à bouche que veux-tu !

à bouche que veux-tu !

révolution de palais

LES QUESTIONS SONT SUR TOUTES LES LEVRES, POURQUOI LE BAISER EST-IL À CE POINT SOUS- UTILISÉ DANS LA SEXUALITÉ UNE FOIS PASSÉS LES PREMIERS ÉMOIS DE L’ADOLESCENCE ? COMMENT RÉ-ÉROTISER CET ÉCHANGE DE FLUIDE, DONT LES BIENFAITS POUR LE COUPLE SEMBLENT ÉVIDENTS ?

Soyons clairs, nous parlons ici uniquement du « french kiss », avec la langue et tout et tout, pas du poutou à mémé le jour de Noël. A 15 ans, vous invitiez votre flirt au ciné et, le cœur battant la chamade, vous espériez le galocher goulûment avant le mot FIN.

MAIS QU’EST-CE KISS PASSE ?

Aujourd’hui, quadras en couple depuis des lustres, ça fait belle « luette » que vos bouches ne s’emboîtent plus. Vous vous effleurez à peine les lèvres le jour d’une Saint Valentin à la terrasse de la brasserie « Lippe» ou au fond d’un «smack-bar». Dans le meilleur des cas, quelques bisous en guise de préliminaires de préliminaires et basta. Pas terrible pour enflammer les corps. Une situation encore aggravée par le contexte anxiogène actuel. Avec le masque, la perspective de téter la gargarousse à un crush semble reléguée aux oubliettes. Pauvre Robert Doisneau, son fameux «Baiser de l’hôtel de ville» semble appartenir à la préhistoire! Quel paradoxe! En effet, si la bouche est sous-investie sexuellement (les tutos sur YouTube destinés à améliorer vos performances buccales sont plutôt rares), elle continue pourtant à être mise sur un piédestal dans la société. Comme symbole d’amour romantique, de happy end dans les films ou contes pour enfants.

EMBRASSER POUR EMBRASER

Tout cela est très fleur bleue, mais pour réintégrer le «bouche-à-bouche» dans votre répertoire sexuel, il va falloir le sortir du monde des bisounours… Considérez-le comme un véritable acte sexuel, un truc sérieux, plus intime encore que la pénétration. Pour certains chercheurs, embrasser l’autre, longuement, avant, pendant ou après l’acte, accroît l’excitation et l’attachement. Une sécrétion d’endorphines et de phéromones susceptible de vous emmener au 7e ciel. Un excellent baromètre de compatibilité sexuelle, capable d’augurer positivement (ou pas) de la suite des événements.

COMMENT DEVENIR UN AGITÉ DU BUCCAL ?

Inutile de se mettre la pression, la recette du plaisir en bouche est assez simple. Lenteur, délicatesse, variation d’intensité, et le tour est joué. Il n’y a pas vraiment de technique, parce que le baiser se construit à deux, en suivant ses sensations. Il ne s’apprend pas, il se vit. Petit bémol: on évitera de fourrer brutalement sa langue dans le gosier d’en face. Vous n’êtes pas un Indien à la conquête de la glotte de la squaw. De même, faire la machine à laver avec sa langue, ou se prendre pour le Candéloro du patin en enchaînant les triples axels buccaux n’est pas une bonne idée. Alors, ce soir, laissez tomber Netflix, mettez un peu de Gilbert «Bécot» en fond sonore, et dégustez une bonne petite «fricassée de museaux» avec votre chéri.e. Dessert en plus, si affinités.

boursicotez !

boursicotez !

INTRODUCTION EN BOURSE

BIEN PLANQUÉS DANS L’OMBRE, LES TESTICULES SONT TROP SOUVENT NÉGLIGÉS LORS DES PRÉLIMINAIRES AU PROFIT DU PÉNIS, LA STIMULATION BOURSIÈRE N’AYANT QU’UNE FAIBLE VALEUR SUR L’INDICE «NIKKÉ(I)» DE L’ÉROTISME. POURTANT CES 40 GRAMMES DE ZONE ÉROGÈNE SONT UN PLACEMENT SÛR, POUVANT ASSURER D’ABONDANTES LIQUIDITÉS.

