coin G

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Durée de vit

«Plus c’est long, plus c’est bon», affirme l’adage populaire. Mais faut-il appliquer à la lettre cette célèbre maxime dans nos galipettes ?

S’il est vrai que les 8 minutes de Stairway to Heaven, le morceau mythique de Led Zeppelin, conduisent tout droit au paradis musical, jouer de la mandoline pendant des heures mène-t-il nécessairement à l’orgasme ?

Choper en Chopard 

Autrement dit, un coït doit-il ressembler à un marathon ou à un ultra trail pour être réussi ? Et y a-t-il une norme en dessous de laquelle votre cabriole vire au fiasco ? Evidemment, si votre cyclope s’apparente à celui d’un bonobo et crache systématiquement son venin en 14 secondes, vous souffrez probablement d’éjaculation prématurée, et il vaut mieux consulter.  N’espérez pas profiter du changement d’heure pour dépasser 60 minutes et crier victoire, ça ne compterait pas. Mais hormis ce cas particulier, la durée de la performance reste souvent (avec la taille de l’engin) une source d’interrogation pour beaucoup d’hommes, avec complexes et angoisse à la clef. Crainte de ne pas être «normal» ? Peur de susciter des rires gras ? Comme par exemple lorsqu’on évoque Chirac, «5 minutes douche comprise» (10 selon des sources plus optimistes), ou Giscard, surnommé «Atchoum», car ses saillies duraient le temps d’un éternuement. Conséquence ? En pleine action, l’œil rivé sur la montre, vous pensez à votre belle-mère, à votre boulot, ou aux pénos de France/Suisse pour jouer les prolongations. Et le lendemain, à la machine à café, devant vos collègues ébahis, vous fanfaronnez : «Je tiens toute la nuit, moi, comme le légionnaire d’Edith Piaf». 

Si tu regardes la pendule, comment veux-tu…

Comme si le sexe se réduisait à l’épreuve des poteaux de Koh Lanta, comme si vos coups de reins étaient une épreuve d’endurance comptabilisée dans Strava ! Se vanter de «tenir» est très risqué. A moins de vivre en Laponie et de prononcer votre phrase après le 21 juin, vos performances vont paraître douteuses. Parce que, d’après des études très sérieuses, la durée moyenne d’un rapport est comprise entre 3 et 13 minutes, de l’introduction à la conclusion, c’est-à-dire sans les préliminaires. Ce qui veut dire que, sur une nuit de 8 heures, vous auriez fait une cinquantaine de copulations. Même Victor Hugo et les 9 fois de sa nuit de noces sont battus à plates coutures ! Bref, personne n’y croira, ou alors vous passerez pour un peine-à-jouir, en oubliant de préciser que votre chérie s’est endormie d’ennui, ce qui n’est guère plus flatteur qu’une éjaculation précoce. Ensuite, sa craquette n’a pas vocation à accueillir votre cigare jusqu’à ce que mort s’en suive. Au bout d’un moment, lubrifié ou non, ça irrite, et ça mérite une belle noix de vaseline (ou de beurre, si vous aimez Marlon Brando), ou carrément une pause. Bref, ne pensez à rien quand vous êtes en train de gauler la mignardise et vivez pleinement l’instant, même si ça doit durer 3 minutes. Parce que le sexe, c’est comme la neige, on ne sait jamais combien de centimètres on aura, ni combien de temps ça va tenir. 

©Volodymyr 

Couchez dans le foin !

Couchez dans le foin !

Vaga bondage

Le confinement a eu tendance à nuire à la sexualité des Français. Pour remotiver les croupes, il peut être tentant de déconfiner sa vie sexuelle et d’expérimenter le sexe en extérieur.

D’ailleurs, selon votre profil et vos envies, les possibilités «outdoor» ne manquent pas pour se dégourdir le roseau après des mois de disette sexuelle.

