ESSAIE ENCORE

ESSAIE ENCORE

POUR QUI SONNE LE GONG ?

Clap de fin sur un été bien meurtrier pour mon intégrité physique (combo trop d’apéro – défaut dodo). Même l’indien n’aura pas été assez revigorant pour rattraper le déficit programmé. Souffle court, j’ai trouvé ce qu’il me fallait : le Qi Gong.

Vous l’aurez compris ou expérimenté, il est un âge où il vaut mieux jouer l’alternance des plaisirs. Autrement dit, la fiesta tous les week-ends, les apéros milieu de semaine, le boulot taquet et la descendance pied au plancher… il y a un moment, abuser ou périr, il faut choisir.

PURE CONSCIENCE

Perso, la coupe est pleine, j’ai bouffé mon capital sommeil des trois hivers et autres confinements derniers. Va falloir penser à se requinquer. Etant entendu que les cachetons de vitamine C, compléments gelée royale, cures de spiruline et saupoudrages de graines de chia n’y suffiront pas, aux grands maux… J’ai appelé à la rescousse ! “Le Qi Gong, c’est pile pour toi”, m’a-t-on dit. Très bien, les yeux fermés, mais ça consiste en quoi ?
Le Qi Gong est une gym traditionnelle chinoise qui permet de retendre le lien qui unit santé physique, énergie vitale et esprit. C’est sûr que chez moi, les 3 entités vivent dans une coloc assez borderline ! Ça tombe bien, c’est l’hiver et l’heure du bilan. Grand nettoyage enclenché. Vous n’avez pas peur que ça se frite un peu là-dedans ? Tout devrait bien se passer : mouvements lents, exercices respiratoires et travail sur la conscience, tout en douceur. Soit, ça se tente.

CIRCULATION DES FLUIDES

Ce soir-là, autour de Graziella, praticienne de médecine traditionnelle chinoise, nous sommes une poignée en présentiel et une autre en visio, car si elle officie dans différents lieux des Aravis et jusqu’aux rives du lac, Graziella propose aussi ses cours à distance. Viennent les premiers mouvements : une posture, simple en apparence, puis la répétition pendant de longues minutes d’un seul et même mouvement qui semble tourner en boucle. Les bras tendus à l’équerre de chaque côté du corps, je fais des ronds avec mes mains sans engager les avant-bras. Essayez, vous m’en direz des nouvelles ! Surprenant d’exigence et d’intensité. J’enchaîne en jouant des castagnettes, puis en dessinant des 8 à l’infini avec mes omoplates, jamais cette partie de mon corps n’aura été autant sollicitée. Des ailes me poussent ! Je déroule chaque vertèbre une à une, déverrouille les articulations, ça craque… Est-ce à dire que j’ai l’allure d’un Oscar poussiéreux sorti du grenier ? Pas loin.
Puis les jambes légèrement fléchies en forme de losange, les mains et les bras formant la même géométrie au-dessus du nombril, je reste. Puis commence, la cuisse tremblante, à tétaniser avant de comprendre que je dois tenir sans résister, les pieds bien dans la terre, la tête élevée vers le ciel. Oscar a la mâchoire qui claque.
Au final, l’énergie du Qi me traverse les méridiens comme un grand courant. Les fluides limpides, j’en prends tout mon soûl, étant entendu que niveau hygiène de vie va falloir revoir les basiques.
Une infusion de baies de Goji dans le thermos, à défaut d’avoir retrouvé la fougue de la jeunesse, j’ai comme l’impression d’avoir regagné quelques points sur mon permis santé.

+ d’infos : http://gsolari.fr
Facebook Graziella Pourroy-Solari « Tuina des Aravis »

© Monika Wisniewska

ESSAIE ENCORE : le bubble foot

ESSAIE ENCORE : le bubble foot

LA BUBBLE AU PIED

Ballon d’or du farniente, je signe ! Le foot à la télé ou à jurer après des mômes de 11 ans dans les gradins passe encore. De là à enfiler les protège-tibias et à se payer une tranche de gazon… C’était sans compter l’EVJ de la pote relou qui nous a embringuées dans une partie de Bubble Foot. Quoi qu’est-ce ?

