bon sang de bon sens

bon sang de bon sens

MON CALCIUM SANS MA TOMME

Lorsqu’on parle de calcium, qui ne pense pas immédiatement aux produits laitiers ? Que nenni ! Le calcium se trouve largement dans les légumes, les légumineuses ou les amandes, noix et noisettes, sans les inconvénients des produits laitiers ! Vous voulez savoir pourquoi ? Suivez le guide !

En premier lieu, le calcium contribue à la solidité de notre ossature et de nos dents. Voilà pourquoi il est si important pour la croissance, mais également pour prévenir l’ostéoporose. Pour jouer correctement son rôle de charpentier, il lui faut également l’aide précieuse de la vitamine D, mais vous êtes incollable sur le sujet depuis ma chronique du mois dernier ! Le calcium intervient également notamment dans la conduction nerveuse, la contraction musculaire, la fabrication de certaines hormones, et enfin la coagulation sanguine. Rien que ça… En principe les recommandations pour un adulte de plus de 25 ans sont de 950 mg/jour et 1200 mg/jour au-delà de 55 ans.

LES DOMMAGES DES LAITAGES

Certes, les produits laitiers contiennent beaucoup de calcium, mais ce qui importe c’est son assimilation. Seulement 30% du calcium présent dans les produits laitiers est assimilable par l’organisme. Donc pour 100mg de calcium de lait ingéré, seulement 30mg sont en réalité assimilés par le corps. A cause de la présence de lactose qui est le sucre du produit laitier, donc une toxine, le reste encrasse les reins, le foie, et vont favoriser la présence d’acide urique dans le sang, donc des pathologies articulaires. C’est le serpent qui se mord la queue ! De plus les personnes ayant une dysbiose intestinale n’en assimileront au mieux que 10% !

DU CALCIUM VÉGÉTAL SANS AMBAGES

Grâce à la présence de vitamines, d’autres minéraux et d’oligo-éléments comme le magnésium, le potassium, la vitamine K, les vitamines B, le fer, le zinc, ou encore le cuivre, le calcium végétal est assimilable entre 50 et 70%, soit 2 fois plus que le lait ! Cela signifie que même si les produits végétaux contiennent moins de calcium en numéraire, celui-ci a 2 fois plus de chance de parvenir à jouer son rôle dans notre organisme ! Cela vaut le coup, non ?

LES CHAMPIONS DU CALCIUM

Fruits : oranges, figues, abricots secs et prunes.
Légumes : oignons, cresson, brocolis, épinards, haricots verts, algues, chou vert frisé et chou kalé, rutabaga.
Légumineuses : haricots blancs et rouges, pois chiches, lentilles et soja. Oléagineux : amandes, noix du Brésil, noix de cajou, noix de Grenoble, noisettes.
Les graines de sésame, graines de chia, le tofu ou le lait de coco sont encore d’excellentes sources de calcium, sans passer par la case fromages !

A douche que veux-tu !

A douche que veux-tu !

Amour propre

Le cliché est connu et fait souvent les choux gras de la presse étrangère. Le Français n’est pas réputé pour sa propreté. Mais le confinement aurait empiré les choses, pour les hommes surtout. Mains plus propres certes, mais dessous moins reluisants. Pas hyper sexy !

Un retour à l’homme des cavernes confirmé par un sondage Ifop d’avril dernier. Les douches deviennent plus rares. Seuls 67% des hommes se laveraient intégralement chaque jour lors du confinement, contre 76% avant. Et 68% d’entre eux changent quotidiennement de sous-vêtements, contre 73% avant. 