L’amour est dans le pré

Envie d’apporter votre contribution au monde d’après Covid, plus vertueux, plus sain. Vous rêvez d’air pur, de mousses humides, et brûlez de chatouiller le nénuphar. Alors le green sex est fait pour vous.
Privilégiez la forêt, il y en a partout. Lady Chatterley pourra souffler dans le «cor» de son garde-chasse et jouer du trombone à coulisse dans les fourrés. Sinon, écumez les plages ah ouh cha cha cha, pour un Niagara de plaisir, ou plongez carrément dans l’eau si votre Véronique veut faire l’amour avec la mer. Autre solution, fuguer et se cacher dans un grand champ de blé, ou profiter de la lumière étrange sur n’importe quel parking des Anges sans se faire re-Marc-quer. Vous manquez d’idées ? Le site espagnol Mispicaderos, sorte de Google Maps du 7e ciel qui répertorie tous les lieux insolites pour chafouiner, est fait pour vous.

L’habitat Urbain

En revanche, si vous pensez que relancer la consommation est indispensable après la Covid, si, en accros du lèche-vitrine, vous ne rêvez que de soldes, de café en terrasse, et de flâneries en ville, tentez donc les paiements en liquide dans les cabines d’essayage pour grimper aux rideaux. Ou filez onduler votre bassin à la piscine municipale, histoire de fêter les 20 ans de la copulation loftienne de Loana. Sinon, la voiture reste LE grand classique, pour un tête à queue Fast and Furious. Moyen commode, pour une aventure maîtrisée et un risque limité, elle permet d’apporter quelques accessoires, une couverture, un verre et des bulles, tout en se dissimulant partiellement, à condition d’éviter la buée sur les vitres façon Jack et Rose lorsqu’ils tita-niquent. Les «pépères du sexe en extérieur» se rabattront quant à eux sur le van, idéal pour des pratiques totalement oc-cul-tes et safe.

Finir au trou

Mais, du fantasme à la réalité, il y a un sacré fossé. D’abord, l’acte dans un lieu public, qui relève de l’exhibition sexuelle, peut coûter un an de prison et 15 000 euros d’amende, si vous vous faites gauler. C’est la fesse cachée du sexe outdoor. Et impossible de payer en «nature». Surveillez vos arrières. Et n’oubliez pas que nos sentiers pullulent non seulement de chasseurs, de traileurs, mais aussi de tiques, abeilles ou moustiques. Vous ne serez pas seuls en pleine nature. L’étreinte sera donc intense et furtive, limitée à deux ou trois positions du Kâmasûtra. Cris, préliminaires, et déshabillage intégral sont bannis. Et gaffe aux saillies «sur la plage abandonnée», au milieu des coquillages, le sable «s’incruste assez». Autant d’ingrédients susceptibles de transformer votre petit shoot d’adrénaline en cuisante déconvenue. Bref, être «hors lit» n’est pas toujours synonyme de décollage réussi.

coinG : vagabond d’âge…

coinG : vagabond d’âge…

Mâle sans gravité ?

D’après une étude américaine de 2018, les hommes mûrs, même s’ils ressemblent à Alain Deloin, recherchent souvent des partenaires beaucoup plus jeunes qu’eux sur les sites de rencontre. 

Manque de réalisme ? Besoin de flatter leur ego de mâle alpha ? Ou sont-ils réellement persuadés que leur sexualité échappe aux ravages du temps ? 

Décal’âge horreur

Selon l’adage populaire, l’homme se bonifierait avec l’âge, comme le bon vin. La petite cho-pine vite éventée du début, au jus sans saveur, deviendrait, au fil des années, un grand cru du Kama Sutra, un château-Y-Ken capable de Sauternes tout ce qui bouge. Ce mythe du « silver fox » (ou vieux beau) plus expérimenté, plus endurant, plus sexy, séduisant une femme plus jeune, reste largement entretenu dans les films ou la littérature, et totalement intériorisé dans la société, malgré le mouvement #MeToo qui a dénoncé les dérives de ce schéma dans certains milieux professionnels. Illustré par les comportements des people, il échappe toujours à l’âge shaming, contrairement à la cougar, objet récurrent de moqueries. Par exemple, le «sugar» n’est jamais «mummy», mais un «daddy» cool, qui sait apprécier les bonnets M. Ainsi, de Gabriel Mazneff, Nabokov de série B qui se vantait de séduire des Lolita à peine pubères, à Trump, Poutine, Sarkozy, ou Hollande, qui exhibent leurs conquêtes juvéniles, en passant par Yann Moix, «incapable d’aimer une femme de 50 ans», le vieux beau s’imagine imperméable aux lois de la gravitation et capable ad vitam aeternam d’emmener Prosper au cirque. Certes, une différence d’âge importante peut temporairement réveiller le Vésuve qui sommeille au fond du boxer. Le partenaire plus âgé voulant prouver son ardeur, tandis que l’autre, plus jeune, serait excitée à l’idée de chauffer son quinqua (ou sexa, voire plus). Mais cet avantage n’est que provisoire, le Puy-de-Dôme n’est pas loin.