Mais il est vrai qu’à force d’encourager (de brailler sur) numérouno sur le bord du terrain, j’ai la Nastase qui me démange jusqu’à sentir parfois des crampons me pousser sur le bout des pieds, mue par une furieuse pulsion d’aller enfin le shooter pleine lucarne, ce satané ballon rond.

COUP DE PIED BALAYETTE

Comme il ne s’agit là que de fantasmes inassouvis, étant entendu qu’une fois sur le terrain, je ne saurais que faire de ma guibolle de grenouille anorexique, j’ai laissé mes velléités au placard et ma tenue de Ma(ra)dona au vestiaire. Jusqu’au jour donc où Gwendo a eu l’idée saugrenue de… se marier -mais c’est un autre sujet- et de nous embarquer dans ses délires irrationnels de Bubble Foot. Cramponnée dans une énorme bulle suffocante, en 5 contre 5, c’est parti pour une première mi-temps de 5 minutes ! Coup d’envoi d’un improbable ballet de secouées du bulbe, je cours dans tous les sens sans vraiment savoir où je vais, me heurte à la bulle de droite avant de me prendre de plein fouet celle de gauche qui m’expulse en roulé-boulé à l’autre bout du terrain sans que j’aie réussi à effleurer le ballon. OK, on joue à ça ! Je renonce à toucher la baballe et prends alors un exquis plaisir à me propulser sur mes comparses pour les faire rebondir d’un bout à l’autre du terrain. Option Bubble sumo ou Bubble flipper, les options de jeu sont immenses. Enclenchée. Je m’éclate.

CARTON ÉCARLATE

Jusqu’à suffoquer. Qu’on se le dise : 5 minutes de Bubble Foot en indoor sur un terrain de 20m x 10m équivalent largement à une mi- temps au Parc des Princes, les ultras déchaînés en moins, parce question public, j’aurais apprécié plus d’euphorie ! Par contre, côté dépense calorique et flambée calorifique, je pense que j’ai atteint des sommets. J’ai sué 35 litres d’eau, respiré mon air vicié en boucle (mais ça maintenant, on est surentraînés grâce au port du masque, donc easy détente), tricoté avec mes pieds et dévissé régulièrement dans mes tentatives de dribbles manqués pour finir par m’éclater le boule en arrière et la bulle sur le flanc, turtle échouée dans le corner. Hors-jeu, hors d’air, sortez-moi de là !
3e mi-temps, enfin : je retrouve l’endroit qui me sied le mieux, le comptoir, débrief pointu de contre-performances… Je discute tactique et placement, comme si j’y connaissais quelque chose… Au prochain mercato du Bubble Foot, y’a moyen qu’on me propose un super poste de chargée de ravitaillement en eau, puis en bière, et cætera, parce qu’à défaut d’avoir le pied agile, je sais toujours comment m’y prendre quand il s’agit de motiver une équipe.

http://ludimouv.f

© Josh Rossi

Essaie encore : le knee-board

Essaie encore : le knee-board

Genoux à terre

Blond californien (peroxydé ?) et tanga Roxy, mon âme de surfeuse des rivières a voulu prendre son pied, ou plutôt ses genoux à son cou. Rencontre d’un nouveau type, le kneeboard ou la glisse en position fœtale…

Il y a des jours où je pense sérieusement à changer l’objet de cette chronique en Essaie encore : j’ai tout mangé le chocolat. Version édulcorée, à l’aise comme dans un nuage de Barbapapa. Mais le sujet du jour est tout autre et, croyez-moi, mes adducteurs en pleurent encore.

Sur les rotules !