Brousse lit

En fait, si ça bataille dur pour acheter les pâtes ou entasser les rouleaux de papier toilette, à l’inverse, ça ne se rue pas vraiment à perdre haleine devant le rayon dentifrice, dont les ventes auraient baissé de 26%. Même le déodorant a fait pshiiit, le recul est de 45%. Moral en berne, flemme, solitude, la période actuelle n’est certes pas vraiment propice à la séduction. Changer de calcif ? Inutile pour télé-travailler ou sortir à la boulangerie ! Brosser ses dents ? Superflu avec le masque ! Pelage indiscipliné ? Pas de coiffeur ! Alors, votre Jules se relâche. Il traite ses mails tout en scrollant Insta au lieu prendre une douche. Il prend l’apéro en pyjama. Et, pas très «Net», il «Flix» un épisode de «Vikings» en laissant divaguer ses valseuses dans un slip kangourou identique à celui de Thierry Lhermitte dans Les Bronzés. Bref, il a autant d’énergie pour prendre soin de sa personne que pour utiliser enfin pour la première fois ce rameur qui trône au milieu du salon depuis 6 mois. 

Calbute ou culbute ?

Pas très haut de glam’ le héros de la guerre du feu ! Votre sex-appeal dé-clean, n’espérez pas gagner au loto du Kama Sutra de cette manière. Pas de chance au lavage, pas de chance au tirage. Votre fumet n’étant pas en odeur de sainteté, point de gâterie dans ces conditions. Votre chérie ne sera pas prête à vous «pher-aumône» et risque au contraire de vous appliquer les règles de la distanciation sociale. Bref, sans Coco Chanel, pas de Coco charnel. Obligation de passer par la case «salle de bains» pour faire une partie de monop’au lit. Proposez-donc à Chouchou de vous y rejoindre. L’endroit idéal pour les préliminaires amoureux (et aussi pour s’isoler des enfants qui suivent leur cours de maths en visio dans la pièce d’à-côté). Bain à deux, gel douche aphrodisiaque, caresses, massages, Caveman devient Ryan Gosling. Vous avez toujours la flemme d’aller chercher un slip propre dans votre penderie ? Alors songez que 25 % des femmes mettent fin à une relation amoureuse pour cause d’hygiène douteuse du partenaire. Parmi les trucs rédhibitoires, les odeurs corporelles désagréables, la mauvaise haleine et l’hygiène intime insuffisante. Bien sûr, vous avez la solution de faire comme 1% des hommes, ne jamais porter de sous-vêtements. C’est peut-être une solution culottée. Mais faites quand même gaffe à la fermeture éclair. 

Florent Pedrini : vues d’en haut

Florent Pedrini : vues d’en haut

A fl’haut

C’est en montagne qu’il a trouvé sa voie et sa nature profonde. Nourri par l’énergie des hautes cimes, le photographe Florent Pedrini partage, en images, la magie des massifs et de l’humain.

Image : sur les Aiguilles d’Entrêves, depuis Courmayeur

L’Essonne, ce n’est pas la porte à côté. Cela n’empêche pas Florent, qui y réside durant 27 ans, de venir à la montagne toutes les années. Depuis l’enfance, il conserve ainsi l’amour absolu des montagnes et de la photographie. Après avoir emprunté le droit chemin d’une vie bien cadrée, il s’est engagé peu à peu sur un sentier plus escarpé : faire profession de ses deux passions.
Après un détour par une formation à l’environnement, l’adolescent s’oriente vers le plus pragmatique domaine commercial. 5 ans d’études en France, en Angleterre et au Canada, où l’attend aussi une belle expérience de musher. “Je suis curieux de la vie, du monde, des autres, et j’aime voyager et apprendre. Je ne me posais pas trop de questions, c’était assez fluide.
A 25 ans, Florent démarre une carrière de cadre chez un géant du BTP en région parisienne. Mais la montagne lui fait de l’œil. Le jeune homme négocie et prend en 2007 un poste de responsable d’agence à Albertville.