Biroute en déroute

Car, après 50 ans, un tiers des hommes ont régulièrement des problèmes d’érection. Après 60 ans, 41 % ont des complexes concernant la fermeté de leur sexe. Après 70 ans, 29 % recourent à des médicaments pour améliorer leurs performances. En somme, le coup de la panne, ça marche à 20 ans, beaucoup moins plus tard. La faute à l’andropause. Pour les béotiens, ce n’est ni une marque de confiture, ni un ancien dirigeant soviétique, mais une baisse du taux de testostérone, aux conséquences peu affriolantes : baisse de la libido, troubles de l’érection, prise de poids, peau sèche. «La vieillesse est un naufrage » disait de Gaulle de Pétain. Sur ce plan, il a raison. La «gaule» devient moins raide qu’un bâton de maréchal. Prendre la pastille, pas Vichy, mais Viagra, devient la seule solution pour retrouver vigueur et résistance. Bref, comme le constatait l’humoriste américain Steve Martin, «en matière de sexe, rien ne s’arrange avec le temps». Malgré les smoothies, l’abonnement à la salle de sport, le yoga, rien n’y fait. Au plumard, ce n’est plus le Paris Dakar, le grand «raide» s’est ensablé. Alors, les nymphettes, avant de serrer un ancêtre, pensez bien à regarder sa date limite d’utilisation (DLU). Richard Gere ne sera pas toujours Richard Jouir. 

En berne…

En berne…

Queue nenni !

En théorie, la vie de couple implique des rapports sexuels plus ou moins fréquents. Mais en pratique, la fusion des libidos n’est pas toujours au top. Comment dire non à votre Jules sans qu’il le prenne mal ?

La fatigue, le manque d’envie, le mauvais timing, l’haleine de poney, ou encore la fameuse migraine, les raisons d’une libido en berne sont multiples.

Poupée qui fait non

En 2014, un mari frustré par les 24 refus de son épouse sur ses 27 tentatives en un mois et demi, a même tenu un inventaire des excuses qu’elle a utilisées. Vexée, cette dernière l’a rendu public sur Internet pour humilier son conjoint peu compréhensif. La situation suscite parfois des rires gras. Comme dans cette blague du type qui emmène sa femme au zoo. Il lui demande d’aguicher le gorille, puis une fois que l’animal est bien chaud, la jette dans sa cage en hurlant : “Vas-y, maintenant, explique-lui que tu as la migraine !”. En fait, le râteau dans le couple est plutôt un sujet tabou, que notre Loulou rempli de testostérone a du mal à encaisser. Obligé de dormir sur la béquille, il doit remettre à plus tard son envie de perpétuer l’espèce. Il s’imaginait déjà en pilonneur du lit là, et pas de chance, son gain s’barre. Du coup, à l’instar des 63% des hommes qui aimeraient ken leur Barbie plus souvent (enquête de 2011), il se demande alors, frustré, « à quoi sers-je ? ».