PAR MARIE VAUDAGE

Pourquoi un tel désintérêt ? Est-ce la peur de faire mal à une zone un peu douillette, leur allure de «vieilles sacoches mollassonnes avachies», peu affriolante ou la méconnaissance d’un produit qui n’a guère d’équivalent sur le corps féminin, qui expliquent cette réticence à jouer aux visiteurs fripouilles avec Ja-couille la fripée ? Ou parce que ce machin semble plus rigolo que sexy ? Songeons au sketch de Laurent Gerra, relatant les malheurs de «couillu le caribou dans l’grand Nord», dont «les profiteroles traînaient dans la neige». Ou peut-être est-ce tout simplement dû au fait que cette fragile paire de noisettes n’est qu’une zone érogène secondaire, qui ne procurera aucun orgasme directement, et que leur palpation, aussi délicate soit-elle, est loin de ne faire que des émules. Par conséquent, est-il bien nécessaire de leur accorder autant d’attention ? Au final, les «roustignolles» chères à Louis Ferdinand Céline, ou les «triquebilles» de Rabelais semblent davantage inspirer les «artistes» des toilettes des aires d’autoroute, ou nourrir les propos virils des machos de la planète, qu’émoustiller les as du plumard. Pourtant, il serait temps de reconsidérer et de re-sexualiser une zone érogène qui mérite mieux qu’une partie de ri-gonade.

COMMENT ÊTRE COTÉ EN BOURSE ?

D’abord, si vous étiez une championne de billes en CM2, n’espérez pas réinvestir vos vieilles techniques. On ne manipule pas les glaouis de votre Loulou comme les boulards de votre enfance. L’argument vaut aussi pour les adeptes de la pétanque, qui devront oublier leur fâcheuse habitude de faire s’entrechoquer les boules dans la paume de la main. La caresse, manuelle (n’oubliez pas que vous possédez deux mains !) ou buccale, doit être légère sur cette peau fine et délicate. On évitera donc le pressage de citron, l’aspiration brutale du style grappe de raisins, ou le croquement des olives comme à l’apéro. Douceur et délicatesse indispensables (comme avec un clitoris !), sous peine de «burnes-out». En fonction des réactions de l’intéressé, vous pouvez investir davantage la zone en laissant libre cours à votre imagination, car le scrotum possède plus d’un tour dans son sac. Pour les plus aventurières, pourquoi ne pas tenter le fameux tea-bagging, qui consiste à «gober» doucement les testicules ? Pas de zèle inutile, un à la fois suffira, même si votre bouche est celle de Mike Jagger. Dans tous les cas, un peu de communication ne fait pas de mal avant de tenter une palpation sub-pénienne plus intense, même si, en matière de sexualité, tous les goûts sont dans la nature et finalement à la portée de toutes les bourses.

Image JDrobot-Dean

Seinpiternelles explications

Seinpiternelles explications

GLANDEURS MAMMAIRES

ALORS QU’ILS SONT L’OBJET DE FANTASME ET DE FASCINATION POUR LES HOMMES, LES SEINS DES FEMMES RESTENT ÉTRANGEMENT SOUS-EXPLOITÉS DANS LA SEXUALITÉ, RELÉGUÉS À QUELQUES PRÉLIMINAIRES FLEMMASSES. C’EST « TÉTONNANT », NON ?

Pas tant que cela en fait, si l’on en croit la philosophe Camille Froidevaux-Metterie. Dans son dernier livre, «Seins. En quête d’une libération», elle pointe la responsabilité d’une conception phallocentrée de la sexualité. Autrement dit, sur-focalisée sur leur engin et ses performances, les hommes restent persuadés qu’il faut gagner le plus rapidement possible les vallées humides et les rivages accueillants sans s’attarder sur les doux reliefs collinaires en amont. Incapables de savoir à quels seins se vouer, ils négligent le potentiel érogène intrinsèque de ces jumeaux frémissants.