TEMPS DE POSE

S’ensuivent 3 ans où le perfectionniste touche à ses limites, il frôle le burn-out et finit par jeter l’éponge. Devenu ingénieur commercial, Florent retrouve de l’équilibre et du temps. En 2010, il s’inscrit au Club Alpin à Annecy, ville où il est désormais basé.
Les diverses activités montagnardes qu’il découvre et ses rencontres avec des compagnons de cordée l’accrochent à tout jamais. “Quand tout est simple, qu’on est dans un environnement où on se sent bien, on ne se pose pas de question. On a juste envie d’en profiter. Et quand c’est naturel comme ça, ça matche avec les personnes que l’on rencontre. On fait ensemble une randonnée, une grande voie, un sommet, et c’est magique. La seule envie qu’on ait après, c’est d’y retourner. C’est comme une addiction, mais c’est plus que de la dopamine. Il y a aussi l’effort que l’on fait qui est «grâcié» quand on arrive au sommet, l’adrénaline du danger, ce dépassement de soi, cette énergie qui nous porte et qui est là, partout, dans la roche, la nature, le soleil et le partage avec l’autre.

L’équilibriste dans l’ombre, sur le fil de l’arête Forbes

CLICS ET DÉCLICS

A chaque sortie, Florent amène son appareil et saisit ses instants. En septembre 2014, il photographie «L’équilibriste dans l’ombre», une image plusieurs fois primée qui est devenue l’emblème de son travail iconographique. “C’était dans le massif du Mont-Blanc. J’étais avec mon compagnon de cordée, mon frère de cœur. On avait dormi dans un refuge. Vers 3 heures du matin, le soleil se lève sur le Cervin au loin, et je fais cette photo qui me touche. C’est un des déclics, parmi d’autres, qui se sont succédés et m’ont entraîné à devenir photographe de montagne. Il y a eu aussi l’ascension de l’arête Berhault menant en Italie. Je me suis arrêté pour dormir dans un tonneau, à 3000 mètres d’altitude. J’étais tout seul, face au Mont Viso. A cet instant précis, j’ai eu la certitude que c’était dans ce milieu que j’avais envie de vivre.

GRAND ANGLE DE VIE

Florent suit son instinct et décide de se lancer. Il enchaîne les formations, les contacts avec des pros, et démarre en tant qu’indépendant en 2016. Il touche à tout, cherche la belle image, capte l’humain, et travaille la lumière. Des aurores boréales de Norvège, aux paysages de «début du monde» de l’Islande, en passant par un voyage initiatique en Indonésie, la quarantaine pointant, l’homme confirme par ailleurs son besoin viscéral de cimes, de froid et de nature. Depuis 2019, la commercialisation de ses photographies alpines sous le label Vertical Flow s’accroît. Et plusieurs projets se développent, notamment en collaboration avec des magazines et des athlètes de la montagne.

Montée au refuge de quintino sella 3584m, Italie

OBJECTIF LUMINEUX

Un aboutissement, mais pas une fin en soi. “Je pense que chacun de nous est sur terre pour trouver sa raison d’être. On devrait savoir s’écouter un peu plus, et sortir de notre zone de confort, même si ce n’est pas facile. Ce serait même un gâchis de ne pas suivre ce pour quoi on est fait, parce qu’on ne le fait pas seulement pour soi, mais aussi pour rayonner autour de nous. Aujourd’hui, mon thème, c’est que l’humain trouve sa place dans la nature que je photographie. Je comprends, par tout ce qui m’arrive, que le chemin qui s’ouvre est le bon, que c’est ma voie de devoir rapporter des images de ce que je peux vivre en montagne, pour pouvoir les donner à ceux qui y trouveront un écho…”. Un écho de là-haut.

+ d’infos : http://verticalflow.net

Photos : Florent Pedrini/Vertical Flow

j’ai testé: la chakradance

j’ai testé: la chakradance

BOUGE TES CHAKRAS

Ah décembre ! Ses couleurs vibrantes et sa magie enchanteresse, mais surtout ses jours rabougris, ses dimanches de pluie et ses déficits d’énergie. Qu’à cela ne tienne, j’ai convoqué le solaire et décidé dare-dare de me revigorer les chak-Râ… en dansant! 