Gazon maudit

Attention, même si vos glandes réclament, il n’est pas conseillé d’insister pour transformer en « oui » le refus de votre chérie. Respectez ce non, et oubliez les trucs du style, « l’appétit vient en mangeant », car la faim ne justifie pas tous les moyens. Depuis 2006 en effet, le viol conjugal est sévèrement puni par la loi. Quant à vous, Chouchou, si, par culpabilité, vous cédez à la pression, vous entrez alors dans ce que le sociologue JC Kaufmann, nomme la « zone grise », dans son dernier livre « Pas envie ce soir ». Cette frontière floue qui sépare l’acte consenti de l’acte subi. « Je n’ai pas envie, mais, comme il insiste, je vais lui faire plaisir pendant 5 minutes ». Peur de le blesser ? Du conflit ? Peur qu’il se jette sur la voisine en représailles ? Bref, pour éviter de plomber l’ambiance alors que belle-maman vient déjeuner, et moyennant quelques arrangements avec votre conscience, vous vous dévouez pour un royal câlin. « Mari vaut bien une fesse », vous dites-vous, en songeant à Henri IV, qui a sacrifié son protestantisme pour devenir roi de France.

Con-promis, mais chose pas due

Pourtant, le principe fondamental d’un rapport sexuel est l’accord explicite des personnes impliquées. Dans le cas d’un refus unilatéral, soit on trahit son désir, soit celui de l’autre. Et même si la vie à deux implique des compromis, on voit bien qu’en l’espèce, il n’y a pas grand-chose à négocier. C’est tout ou rien. Au pire, expliquez la raison si l’esquive est conjoncturelle, ou proposez-lui une partie de Uno pour le consoler. En tout cas, soyez claire. Rien ne vous oblige. La « belle au bois dormant » qui se laisse tripoter pendant son sommeil par le prince charmant sans donner son consentement n’est pas un exemple à suivre.

A douche que veux-tu !

A douche que veux-tu !

Amour propre

Le cliché est connu et fait souvent les choux gras de la presse étrangère. Le Français n’est pas réputé pour sa propreté. Mais le confinement aurait empiré les choses, pour les hommes surtout. Mains plus propres certes, mais dessous moins reluisants. Pas hyper sexy !

Un retour à l’homme des cavernes confirmé par un sondage Ifop d’avril dernier. Les douches deviennent plus rares. Seuls 67% des hommes se laveraient intégralement chaque jour lors du confinement, contre 76% avant. Et 68% d’entre eux changent quotidiennement de sous-vêtements, contre 73% avant. 

Brousse lit

En fait, si ça bataille dur pour acheter les pâtes ou entasser les rouleaux de papier toilette, à l’inverse, ça ne se rue pas vraiment à perdre haleine devant le rayon dentifrice, dont les ventes auraient baissé de 26%. Même le déodorant a fait pshiiit, le recul est de 45%. Moral en berne, flemme, solitude, la période actuelle n’est certes pas vraiment propice à la séduction. Changer de calcif ? Inutile pour télé-travailler ou sortir à la boulangerie ! Brosser ses dents ? Superflu avec le masque ! Pelage indiscipliné ? Pas de coiffeur ! Alors, votre Jules se relâche. Il traite ses mails tout en scrollant Insta au lieu prendre une douche. Il prend l’apéro en pyjama. Et, pas très «Net», il «Flix» un épisode de «Vikings» en laissant divaguer ses valseuses dans un slip kangourou identique à celui de Thierry Lhermitte dans Les Bronzés. Bref, il a autant d’énergie pour prendre soin de sa personne que pour utiliser enfin pour la première fois ce rameur qui trône au milieu du salon depuis 6 mois. 

Calbute ou culbute ?

Pas très haut de glam’ le héros de la guerre du feu ! Votre sex-appeal dé-clean, n’espérez pas gagner au loto du Kama Sutra de cette manière. Pas de chance au lavage, pas de chance au tirage. Votre fumet n’étant pas en odeur de sainteté, point de gâterie dans ces conditions. Votre chérie ne sera pas prête à vous «pher-aumône» et risque au contraire de vous appliquer les règles de la distanciation sociale. Bref, sans Coco Chanel, pas de Coco charnel. Obligation de passer par la case «salle de bains» pour faire une partie de monop’au lit. Proposez-donc à Chouchou de vous y rejoindre. L’endroit idéal pour les préliminaires amoureux (et aussi pour s’isoler des enfants qui suivent leur cours de maths en visio dans la pièce d’à-côté). Bain à deux, gel douche aphrodisiaque, caresses, massages, Caveman devient Ryan Gosling. Vous avez toujours la flemme d’aller chercher un slip propre dans votre penderie ? Alors songez que 25 % des femmes mettent fin à une relation amoureuse pour cause d’hygiène douteuse du partenaire. Parmi les trucs rédhibitoires, les odeurs corporelles désagréables, la mauvaise haleine et l’hygiène intime insuffisante. Bien sûr, vous avez la solution de faire comme 1% des hommes, ne jamais porter de sous-vêtements. C’est peut-être une solution culottée. Mais faites quand même gaffe à la fermeture éclair. 

