Le Son du Vendredi : Lovely Day – Bill Withers

11 Sep 2020

Il suffit de la 1ère mesure, même pas, des cinq 1ères notes de basse chaloupées, et je sens la chaleur dans mon ventre. Mes cervicales se dénoue, mon périnée se démobilise et ma ride du lion s’atténue… Le monde peut bien s’écrouler, je le regarde faire en souriant, enveloppée par la voix ouatée de Bill Withers qui me souffle à l’oreille qu’avec un seul regard vers moi, il sait qu’il va passer une belle journééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééée…

En 1977, j’étais tout juste née. Magnifique bébé – évidemment – , j’aurais donc pu lui inspirer cette déclaration d’amour ensommeillée, « When I wake up in the morning, love And the sunlight hurts my eyes… » mais il semblerait en fait que ce soit son co-auteur, Skip Scarborough, qui lui ait insufflé. « Skip était un homme très gentil, très doux. (…) A ses côtés, chaque journée était une belle journée. C’était un optimiste. Si je m’étais assis avec la même musique et que mon collaborateur avait été quelqu’un d’autre, avec une personnalité différente, j’aurais probablement eu d’autres paroles en tête. (…) Dans un sens, nous sommes tous des éponges. Si on nous met en présence de personnes sympas, on fait des choses sympas, si on nous met avec des cons, on devient con ». *

Je vous laisse méditer cette phrase en observant vos collègues de bureau…

En attendant, toutes et tous, passez « a Lovely Daaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaay » – une note que ce bon Bill tient quand même 18 secondes à la fin du morceau ! Essayez pour voir… Morten Harket (A-Ha), lui l’a fait, avec son apnée de 20 secondes pour Summer Moved On, mais ça, c’est une autre histoire – .

*Interview publiée en 2004 sur le site internet Songfacts.

P.S : Bill Withers nous a quittés le 30 Mars dernier, à 81 ans. La semaine suivante, la talentueuse Rebecca Manzoni lui a consacré un très beau Pop’n Co, et nous, nous avions rencontré Rebecca en Décembre 2020…

P.S 2 : Et j’adule tellement cette chanson que j’en aime toutes les versions : celle, rap, de Twista ft. Anthony Hamilton ou la bossa ensoleillée et cuivrée de Studio Rio.

Mélanie Marullaz

Mélanie Marullaz

Journaliste SURNOM: Poulette. PERSONNAGE DE FICTION: Elastigirl. OBJET FETICHE: mon oreiller. ADAGE: à chaque Barba-problème, il y a une Barba-solution. (philosophie Barbapapienne) JE GARDE: mes épaules. JE JETTE: mes grosses cuisses de skieuse. DANS 20 ANS? la tête de mon père sur le corps de ma mère. presse@activmag.fr

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