Entrer en méditation, aligner son esprit et son corps, se connecter avec soi et ses désirs et parvenir à une certaine forme de plénitude… OK, j’ai dû me tromper d’atelier. C’est un gros malentendu, j’ai pas coché tantrisme dans la résa ! C’est bien ici la découverte de la chakradance ? Ouf, petit moment de solitude… J’ai failli vaciller à défaut d’onduler. 

A la ferveur du mouvement

Très vite, Fanny et Laëtitia me donnent matière, présences altières et sourires en bandoulière, à me rassurer : la chakradance, c’est la parfaite synthèse du son, du mouvement et de la sensation, branchée en direct sur chacun des sept chakras qui composent notre enveloppe énergétique. Ah, quand même… Mais le mantra est clair : ni objectif ni résultat. Pour la stressée de la performance que je suis, là, ça me parle. Bien décidée à lâcher définitivement prise, sans mettre les doigts dedans –la prise– mon initiatrice-facilitatrice du jour, Fanny-Kaa m’a complètement envoût-aie-confiiiiiance…  Il paraîtrait même que ne pas savoir danser pourrait être un plus. Dommage… Bomba-latina du dancefloor, va falloir se la jouer sobre pour une fois. 
Pas grave, je vais serpenter de tout mon long, glissant çà et là au rythme des ondulations hypnotiques d’une musique sinueuse, en véritable Jim Morrison de la danse tendance chamanique. Redescends un peu ! Quoi ? On n’a pas encore commencé ? Oups, j’étais partie. 

Le moi, Surmoi ? Où Ça ? 

Et j’ai bien fait de prendre un peu d’avance, parce que l’allée empruntée pour traverser chacun des centres énergétiques en question est du genre très éthérée, tendance voie lactée. Surtout ne pas lésiner sur la prépa respiration-décontraction, il m’a bien fallu tout le combo pour pénétrer cet antre-soi, là où le Ça (non, pas le clown psychopathe, celui de Freud), notre part la plus inconsciente en somme, prend le dessus sur le mental galopant qui nous pompe bien souvent toutes nos ressources. Chakradancer, c’est convoquer toutes les sources d’énergie, plus ou moins équilibrées il va sans dire, qui composent notre corporel et laisser la musique mener la danse de nos mouvements. De la racine à la couronne, j’ai embarqué -les yeux fermés- pour un voyage d’un autre type à la rencontre de mes cercles de vibration énergétique. Et de me rendre compte, assez instinctivement, de ceux qui ont le vibrato ramollo, voire les ondes complètement hors réseau. Perso, déficience remarquée du côté de la racine et du sacré. Par contre, plus on grimpe dans la chakra sphère et plus je me sens gorgée à bloc, surtout au niveau du 3e œil, perçant le bougre ! La couronne ne s’en sort pas trop mal non plus, il se pourrait même qu’elle soit sertie d’étoiles… Bien sûr, là comme ça, vous vous dites que la tisane devait être sacrément chargée, pfff ! Jaloux ! Vous devriez ouvrir votre chakra «cœur», conseil de chakira-dancer.   

 + d’infos : Fanny Monchaux / soyogajoy@gmail.com

Astrid et Edgar Cheylus

Astrid et Edgar Cheylus

Gènes et Tricks

Un champion de France Junior de ski freeride dans une famille, c’est beau. Mais deux! C’est presque comme gagner deux fois au loto, ça n’arrive jamais… Sauf chez les Cheylus. Astrid et Edgar, Annéciens de 17 et 19 ans, alignent les titres comme d’autres enchaînent les vannes.

