Un homme à l’amer !

Un homme à l’amer !

– Mon lapin, tu devrais jeter un œil au black là-bas !

– Lequel ? Le Brésilien avec ses tablettes moulées sous un emballage totalement superflu si tu veux mon avis ?

– Euh oui, lui-même, ma tourterelle…

– Mouais, il est pas mal, mais…

– Il craque pour toi, poussin, c’est évident.

– Je sais, je le connais, mais faut que je t’avoue…

– Et sais-tu, ma puce, qu’il en a dans la cabosse ? Il est exactement comme tu les aimes !

– Ah, et comment je les aime selon toi, MON chéri ?

– Sculpté tout en finesse, bonne pâte, mais du caractère, brillant, et bien sûr très concentré sous couverture… Je chauffe, poulette ?

– Un peu comme toi, en somme ?

– Ah ? Tu trouves ? Tu me fais mousser, là… Allez, je sens bien que tu n’es pas indifférente. Je t’autorise, chaton…

– Mais ça me gêne, là, devant toi…

– OK, je ferme les yeux, ma louve !

– Mais tu sais que ça va être intense, qu’il va fondre dans ma main, se liquéfier dans ma bouche, couler dans ma gorge, s’accrocher à mes hanches…

– Hum… Promis, je vais me ternir à carreau, ma p’tite caille !

– Dis donc, t’as fini avec ton bestiaire à la Prévert? Tu n’serais pas en train de noyer le poisson ? Tout ça pour que je m’enfile le noir et te laisse TON blanc amandes coco ! Ton stratagème ne manquait pas de ganache je dois reconnaître…

– Euh…

– Et bien justement, tu vas être exaucé, mon canard, car j’ai un autre aveu à te faire : le blanc bec y est déjà passé, comme ses potes au lait d’ailleurs. Je frise la crise de foi ! Dieu que c’est bon !

– Quoi ? T’as tout mangé le chocolat !?

– Allez, accroche-toi à ma bouée, si tu veux pas finir à l’amer. Et puisqu’on en parle, il te reste toujours le beau Brésilien…

 

Un homme à l’amer !

C’est ma tournée !

Il était tard, très tard et nous étions encore accoudées au bar, à refaire le monde, totalement défaites. Mais après 3 nouvelles tournées pur malt, le terre tournait nettement plus rond, merci.

Complètement rondes aussi, nous étions, contre toute attente, devenues des génies ! C’est fou comme tout paraît fluide quand la bande est Scotchée. “Eh, les filles, si on aidait Lara à sortir son prochain mag ? Il lui faut un bon sujet pour une fois…” Fanny, plus ardante que jamais, commanda la suivante. “Si la faim vient en mangeant, le début en buvant, élémentaire, non ?” Coco insista pour prendre la n°5. Vanessa était aux anges… “Mais oui, d’autant qu’on a un tandem de pros dans l’équipe, hein ?”

Tous les regards se tournèrent vers Anne qui, elle, n’y voyait plus sin clair. Quant à Elise, ma pauvre Lucette, elle éprouvait l’émail des sanitaires, des fois qu’elle y trouve un scandale…“Je crois qu’on les a perdues”, reconnut Jeannie qui, question ravito, en connaissait un rayon.

Un rien chancelante, Angela se risqua :“und zi dans ce makasine, on barlait de der hembreinte carpone du père Noël ?” Laure, la seule qui tournait à l’eau, plongea la tête la première : “Et on pourrait dénoncer l’opération écolo-marketing autour des costumes verts des lutins !” Silence général dans le troquet. “Ça casse pas trois pattes à un connard, ton truc, Laure”, lacha notre Rita mise sous Coke. “Ni à une connasse”, renchérit Camille. Voilà qu’elles nous avaient plombé l’ambiance…

C’est alors que Blanche lâcha : “Mais c’est bien connu : la bite ne fait pas le moine !”. Mata Ha ri forcément, Isabelle la trouva trop marante… Seule Jeanne, encore pucelle, ne pipa mot. France ne résiiiista pas : “Laisse tomber les mecs !” Evidemment… “Et si on faisait un numéro que de supers nanas ?” Simone, qui l’avait mis en Veil jusque-là, valida l’assemblée. Edith piaffait déjà à l’idée. Bettina avait le gosier bien rheimsé, depuis le temps, mais ça ne l’empêcha pas de payer sa tournée. Sharon et Emma, finirent bien entendu Stone…

Des supers nanas, j’suis fan ! Je vous veux toutes alors ! “Bah non, poulette, nous, on est plus en état là, tu vois… Trouve celles qui n’ont pas trinqué effrontément !”, me souffla Charlotte. Allez, la dernière est pour moi ! Santé les filles !

Quelques heures plus tard, entourée de mon équipe, l’haleine chargée, l’œil pétillant, j’annonçais fièrement : “j’en ai rêvé…”Et on l’a fait.

 

Un homme à l’amer !

