moûtiers fait le mur

1 Sep 2018

ravart’lement de façades !

À Moûtiers, c’est chouette : les aigles mesurent 42 mètres, les loups ont trois têtes et les renards sont de vraies flèches ! Rien de graff, c’est juste que de murs en murs, l’art prend l’air…

Il y a un an, lors d’une soirée, Franck Sergent, le président d’Activallées (Fédération des acteurs économiques de Moûtiers), échange avec un ami. Lorsque celui-ci lui montre sur son téléphone portable les réalisations d’Art Urbain d’une jeune Moûtiéraine et de son compagnon, c’est le déclic. Pourquoi ne pas lancer un tel projet pour dynamiser la ville ? Sous le label des Eternelles Crapules – “parce qu’on est toujours comme des gosses qui réalisent leurs rêves !” -, Maelle et Lucas créent ainsi un véritable Festival de Street Art. Convaincre, dénicher les fonds, obtenir les autorisations, accueillir les artistes : en partenariat avec Activallées et la mairie, les protagonistes persévèrent. Et durant le mois d’avril dernier, ce sont 10 façades qui sont métamorphosées sur le thème des Alpes. Avec en prime quelques réalisations inattendues et des concerts de clôture à tout casser !

MAELLE ET LUCAS : «INITIARTEURS»

“On vient de réaliser un tour d’Europe de 2 ans pour créer du lien social entre les populations autour de l’art”, expliquent Maelle et Lucas, les «initiarteurs» du projet. “C’est aussi l’idée à Moûtiers, avec en plus la volonté de donner l’envie de découvrir la ville. On a voulu mettre en conversation le patrimoine ancien comme la cathédrale – qui en son temps a pu choquer avant de devenir une fierté pour la commune -, et le patrimoine nouveau. On a cherché des artistes avec des styles et des univers différents pour que chacun puisse se reconnaître dans une œuvre. Au départ ce n’était pas gagné. On a tout donné et tout bousculé : il fallait que ça arrive comme une bombe à Moûtiers !! On y est arrivé et pour les concerts de clôture, on a pu faire venir entre autres le groupe L’Entourloop qui fait des millions de vues sur Youtube. Ça démontre qu’à partir du moment où on se motive, on peut ramener de la jeunesse ici. Ce projet illustre bien que Moûtiers n’est pas une ville noire, ni condamnée”.

“Le Street Art, c’est une façon d’apporter de l’attractivité, de redonner des couleurs à Moûtiers avec un côté original et décalé”, reconnaît Franck Sergent, président d’Activallées. “Nous souhaitons relancer le festival l’an prochain avec de nouvelles créations, en remplacement ou en plus des œuvres actuelles et prévoyons des produits dérivés. Aujourd’hui, il y a des personnes qui aiment et d’autres moins, mais au moins ça fait parler, même au-delà de nos frontières…”.

Le maire de Moûtiers, Fabrice Pannekoucke, renchérit : “ce type de projet est une première pour une commune de la taille de Moûtiers. Ce n’était pas une commande municipale puisqu’il y a eu financement participatif, mais nous avions notre mot à dire : je ne voulais pas de flingues, ni de têtes de mort ! La difficulté a surtout résidé dans cette forme de mariage improbable entre les artistes, la collectivité et les commerces. Il a fallu faire sans cesse le grand écart entre les rythmes de chacun. Et le projet remporte l’adhésion de toutes les générations : ce que les Moûtiérains en retiennent, c’est qu’on s’occupe de leur ville”.

Coup de Softtwix de Yumi Riusaki

“Elaborées à partir de collages de morceaux de photos, les E.Dolls sont des femmes libérées… Elles sont toutes belles, mais elles portent les empreintes de leur vie sur leur visage. Elles nous racontent chacune une histoire, leur histoire : la folie des hommes, la violence de l’existence, le poids de l’éducation, l’usure du temps…”

Eternelles Crapules en chiffres

> 46 850 € obtenus par des financements participatifs (pour 39 000 € attendus)

> Près de 130 donateurs (de 10 à 16 000 €)

> 2 500 m2 de surfaces peintes

> 1 500 bombes de peinture

> 42 mètres de hauteur pour la plus grande œuvre !

> Créations en direct de 20 graffeurs lors du concert de clôture du festival.

 

+ d’infos :
eternellescrapules
.com

Photos : Eclekpics

Béatrice Meynier

Béatrice Meynier

Journaliste SURNOM: du classique Béa au moins conventionnel Chounie. PERSONNAGE DE FICTION: une héroïne qui se baladerait de roman en roman, ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre... Sinon l’inventeur de la machine à miniaturisation de voiture pour la mettre dans mon sac à main au lieu de la garer (un vieux fantasme !) OBJET FETICHE: la bague offerte par mes parents pour mes 20 ans. ADAGE: positive attitude. JE GARDE: Raiponce: mes cheveux ! Et 2 ou 3 autres bricoles... JE JETTE: en combien de lignes ? DANS 20 ANS? tout est possible... presse@activmag.fr

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