à bouche que veux-tu !

à bouche que veux-tu !

révolution de palais

LES QUESTIONS SONT SUR TOUTES LES LEVRES, POURQUOI LE BAISER EST-IL À CE POINT SOUS- UTILISÉ DANS LA SEXUALITÉ UNE FOIS PASSÉS LES PREMIERS ÉMOIS DE L’ADOLESCENCE ? COMMENT RÉ-ÉROTISER CET ÉCHANGE DE FLUIDE, DONT LES BIENFAITS POUR LE COUPLE SEMBLENT ÉVIDENTS ?

Soyons clairs, nous parlons ici uniquement du « french kiss », avec la langue et tout et tout, pas du poutou à mémé le jour de Noël. A 15 ans, vous invitiez votre flirt au ciné et, le cœur battant la chamade, vous espériez le galocher goulûment avant le mot FIN.

MAIS QU’EST-CE KISS PASSE ?

Aujourd’hui, quadras en couple depuis des lustres, ça fait belle « luette » que vos bouches ne s’emboîtent plus. Vous vous effleurez à peine les lèvres le jour d’une Saint Valentin à la terrasse de la brasserie « Lippe» ou au fond d’un «smack-bar». Dans le meilleur des cas, quelques bisous en guise de préliminaires de préliminaires et basta. Pas terrible pour enflammer les corps. Une situation encore aggravée par le contexte anxiogène actuel. Avec le masque, la perspective de téter la gargarousse à un crush semble reléguée aux oubliettes. Pauvre Robert Doisneau, son fameux «Baiser de l’hôtel de ville» semble appartenir à la préhistoire! Quel paradoxe! En effet, si la bouche est sous-investie sexuellement (les tutos sur YouTube destinés à améliorer vos performances buccales sont plutôt rares), elle continue pourtant à être mise sur un piédestal dans la société. Comme symbole d’amour romantique, de happy end dans les films ou contes pour enfants.

EMBRASSER POUR EMBRASER

Tout cela est très fleur bleue, mais pour réintégrer le «bouche-à-bouche» dans votre répertoire sexuel, il va falloir le sortir du monde des bisounours… Considérez-le comme un véritable acte sexuel, un truc sérieux, plus intime encore que la pénétration. Pour certains chercheurs, embrasser l’autre, longuement, avant, pendant ou après l’acte, accroît l’excitation et l’attachement. Une sécrétion d’endorphines et de phéromones susceptible de vous emmener au 7e ciel. Un excellent baromètre de compatibilité sexuelle, capable d’augurer positivement (ou pas) de la suite des événements.

COMMENT DEVENIR UN AGITÉ DU BUCCAL ?

Inutile de se mettre la pression, la recette du plaisir en bouche est assez simple. Lenteur, délicatesse, variation d’intensité, et le tour est joué. Il n’y a pas vraiment de technique, parce que le baiser se construit à deux, en suivant ses sensations. Il ne s’apprend pas, il se vit. Petit bémol: on évitera de fourrer brutalement sa langue dans le gosier d’en face. Vous n’êtes pas un Indien à la conquête de la glotte de la squaw. De même, faire la machine à laver avec sa langue, ou se prendre pour le Candéloro du patin en enchaînant les triples axels buccaux n’est pas une bonne idée. Alors, ce soir, laissez tomber Netflix, mettez un peu de Gilbert «Bécot» en fond sonore, et dégustez une bonne petite «fricassée de museaux» avec votre chéri.e. Dessert en plus, si affinités.

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