L’enfer est pavé de verre

“Joli gabarit !” s’était dit la marquise en l’apercevant pour la première fois. “J’en ferais bien mon hors d’œuvre…” L’œil de bœuf certes – probablement bas de plafond – et l’haleine de roche s’échappant de sa bouche des goûts, mais tout de même bien charpenté, le torse velux®, les abdos en parpaings et la poutre apparente, elle en était sûre : Zac allait remplir le vide sanitaire laissé par cet appentis d’âne – ex remisé au garage depuis qu’il l’avait contreplaquée -.

Une fois sa vis cachée déclarée d’utilité publique, on s’entendit sur une zone d’aménagement concertée: le terrain était vague, limite friche industrielle… un plan de masse aurait été nécessaire. Voire des fouilles archéologiques. Car sous sa gaine, ça relevait carrément du monument historique ! Ce devait faire un bail que la trappe de visite n’avait été bougée : ce n’était pas Bardeau, mais presque ! Label au bois dormant, la façade fraîchement ravalée, donnait pourtant le change.

L’acte devait être conclu sous seins privés dans sa nue propriété. Mais la gouttière pendante, le primo-accédant manquait foncièrement d’assurance. “Dommage… Shon le béton n’va pas casser des briques”, se dit-elle, septique. Contre toute attente, la main courante se remit à l’ouvrage, et l’arc boutant enfin, il reprit la saillie là où sa condition suspensive l’avait laissée, en plein petit pont thermique, la pompe à chaleur au taquet et leurs corps lamellés-collés.

L’emprise au sol fut hélas rapidement consommée, ses performances énergétiques visiblement surestimées : le jeune pro-menteur finit complètement siphonné en un temps record. Un souci d’étanchéité des joints de dilatation fut alors avancé… L’amiante terrassée, mais enchantiée malgré le délai de rétractation ridicule, avala ces réserves sans sourciller, se doutant bien qu’elle devrait essuyer quelques plâtres.

Même si c’était du faitage de gueule, réfection faite, elle n’allait pas porter plinthe pour si peu : ce n’était pas si cadastrophique !

Son bow-window, encore tout chambranlé, n’a plus-value chapé quinconce.
Depuis, la paix elle eût.

Un homme à l’amer !

l’abus d’édito est dangereux pour la santé

Aux grands mots, les grands remèdes, pour votre bien (et surtout le mien), nous vous offrons une page de sevrage. Vous nous remercierez plus tard !

PS : Vous avez échappé à : « Un ver, ça va, 3 vers, bonjour l’aide des gars ! Tu t’es vu quand t’as lu ? » Finalement, vous pouvez déjà nous remercier…

Un homme à l’amer !

play again !

« Alors, que veux-tu faire plus tard ?” La question s’est aussitôt mise à jouer au billard américain, rebondissant à la vitesse d’un flipper – la machine, pas le dauphin – sur les parois de ma boîte crânienne. Ça fait flipper. D’autant que cette dernière n’est pas bien grande, il faut reconnaître, quoiqu’un peu plus depuis que j’ai pris la grosse tête. C’était en Ecosse le mois dernier, lorsque j’ai réussi à formuler une phrase entière en anglais n’écoutant que mon courage et mon gosier à étancher. Pas de quoi prendre le melon!? Détrompez-vous, la performance relève de l’exploit chez moi. Devant ma requête en kit, le barman en kilt a même pris un air entendu, voire admiratif, sans doute troublé par ma syntaxe détaxée, brexit oblige, doublée d’un accent qu’Arafat n’aurait en rien renié. Quoi qu’il en soit le message est passé. L’homme est revenu avec un french coffee fumant, comprenez une cafetière bodum à presser, on n’a peut- être pas inventé l’eau chaude, mais le café à pomper, Shad’ok. Alors oui, j’avais commandé une pinte de bière, mais là n’est pas la question. C’est l’intention qui compte.

So what ? Que veux-tu faire plus tard ? J’ai toujours répondu, un peu précipitamment sans doute : Anne Sinclair. Enfiler des pulls woolite sous 40 degrés à l’ombre des projecteurs et des yeux aussi bleus que la cuisson de mes steaks, susurrer des questions indiscrètes en battant des cils et accoucher par le siège des politicards sans péridurale, c’est rudement tentant. Mais à bien y réfléchir, assurer le 7 sur 7 pendant que ton homme se tape des 5 à 7, c’est comme le mohair, ça me donne de l’urticaire.

Alors quoi ? Avocate bien mûre attachée aux barreaux d’un li’tige? Ça interpelle, je dois avouer. Ou traductrice de notices de montage de meubles do it yourself? Avec mes nouvelles compétences linguistiques, on créera à coup sûr une ligne Déco by Picasso. Et pourquoi pas écrivaine en veine depuis qu’elle a une touche avec son clavier? Une femme azerty en vaut deux, vous prêchez une Qwerty!

Ah non ! J’ai trouvé : quand je serai grande, je serai Miss Gulliver ! Mon passeport, aussi vierge que le casier de Sarkozy, ou presque, difficile de lutter, réclame la fin de l’immunité parlementaire. Il s’en tamponne de mes excuses bidons : maintenant que me voilà quasi bilingue, le monde va me faire du gringue. Et l’éconduire serait inconvenant, un con venant le confirmerait. De plus, ne dit-on pas que les voyages forment la jeunesse : si une place en Boeing vaut un lifting, je préfère me tirer au bout du monde, que la peau des fesses !