En fait, trois lignes d’intro, c’est beaucoup trop court pour leur palmarès. Edgar n’est pas seulement Champion de France Junior, il l’est trois fois, et Astrid deux. Elle est aussi Championne d’Europe 2020, et lui 2019. Ça vous donne une idée du niveau. Mais à quoi donc tournent ces héritiers de Candide Thovex ou Aurélien Ducroz ? Comme beaucoup de jeunes du coin, Edgar s’est vu pousser des spatules aux pieds dès qu’il a su tenir dessus. On pourrait dire de sa sœur Astrid qu’elle a suivi ses traces. Mais pas tout à fait. Car c’est bien là tout l’enjeu de leur sport de prédilection : faire sa propre trace, sa ligne, sa trajectoire. Et c’est leur père qui les y a initiés. Parce qu’après les cours de ski alpin, sur les pentes des Portes du Soleil ou des Aravis, les deux petits Cheylus ne rentraient pas goûter tranquillement, ils retrouvaient Cheylus Senior de l’autre côté des panneaux, hors des pistes balisées, là où tout n’est que poudre, calme et légèreté. Et on connaît les effets de la peuf : une fois qu’on y a goûté…
A peu près à la même époque, l’ancien champion Sébastien Michaud, dit «Monsieur Backflip» pour son expertise en saut arrière sur barres rocheuses, fait prendre un nouveau virage à sa carrière et décide de former des jeunes skieurs. Le collège-lycée de Thônes monte, en parallèle, une section sports-études freeride. Alignement des étoiles ou des flocons, la fratrie Cheylus a alors toutes les cartes en main pour basculer définitivement du côté libre de la glisse.

Edgar

LIGNE BLANCHE

Mais le freeride, c’est quoi ? Car oui, on peut être né sur les skis aussi, mais avoir quelques décennies de plus que ces prodiges bien fartés et être un peu paumé face à toutes les nouvelles pratiques. Donc, explication : quand le ski freestyle consiste principalement à faire des figures -des tricks- à l’aide de modules ou de structures, type bosses, half-pipe ou tremplin, le freeride, lui, sort du cadre, vise le hors-piste et les étendues vierges, slalome entre les branches ou décolle au-dessus des rochers. Objectifs? Vitesse, audace, engagement… et tricks aussi, accessoirement.
Mais le côté «free» n’exclut pas une grosse préparation, physique et mentale, pour ces athlètes de haut niveau. Plutôt réfléchis, posés, que têtes brûlées. “J’ai un rituel d’échauffement au départ”, explique Edgar, “et je me répète la ligne dans la tête, tant que je ne la répète pas sans accroc, je ne pars pas.” Car en compétition, on oublie la traditionnelle reconnaissance du terrain. “On choisit notre ligne d’en bas, à la jumelle”, précise Astrid, “toujours avec plusieurs options. Parce qu’une fois en haut, c’est un peu à l’aveugle, on a des points de repère avec des arbustes, des sapins mais parfois, on arrive sur des sauts plus petits que prévus, ou plus gros… Moi, je demande toujours l’avis d’Edgar. Il est décisif.

Astrid

TRACES PARALLÈLES

L’ADN et les heures passées ensemble à «rider» ont en effet forgé une solide complicité entre les deux skieurs. “Je sais que quand je pars, où qu’il soit, il me voit”, confie la cadette, “dans tous les cas, on ne se loupe pas. On se soutient moralement. Lui est beaucoup plus discret… Sa faiblesse, c’est qu’il ne se fait pas suffisamment confiance, mais sa force, c’est qu’il arrive à ne pas se laisser influencer par les autres, à rester dans son monde. Il a aussi une technique assez incroyable en ski, j’essaie de le suivre…” “Astrid, elle, elle est forte dans les deux domaines, air et technique. Par contre, parfois, elle préfère faire son expérience pour comprendre que ce n’est peut-être pas le bon choix. Au lieu d’écouter le coach, elle n’en fait qu’à sa tête !”, sourit l’aîné des Cheylus.