20 000 LIEUES SOUS MAMMAIRE

Seraient-ils trop habitués chaque été à descendre dans le Midi le plus vite possible, sans prendre le temps de visiter les villes en chemin ? Auraient-ils pris au pied de la lettre le nom de Lolo Ferrari, feu une actrice porno réputée pour ses pare-chocs imposants, pour se limiter à du pelotage «Formule 1» ? Finalement, la situation est très paradoxale. D’un côté, les seins stimulent le désir du mari, sont reluqués par le collègue et provoquent les premiers émois des ados, mais, d’un autre côté, une fois dans l’action, ils ne sont souvent qu’un pis-aller avant les choses sérieuses. Or, priver ces mamelons d’une exploration attentive revient à frustrer sa dulcinée d’une source de plaisir considérable. Quel gâchis !

TOUT SUR MAMMAIRE

Car 80 % des femmes ressentiraient du plaisir lors de la stimulation de leur poitrine, pouvant aller jusqu’à l’orgasme, comme l’illustre cette fameuse scène, érotique et culte, du film «les Valseuses», dans laquelle Brigitte Fossey, seule dans un train avec son nourrisson, se laisse aller aux caresses de deux voyous avant de rejoindre son fiancé. Masser, sucer, lécher, pincer, caresser, frôler, les possibilités pour satisfaire sa partenaire sont immenses, sans oublier la célèbre cravate de notaire. Aucune excuse pour ne pas mettre la main à la pâte ! Mais le problème est que la question du plaisir des seins n’est pas seulement d’ordre technique. Ce serait trop simple. Les freins sont aussi, et surtout, culturels, sociaux, voire religieux et politiques. Il suffit de se rappeler les injures subies par l’humoriste Constance, lorsqu’elle a dénudé sa poitrine lors d’une chronique sur France Inter en 2018 ! Des débats violents qui donnent le sentiment que les femmes ne peuvent toujours pas disposer de leurs boobs à leur guise. L’universitaire américaine Marilyn Yalom le confirme: «le sein a appartenu à tout le monde dans l’histoire, sauf aux femmes !». Pas facile donc pour elles de se les réapproprier, pour un faire un objet de plaisir et de liberté personnelle, quand la société considère en gros qu’ils sont là pour exciter l’homme et nourrir bébé ! Une bonne raison pour se débarrasser de son soutif et de soutenir la journée mondiale du topless en août !

© Jovanna

 

con-promis et confinement

con-promis et confinement

NOUS NE PARLONS PAS ICI DE CE MOMENT CHARNIÈRE DU MILIEU DE VIE, OÙ HOMMES ET FEMMES PEUVENT TOUT ENVOYER VALSER, MAIS DE SEXUALITÉ AU TERME D’UN CONFINEMENT BIEN STRESSANT.

Une période plus propice à l’angoisse qu’à la gaudriole! Mais qui peut être aussi une opportunité pour réinventer le sexe dans le couple. En fait, tout cela dépend de votre situation pendant cette période. Etre enfermé n’est pas forcément synonyme d’extase sexuelle pour tout le monde, surtout si le stress vous a coupé tous les moyens.

MANO SOLO

Etre obsédé par la quantité de papier toilette disponible dans les rayons risque de mettre la libido au bout du rouleau. Et pour les célibataires type «Jean-Claude Dusse», confinés avant d’avoir conclu, ce n’est pas de bol ! Pourtant vous aviez 5 matches sur Tinder et votre printemps s’annonçait chaud comme la b(r)aise ? Impossible d’organiser les rencontres. Du coup, vous vous retrouvez à parler des affres de la solitude ou à échanger des recettes de cuisine avec votre match pendant des heures sur Skype pour meubler votre ennui. Au pire, il vous reste la possibilité de consulter des tutos en ligne pour fabriquer votre propre mannequin sexuel, et le travail manuel devant Pornhub ou Jacquie et Michel. Au final, lorsque tout cela se terminera, non seulement vous aurez une tendinite, mais en plus vous serez mort de faim.

