronomique, son parcours, tout ce qui fait qu’à partir d’un même produit, à l’arrivée, la présentation, les techniques utilisées, sont complètement différentes en fonction des pays. Tout le monde peut gagner !”

Mille check !

Alors les chefs sont triés sur le volet dans des sélections nationales, puis soumis à une pression incroyable pendant 2 ans. “0n sonde une soixantaine de chefs, seuls 24 sont retenus. Des demi-finales sont organisées, puis les phases finales lors du Sirha à Lyon, c’est un marathon !”
Entraînement intensif, programme sportif militaire, sourcing du produit qui déchire, la gagne pour leitmotiv, rien ne les arrête. Et le jour J, 5h35 côte à côte et tous à la même enseigne, pour sortir un plateau et une assiette (voir encadré) devant 12 jurés et un public totalement déchaîné ! Sacrée concentration quand même ! Alors certains s’entraînent avec musique d’ambiance, d’autres dans un calme olympien, précision des gestes, répétitions des dressages, audace extrême et sérénité en mode compet’, quand on voit le résultat, mama mia !!!

La brigade du chef !

C’est donc toute une machine qui s’enclenche autour de chaque chef, comme pour le candidat français Davy Tissot et la Team France ! Force de propositions, de solutions et réalisations et toujours à ses côtés, Arthur Debray, Nicolas Ferrand, Naïs Pirollet, Alain Le Cossec, Yohann Chapuis, Julien Dubois et Alizée Favre. Le Président Serge Vieira et ses troupes, les épaules sur qui s’appuyer, les chefs conseils anciens lauréats ou pas, qui soutiennent, portent et rassurent comme Régis Marcon, Guy Lassausaie ou Joseph Viola, les partenaires financiers… Et le plus important, le nerf de la guerre, les proches, la piqûre d’adré’, celle qui booste et qui pousse au bout du bout pour supporter “l’intensité, la discipline, tous ces sacrifices sur le plan personnel et familial qu’il faut faire pour gagner.”
Le 27 septembre, box 4 et dès 8h36, le tirage au sort a parlé, Davy entrera dans l’arène de 8000m2 en plein cœur du Sirha… prêt pour doubler le bonheur. Allez les bleus, y’a plus qu’à !

Take my break away…
Infos news et dernière minute, l’épreuve de L’Assiette est remplacée par celle du Take Away, hommage aux investissements des chefs durant la pandémie Covid 19. Face aux fermetures et nombreux rebondissements, majorité d’entre eux ont dû réinventer leur profession pour la sauver, et donner un nouvel air à la cuisine d’aujourd’hui. Pour ce baptême du feu, les candidats au Bocuse d’Or auront donc pour mission de décliner la tomate cerise de l’entrée au dessert avec audace, le tout rangé dans une box végétale aux mesures imposées, éco-responsable, empilable et recyclable, pensée et conçue par leurs soins. Pratique, esthétique et goût au rendez-vous, toutes les cartes sont données pour que le résultat soit au bout du jour…

+ d’infos : http://bocusedor.com
http://teamfrancebocusedor.com

photos : Julien bouvier

Magali Buy

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SURNOM : Mag... (d'ailleurs activ'mag c'est pour moi, non ?) PERSONNAGE DE FICTION : Xéna la guerrière OBJET FETICHE : mon piano, il m’écoute, me répond et me comprend mieux que personne. ADAGE : « si tout le monde sait où tu vas, tu n’arriveras jamais à ta destination. Laisse-les croire que tu dors.» JE GARDE : mon mauvais caractère, ma langue bien pendue, mon cœur ouvert et mes yeux verts JE JETTE : mon insécurité, ma cellulite et ma paranoïa... DANS 20 ANS : la même en pire, si c'est possible !

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