J’étais pourtant toute fière de ma découverte. J’avais enfin trouvé l’alternative parfaite avant d’espérer, un jour qui sait, pouvoir tenter le wakeboard ou le surf. Pour certains, rien d’exceptionnel, mais pour qui part d’aussi loin que moi, ces disciplines sont une sorte de graal inatteignable, ne l’oubliez pas.
Le kneeboard, donc, la version du wake, mais à genoux sur une planche. Idéal pour descendre le centre de gravité et faciliter l’équilibre. Et au Wam Park, aménagé du côté d’Albertville, ladite chose me semblait être d’un abord étonnement facile avec des initiations typées débutants (dès 7 ans, c’est dire…) sur un téléski nautique prévu à cet effet.
Engoncée dans mon gilet, sur la plateforme de départ, les genoux glissés dans les cavités de la planche et les cuisses sanglées, j’ai comme le sentiment d’être ficelée pour partir à l’abattoir. Liquéfaction en cours, j’ai une trouille d’enfer. J’écoute les consignes à la lettre, les coudes sur la planche, les genoux à la poitrine, le regard larmoyant droit devant.

Prostrée, prosternée…

… Je ne boarderai plus jamais !!! Premier départ grelottant, je me redresse, mais crispe les mains à tel point que la zone interne de mes triceps gigote comme une substance gélifiée à ne consommer sous aucun prétexte. Je suis à la vitesse minimale, environ 26km/h et j’ai pourtant l’impression d’être un obus ovoïde lancé pleine balle pour aller se fracasser quelque part dans les nimbes opaques des eaux sous-jacentes qui me semblent soudain bien hostiles.
Et ce qui devait arriver arriva. Assurément, à force de tétaniser, difficile de ne pas se scratcher au premier soubresaut de vaguelette. Trois ou quatre (ou plus) essais plus tard, n’ayant de toute façon plus de muscles à contracter (ils ont lâché l’affaire, les lascars), j’ai enfin réussi à tenir un peu la longueur, mèches oxygénées au vent, cils mouillés-décoiffés, je me suis vue légère, mais athlétique sur une plage d’Hossegor sortir dégoulinante de l’eau, planche sous le bras… avant de m’affaler sur le flanc une dernière fois. Euh… les gars, un peu d’aide là, je n’arrive pas à déplier les genoux. Pas grave, je vais rester en position du fœtus, mettre des grosses lunettes incognito et enlever mes rajouts…Sinon, on peut essayer en duo avec un moniteur. Z’auriez pas pu le dire avant ?

+d’infos : http://wampark.fr


Essaie encore : la spéléologie

Essaie encore : la spéléologie

1001 LIEUX SOUS TERRE

Effet confinement sûrement, j’ai eu comme envie de m’exiler mille et une fois sous terre pour ne plus rien savoir de ce qui se tramait à la surface. Quitte à être enfermés dehors, j’ai tenté la spéléo… Drôle de porte de sortie.

De là à y voir une occasion inespérée de dépasser le périmètre de balade octroyé… C’est en tout cas shootée à l’adrénaline de la sortie de territoire que je me suis dirigée du côté du massif des Bauges au cœur du Géopark classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Grotte de Prérouge, Arith, près de Lescheraines pour être exacte.

Au fond du gouffre

Accompagnée de Matthieu Thomas, karstologue -mais aussi spéléologue accompli (ouf)-, c’est casquée, gantée et chaudement vêtue pour supporter les 5°C et les quasi 100% d’humidité, que j’ai allumé, fébrile, ma lampe frontale et pénétré la bouche grande ouverte, mais résolument peu accueillante, de mon hôte du jour.
M’immergeant inexorablement un peu plus dans l’antre du gouffre, j’ai senti mon mental faiblir (euh… m’abandonner) à la vitesse de la lumière du jour qui disparaissait. Noir profond, ambiance posée. J’ai entendu mon cerveau claustro pousser des cris, des SOS étouffés aux synapses de mes muscles engourdis : “Eh ho les gars, vous êtes conscients du pétrin dans lequel vous nous fourrez ? Et le fil d’Ariane, il est où ? Vous savez celui qui est censé nous sauver de l’égarement ?”
Comme entrée en matière, il y a plus rassurant, je vous l’accorde.