CORONASUTRA

Mais, pour les couples, confinés ensemble, l’épidémie peut être un excellent moyen de stimuler une sexualité créative. Sacré challenge, car l’espace est réduit, avec une forte promiscuité 7 jours/7. Les balades romantiques ont été remplacées par des courses vite faites, les restos aux chandelles par des combos nouilles-thon, et le week-end à Rome en amoureux par un voyage dans le salon au milieu des jouets des marmots. Comment votre couple peut-il survivre dans de telles conditions ? Au bout d’une semaine, vous avez déjà déroulé tout le Kâma sûtra dans la chambre, la cuisine le salon, et vous n’avez plus d’idées. Ce serait pourtant dommage de s’arrêter là, car l’activité sexuelle est censée booster le système immunitaire. Quelles solutions ? Très facile d’abord, la solution technique : le sex-toy, dont les ventes se sont accrues pendant le coronavirus. Ensuite, explorer l’imaginaire pour susciter le désir et l’excitation. Echafauder des scenarii, échanger des fantasmes et autres fantaisies sexuelles. Et si l’un des partenaires a été infecté ? Pas facile en effet de concilier copulation et respect des distances de sécurité! Alors adaptez l’activité ! Point de bisouilles, un peu de virtuel, et privilégiez la levrette. Puisque vous n’avez que ça à faire, pourquoi ne pas tester une sexualité lente, comme le tantrisme, chacun à une extrémité de la pièce? Sting ne s’est-il pas vanté un jour de pouvoir faire l’amour pendant 7 heures grâce à cette pratique ? Pas besoin de vivre comme un moine quand on est cloîtré, au contraire, c’est le meilleur moyen de rester Stiiiiiing alive !

© Gernot Krautberger

 

Libido, boulot, dodo

Libido, boulot, dodo

MISE EN ORBITE

FROID, FATIGUE, ABUS DE RACLETTES… AU SORTIR DE L’HIVER, LA LIBIDO EST DEVENUE AUSSI RARE QU’UN FLOCON DANS UNE STATION DE SKI. LE MOTEUR DU DÉSIR CALE, LE CUL LASSE. FAUT-IL ATTENDRE LA MONTÉE DE SÈVE AU PRINTEMPS, OU TENTER D’ACCÉLÉRER LE RETOUR DE CUL-PIDON ?

Pourquoi faire en effet dès maintenant des efforts pour une laborieuse copulation au scénario académique, du style bisou furtif, caresse fugace, pénétration bâclée, orgasme hypothétique et dodo immédiat, alors que d’ici quelques semaines, les hormones seront en ébullition et les saillies vigoureuses ?

TRAVERSÉE DU DÉSIR

Inutile de se forcer au devoir conjugal tant que l’hiver n’est pas fini. Tant que le rapport énergie dépensée/jouissance n’est pas favorable, pourquoi ne pas se la couler douce devant le suce-pense de la saison 3 de la Casa de Papel, et laisser le sexe en « ibère nation » ? Mauvais calcul ! Baisser les bras devant les difficultés n’est jamais une bonne stratégie. Si vous restez en boule sous votre plaid à manger des spéculoos, vous risquez d’entrer dans une spirale infernale qui vous donnera encore moins envie.

JE LUI FAIS POÈTE POÈTE

Sortez donc de votre apathie et montrez de l’appétit ! Histoire de remettre en branle la mécanique du désir. Comment faire ? Ne proposez pas une orgie ! Soyez romantique ! Un doigt de poésie, un soupçon de souvenirs communs, voilà la clef. Attention, n’espérez pas retrouver l’exaltation des débuts avec trois bougies, un coussin cœur, un banal resto, un bain moussant ou d’autres artifices du même acabit, tout justes bons à pimenter une saint Valentrain-train mollassonne. Pas la peine non plus, même si vos bourses sont bien garnies, d’emmener votre dulcinée sillonner les mers en lui rejouant «la croisière s’amuse», sauf si vous trouvez sexy de finir en quarantaine au large des côtes japonaises.