PIEDS AUX PLANCHES ET…

Sur les réseaux, sourires ultra-brite -un Papa dentiste, ça aide ?-, cheveux salés et bronzage ambré, Astrid et Edgar sont jeunes et beaux… Bref, ils font rêver. Mais pour dégager autant d’énergie, revenons-en à notre question initiale : à part la poudre, à quoi tournent-ils donc ? A tout ce qui glisse. La moindre planche, sauf peut-être une latte de parquet, trouve, sous leurs pieds, un intérêt : skate, kite, surf, hydrofoil… Et ils préfèrent, de loin, la session sportive du matin à la sortie festive du soir. Astrid, elle, est également passionnée d’équitation et monte sa jument tous les jours : “quand ce n’est pas le ski, c’est ça qui me vide la tête”. Aux yeux de son frère, ce sont surtout les potes qui comptent, mais il donne aussi dans le dessin, la photo et la vidéo.
Pour la saison 2020-21, Edgar, blessé, se concentre sur la reconstruction de ses ligaments croisés, en gardant au chaud les points accumulés jusqu’à présent, qui lui permettront, l’hiver suivant, de jouer dans la cour des grands. Quant à Astrid, il lui reste une année à concourir en Junior, histoire de conquérir LE titre qui lui échappe encore : championne du monde… Trajectoires à suivre…

© M. Knoll / © K. Listl / © Loris Poussin

santé: alzheimer en quelques signes

santé: alzheimer en quelques signes

QUAND LA MEMOIRE SE FAIT LA MALLE

C’est en 1906 qu’Aloïs Alzheimer découvre la maladie qui porte désormais son nom. Elle est toujours incurable aujourd’hui. Mais une découverte rendue officielle le 21 septembre dernier, permettrait peut-être de la détecter de façon précoce… dans les yeux.

Cette pathologie neuro-dégénérative est caractérisée par une détérioration progressive des neurones entraînant un dysfonctionnement du système nerveux et la perte graduelle des capacités cognitives et (ou)motrices. On sait depuis 2007 la diagnostiquer avec certitude. Elle est due, entre autres, à 2 protéines toxiques qui vont s’accumuler et provoquer la mort des neurones dans le cerveau, au niveau de l’hippocampe qui joue un rôle central dans l’apprentissage et la mémorisation.
La maladie est en augmentation constante dans le monde entier. 1,2 million de personnes sont aujourd’hui touchées dans l’hexagone. Environ 35000 ont moins de 65 ans. Il existe des médicaments palliatifs, mais ils ne guérissent pas les lésions cérébrales endommagées. Ils ne font qu’en retarder, et en atténuer les effets, à condition d’être prescrits tôt.

DES INDICES DANS LES YEUX

Selon «Alzheimer Research and Therapy», il serait peut-être possible, avant que la maladie ne se soit déclarée, de la diagnostiquer dans les yeux, plus précisément dans l’humeur vitrée, c’est-à-dire dans le liquide oculaire. Les biomarqueurs sont déjà détectables dans le sang, dans le liquide céphalorachidien et désormais dans les yeux. Ainsi, en stoppant le développement des lésions débutantes, des traitements pourraient permettre de limiter, voire de différer l’apparition des symptômes.

PREMIERS SIGNES

La maladie se manifeste au début par des troubles de la mémoire… Mais il faut distinguer les oublis bénins de ceux anormaux. Ils ne sont pas les seuls signes: confusion spatio-temporelle, changements dans les habitudes, aphasie, apraxie (troubles des gestes), agnosie (troubles de la reconnaissance), modification du comportement, de l’humeur… Autant d’indices qui peuvent alerter l’entourage. Accompagner une personne présentant une maladie cognitive évolutive est une mission complexe. Préserver les habitudes de la personne malade, préférer des objets faciles d’utilisation, un téléphone simplifié, ranger les choses utiles à porter de main, éviter les stimulis inutiles (bruits, jeux de couleur)… Il ne s’agit pas de faire les choses à leur place, mais de les aider à les réaliser par elle-même, valoriser leurs actions… Aider le patient à vivre dans un environnement tolérant et sécurisant, où il aura ses repères… Apaiser ses angoisses, ses obsessions. Prévoir du temps et faire preuve de patience, sachant que la frustration et le découragement guettent aussi bien la personne malade que sa famille.

+ d’infos : francealzheimer.org et dans les antennes de France Alzheimer à Chambéry, Annecy, Annemasse, Thonon et Scionzier

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