Entrailles tenailles

Un chouilla tenaillée par la peur (bon ok, la terreur), j’ai bâillonné mon cerveau, l’est prostré en position PLS, pour tenter d’évoluer dans ce milieu façonné par les eaux. Sol glissant, murs luisants. Tantôt debout les pieds écartés me tenant aux parois qui m’encerclent de toutes parts, tantôt accroupie et bénissant mon couvre-chef de m’épargner les stigmates des nombreux coups de tête que je donne ci et là, n’ayant de toute évidence pas une conscience très affinée de la place que mon corps occupe dans un espace aussi étriqué…
C’est en arrivant près d’un siphon profond d’environ 1 mètre, que la panique refait surface. On ne va pas sous l’eau, là ? Non, c’est réservé aux spéléologues plongeurs (ouf2, le retour). On prend la tangente pour passer par d’autres cavités, ça tombe bien, le Massif des Bauges en compte près de 2000 pour 500 km de galeries. L’embarras du choix. Et c’est dans le dédale de ces chemins de traverse que j’enclenche véritablement le mode commando : à quatre pattes, en appui sur mes avant-bras tremblants, je m’allonge de tout mon long et me mets à ramper, haleter, grogner… Il est encore loin le bout du tunnel, parce que question bain de boue, on est bien, mais niveau détente, j’suis pas au max ?
Et la lueur fût. La prochaine fois, bivouac et fondue à la frontale ? Vendu, j’apporte le pain, pas de risque de casse.

+d’infos : http://karst-3e.fr

essaie encore : je marche, tu marches…

essaie encore : je marche, tu marches…

Lève-toi et marche

Number one de l’activité physique résistant (à 1 ou 20 km près, c’est selon) aux innombrables restrictions de nos us, j’ai nommé LA marche… ou devrais-je dire LES marches lookées à toutes les modes, chien en laisse au bout ou pas, question de style.  

Les salles de sport ont les devantures en berne et les télésièges des monticules de neige pour passagers givrés. Il nous reste néanmoins 2 ou 3 espaces, certes un peu fréquentés, mais passons, pour oxygéner nos pauvres neurones atrophiés. Pas question de rechigner. A chaque jour sa marche, perso, j’ai tout essayé… ou comment sauver son intégrité psychique. 
La marche nordique d’abord, de quoi me rappeler le planter de bâtons de feu mes virées ski. A grandes enjambées et amples mouvements de bras en appui sur des bâtons donc, le dos droit, le regard au loin. Athlétique, parfaite pour faire illusion. J’ai bien veillé à serrer les pectos et engager les abdos pour sculpter le haut tout en raffermissant le bas, pas de jaloux. 
Puis, j’ai cédé aux appels lancinants du sport tendance de l’hiver, qui l’eût cru, la raquette avec ou sans raclette à l’issue. Petit air d’empereur – le manchot pas celui au bicorne, pas la peine de se la raconter –, pieds en canards donc, j’ai pris la tangente pour couper à travers bois, sauté à pieds joints (ou presque) dans les champs de neige, couru les tresses en l’air avant de m’enfoncer la tête la première dans la peuf, de toute évidence plus fraîche que je ne l’étais au moment de m’extirper, bien seule au monde, d’une posture ventrale postérieur en pointe… peu académique. 