PLEINE LUNE

Pour ne pas choper une migraine, faites simple et sincère, du genre balade main dans la main, un soir, en montagne, pour regarder les étoiles. Un peu cucul certes, mais si cela vous permet ensuite, comme Armstrong, de planter votre éten-dard sur la lune, où est le problème ? Les constellations ne sont pas votre truc ? Il existe heureusement des applications d’astronomie très pratiques, qui feront de vous le seigneur des anneaux de Saturne, afin de ne comète aucune erreur. Subjuguée par votre savoir jupitérien, elle aura peut-être envie de s’incliner sur l’axe des pôles. Quelques positions du Kamasutra sont facilement réalisables au grand air, sans retirer la doudoune. La balance, l’andromaque, voire l’étoile de mer si le sol n’est pas trop humide (une couverture de survie sera dans ce cas très pratique) permettent à la fois de mater paisiblement la voûte céleste et de conclure par la Voie Lactée. Pas besoin d’avoir un corps d’Apollo pour retrouver Vénus. Alors, si vous sentez votre désir fléchir, ne vous éclipsez pas, sous peine de voir votre relation se transformer en étoile… filante.

©sanneberg

 

le point titillé…

le point titillé…

LE DOIGT DONNEUR

2020, ANNÉE BI-SEXE-TILE… LE MOMENT IDÉAL, MESSIEURS, POUR PRENDRE DE NOUVELLES RÉSOLUTIONS. OUBLIEZ LES MISSIONNAIRES À LA PAPA QUI ONT OC-CUL-PÉ VOS SAMEDIS SOIRS ET TENTEZ UN TRUC POUR VOUS SORTIR DE VOTRE ARRIÈRE TRAIN-TRAIN ÉROTIQUE : LA QUÊTE DU «POINT P» ?

Evidemment, il ne s’agit nullement de vous livrer à une séance de copulation torride dans une grande enseigne du bricolage. Point de percussion contre le linéaire des perceuses. Point de coups de lime au stand quincaillerie… ou de décharges dans le rayon électricité.

LE SEIGNEUR DES ANALES

En fait, le point P dont il est question ici, c’est la prostate, dont la stimulation est susceptible de vous procurer une jouissance sans équivalent. Là, je vous sens sceptique. Cette glande du système génital est plutôt synonyme d’examen médical et de cancer. D’ailleurs, le gant en latex du médecin lors de votre dernier toucher rectal ne vous a pas laissé un souvenir impérissable. Bref, quand on parle prostate, en général, ça sent la débandade! Clémenceau affirmait : «la vie m’a appris qu’il y a 2 choses dont on peut très bien se passer : la présidence de la République et la prostate». Si, pour le premier, on pourrait lui donner raison, pour le second, en revanche, ne serait-ce pas se priver d’une zone érogène équivalente au point G pour la femme ? Le massage prostatique procure en effet un orgasme très particulier, puisqu’il n’y a ni érection, ni éjaculation. Le plaisir, qui se diffuse dans l’ensemble du corps, peut durer plus d’une heure. Pas de phase de descente. Le Graal ! Ce n’est pas un scoop, la pratique est connue depuis plus de 6000 ans en Asie orientale. Mais par chez nous, elle ne fait guère recette.

DOIGT DOIGT MON DOIGT…

Ignorance ? Poids des préjugés ? Craintes liées à l’hygiène ? Seuls 9 % des Français s’y adonnent régulièrement. Rassurons aussi les mâles qui se sentiraient atteints dans leur virilité. Le titillage de son fondement ne fera pas de votre chéri un homo, un bi, ou je ne sais quoi. Il ne s’agit pas de sodomie. Pour la prostate, comme pour la dose de whisky dans le verre, un doigt suffit. En fait, ce qui perturbe, c’est que cette pratique renverse complètement notre conception de la sexualité, très phallocentrée (en gros, l’homme domine, pénètre et éjacule). Alors si vous décidez d’explorer cette petite pièce du fond, quelques règles s’imposent. D’abord une petite douche, se détendre, lubrifier et prendre son temps. Ensuite, conseillez une manucure à votre dulcinée si ses mains ressemblent à celles de Wolverine. Et pour atteindre l’objectif, fastoche, c’est tout droit après l’entrée, face antérieure. Il suffit de suivre le GPS (Globale Prostatique Stimulation). Votre partenaire, qui tripote l’écran tactile de son smartphone ne devrait donc rencontrer aucun problème de dextérité. Si malgré tout elle refuse d’être donneuse «univers selles», il est aussi possible de stimuler la prostate depuis l’extérieur. Par conséquent, aucune raison de se priver d’une petite friandise, qui colle parfaitement à notre époque «digitale».

© somkanokwan

 

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