“Alors, chérie, que veux-tu faire plus tard, après le petit dej’ ?

Heu… La question s’est aussitôt mise à jouer au billard américain…

 

Un homme à l’amer !

Etes-vous prêt ?

Apéro spritz entre copines… Etats dames partagés… Au bout du 3e verre, le monde est refait et bien fait. Y a plus qu’à ! Mouais…“Le pouvoir de l’intention, tu connais?” Euh…“Quoi? #toiquisaistout, tu n’connais pas? Tu vas voir, ça va changer ta vie !” Et ça me fait mal de l’avouer, mais elle a raison. Le pouvoir de l’intention, vous connaissez? Vous allez voir, ça va changer votre vie!

Vous avez toujours rêvé de faire un tour du monde et pourtant votre passeport est aussi vierge qu’effarouché… Vous aspirez à un job plus excitant, ou soyons dingues, à créer votre boîte, mais tout ça reste en carton… Vous fantasmez sur cette femme incroyable (quoi? moi? ah… pardon), sur cet homme parfait pour vous et… Rien. Tout vous semble inaccessible. «J’peux pas, j’ai des gosses», «mon boss est cardiaque!», «mon compte bancaire a pris un méchant coup de soleil»… Alors oui, toutes ces excuses ne sont pas forcément bidons. Oui, des enfants, c’est une complexité. Avoir des finances dans le rouge, c’en est une aussi. Pour autant, une complexité n’a jamais été une impossibilité. Dites-moi : est-ce qu’il existe au moins une personne sur terre qui, avec les mêmes circonstances, l’a fait? Ne cherchez pas : la réponse est toujours «oui». Etes-vous sûr à 1000% que vous ne pouvez pas y arriver? Forcément, non, il y a toujours au moins une infime partie de vous qui croit que c’est possible. Il va juste falloir la doper. Et si le bonheur était à votre portée. S’il suffisait de le décider… Ça se tente, non?! Moi c’est tout vu.

Car malgré les excuses, vraies ou fausses, c’est moi qui choisis l’histoire que je vais me raconter. On dit souvent : «je crois ce que je vois».Et si on se disait plutôt: «je vois ce que je crois?» Je vais vivre ce que je décide de croire. Vous êtes au courant: notre pensée agit sur la matière – des études l’ont prouvé sur la structure de l’eau qui cristallise de telle ou telle façon selon qu’on lui envoie une pensée positive ou négative -, comme sur notre corps. Merci l’effet placebo qui fait 30% de la guérison! Ma pensée va attirer ma réalité. C’est mon pouvoir. Et il est énorme. Faites gaffe!

Notre inconscient nous dirige dans 99% des cas. Or, il est programmé par toute notre éducation, les conditionnements et les croyances limitatives inscrites dès l’enfance par notre entourage. En fait, on est victime de nous-mêmes. Compliqué de se reformater? Mais est-ce facile d’avoir une vie déprimante? Quitte à avoir une vie pas facile, autant s’impliquer dans ses rêves, non? Et changer de vibration pour attirer d’autres choses. Il suffit de le demander (à Dieu, à l’univers, à son inconscient, au grand Schtroumpf…), d’y croire. Et de ne pas se focaliser sur ce qui ne va pas, sur ce qu’on ne veut plus, au risque de les faire persister, comme un pilote de rallye qui, s’il se concentre sur ce qu’il veut éviter, ira droit dedans, et qui reste juste focus sur la direction à prendre.

Ainsi, notre monde extérieur est le reflet de notre monde intérieur. Si je m’aime profondément, les gens vont commencer à m’aimer profondément. Si je me vois comme une opportunité, les gens vont me considérer ainsi. L’inverse est aussi facile à constater. Du coup, imaginez quelque chose qui vous met en joie, vous allez vibrer cette joie, et c’est cette vibration qui va jouer le rôle d’aimant. Le bonheur est un état d’esprit, il est en moi, en vous, ce n’est pas une acquisition. Une chose est sûre, si vous ne bougez pas, il ne se passera rien et vous n’aurez que des regrets.

Et on cherche tous la même chose, cet amour, cette plénitude, cette lumière, cette non-limite. Pour être heureux, il faut gagner en humilité, en intuition. Etre à l’écoute des signes. Il suffit de se poser et de voir qu’il n’y a rien d’autre que maintenant. Et est-ce que maintenant s’arrête quelque part? Non.

Nous ne sommes pas un monde avec 7 milliards d’individus. Nous sommes 7 milliards de mondes reliés entre eux. Nos pensées s’attirent, on rentre dans le monde des autres et inversement. Tout ce qui se passe dans mon monde, j’en suis l’auteur. Quelle bonne nouvelle! Rien n’est jamais écrit. L’avenir sera ce qu’on en fera. Vous êtes la réponse que vous cherchez. Lâchez vos certitudes! Vous ne savez pas ce qui est possible ou pas, alors décidez d’agir comme si tout était possible.

Un p’tit spritz?

 

+ d’infos : voir « La puissance de l’Intention » sur youtube

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