A petits pas 

Qui dit marche dans nos contrées, dit forêt, dit bain de forêt. Une fois passée la tentation de courir nue entre les arbres, ce n’est pas le propos, encore que ce soit tentant, avouez, et en prenant soin de choisir un créneau hors période de chasse et heure de pointe de la balade dominicale, j’ai pris l’option marche ressourçante. J’ai parlé aux arbres (je vous ai déjà dit que mon mental était sur le fil ?), caressé une écorce (oups coulée de sève, mains gluantes), humé une mousse (zut champignon suspect, j’appelle le centre anti-poison ?), laissé crisser les feuilles mortes sous mes pieds (fichtre c’étaient des orties, ça piiiiiique)… Bref, j’ai gorgé tout mon soûl de cette intarissable source de bienfaits… Il paraît que c’est apaisant (à condition de laisser son hypocondrie de côté ou d’inhaler au préalable une décoction choisie de plantes «médicinales»). 
Une autre marche dont le nom seul suffit à m’inspirer (toute autre décoction ou inhalation mise à part), la marche afghane. Une marche en pleine conscience qui s’appuie sur une vraie technique de respiration. Le principe : 3-1-3-1, 3 inspirations, 1 pause, 3 expirations, 1 pause. De quoi marcher plus longtemps, plus vite, plus loin (Citius, Altius, Fortius sort de ce corps de sportive née) et en rythme siouplait. Pas le choix, j’ai déposé mon cerveau sur le palier du toit du monde parce qu’entre l’effort et le mantra qui tourne en boucle. Je suis dé-ten-due – pause – re-la-xée – pause. 

A l’eau !

A l’eau !

Tous les cris, les S.Eau.S

Les eaux du lac, fascinantes à la lumière changeante, inexorablement attirantes tout l’été durant et… carrément glaçantes dans la froideur de l’hiver persistant. Comment ça, non ? Eh bien allez, racontez la dernière fois où vous vous êtes baigné en plein hiver… Moi, je l’ai fait !

Vendredi, 11h45, Sévrier, pluie diluvienne, hiver. Ça va piquer ! J’en frissonne, mixe d’excitation et d’inquiétude latente. Dans quoi suis-je encore allée me fourrer ? De la marche aquatique dans le lac, là, maintenant ?
Au moment de partir, les trombes d’eau et la température extérieure à un chiffre (et pas le plus haut) auraient presque raison de ma motivation (bizarre ?). Halte préalable dans un magasin de loc pour dénicher la combinaison qui va garantir ma survie dans les prochaines heures.
Sur les lieux, j’aperçois quelques silhouettes noires, au rendez-vous amphibien. C’est le moment d’enfiler la panoplie. Oh punaise en voilà une étape qui réchauffe et échauffe. Ouf, pas de caméra pour immortaliser cette scène de tortillement-contorsionnement-arrachage de cheveux qui s’entame dans la voiture, mi « à-poil je me cache comme je peux », mi « je tire comme une dingue sur la satanée combine, pas possible : c’est du 12 ans ? », je sors en nage (c’est de bonne augure) et marche en grenouille jusqu’au bord de l’eau, la cuisse moulée, le boule engoncé, les seins… écrasés ! Et la tête ? Ah la tête, qu’est-ce que je suis contente de ne pas me voir finalement. J’ai la capuche en néoprène qui m’empêche de la tourner, le K-way de Dany Boon en somme.

Queue de poisson

Je rejoins le groupe et Isabelle, mon guide. Infiniment douce et rassurante, elle me permet de redescendre un peu. Et, un pas après l’autre, nous attire vers les eaux grisées. De façon très progressive, à coups de pas chassés et de grandes enjambées, nous nous immergeons à chaque fois un peu plus. L’eau pénètre, un peu sournoisement, m’arrachant quelques petits spasmes de stupeur, mais pas de tremblements. Bon, je n’en suis qu’à mi-cuisses, patience…
Respirations profondes, la pluie s’est calmée et de toute façon, mouillée pour mouillée… Les cormorans postés sur leurs poteaux d’observation semblent bien se marrer et le cercle que nous formons pourrait s’apparenter à une secte bien barrée. Pourtant quel pied ! J’ai l’impression d’être une exploratrice follement aventureuse et d’avoir le privilège hors normes de profiter, seule au monde, d’un véritable bain de jouvence. Détente maximale et plein d’énergie en barre. Les mouvements étriqués du début (je vous rappelle l’étape de la combinaison ?) font place à des attitudes plus souples, à des gestes lents, mais amples, et sans même que je m’en aperçoive, j’ai de l’eau jusqu’au cou…
Ah si, là je la sens l’eau qui ruisselle dans mon dos… Les nageoires me poussent…
Alors, heureux ? Vous l’avez retrouvée la sirène du lac

+d’infos : la-methode-pilates.com

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